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par Edouard Broussalian
Staff
#60
Helleborus

Voici un très beau travail de synthèse de notre ami Edouard Troesch. Je discuterai en cours de cette plante remarquable, d'usage important dans bien des troubles psychiques survenant à la suite de chocs émotionnels. EB

Introduction
C’est une plante de la famille des Renonculacées. L’Ellébore noir, appelée Rose de Noël (Snow-Rose), croît à l´état sauvage, dans les lieux rudes et montagneux d´une partie de l´Europe, dans les Alpes, les Pyrénées les monts d´Auvergne ; on la cultive aussi dans les jardins sous le nom de rose de Noël à cause de la forme de sa fleur et de l´époque de l´année ou elle fleurit.

L´ellébore noir se rapproche beaucoup de l´Ellébore oriental des Anciens dont l´action était si renommée dans les troubles mentaux.

La racine de la plante, noire en dehors (d’où son appellation), blanc à l´intérieur, à une saveur astringente, douceâtre, amère, nauséeuse, et une odeur désagréable. C’est dans la racine que l’on trouve deux principes actifs, l’helléborine qui paralyse le système nerveux (stupéfaction proche de celle d’Opium) et l’helléboréine qui a une action cardiaque (proche de celle de la digitale) et un acide qu’on suppose être l’acide aconitique.

On prépare par macération dans l´alcool à 90° de cette racine fraîche, une teinture mère à partir de laquelle nous obtenons par dilutions hahnemanniennes successives, les différentes dynamisations du remède.


Les Renonculacées
Le type de cette famille est représenté par les Renoncules, dont une espèce très commune, la Renoncule âcre (Ranunculus acris), est vulgairement appelée « bouton d'or » à cause de la couleur de ses fleurs. C'est la structure de ces dernières qui fournit les caractères distinctifs de la famille.

Définition : Plante dicotylédone à pétales séparés, aux carpelles indépendants fixés sur un réceptacle bombé.

Dicotylédone : plante à fleurs (angiosperme) herbacée ou arborescente, à feuilles aux nervures généralement ramifiées, et dont la graine contient une plantule, le plus souvent à deux cotylédons.

Les remèdes couramment utilisés dans cette famille en Homéopathie :

Aconitum napellus

Cimicifuga racemosa

Clematis erecta

Helleborus niger

Hydrastis canadensis

Pulsatilla nigricans

Ranunculus bulbosus

Ranunculus sceleratus

Staphysagria


Helleborus selon Rajan Sankaran
Le principal symptôme d’Helleborus niger est une sorte d’anesthésie ou d’engourdissement. Cet engourdissement est très marqué et exactement l’opposé de l’hypersensibilité ; comme les autres Renonculacées, elle est maladivement susceptible. Les patients Helleborus nigrus peuvent être blessés soudainement, de façon intense et, pour se défendre, se mettent en état de choc, devenant ainsi complètement engourdis.

Knerr donne le symptôme suivant où Helleborus niger est le seul remède :

- Colère, irascibilité, facilement en, consolation agg., ne veut pas être perturbé.

Il a aussi la rubrique :

- Désir de rentrer chez lui.

Ces deux rubriques nous font penser à Bryonia alba (Violacées), un remède du miasme Typhoïde. Cet engourdissement et ce désir de ne pas être troublé ne résulte pas de la peur (Papavéracées), ni d’un traumatisme (Composées), mais de la colère. La sensibilité nerveuse de la famille se traduit par de la colère (contrariété) au niveau mental, et la réaction d’Helleborus niger est de ne pas vouloir être dérangé (miasme Typhoïde).

Lorsque la sensation de la famille des Renonculacées est associée au miasme Typhoïde, la sensation d’Helleborus niger pourrait être : Doit renfermer ou "émousser" son irritabilité sinon il va mourir.

D’après Phatak : "les sensations s’émoussent et les réponses sont lentes."


Principaux Tableaux Cliniques


Ce que l’on retient en première lecture de la pathogénésie d’Helléborus, c’est la forme grave :
Le malade git inerte dans son lit, couché sur le dos, les jambes repliés. Il est inconscient, il peut même délirer, c’est un délire plutôt passif, bien différent du délire maniaque de Belladonna et de Stramonium par exemple.

Il a tendance à glisser au fond de son lit :

Lit, glisse dans le (faiblesse paralytique) (Voir Faiblesse-Paralysante-Glisse) : apis., ars., arum-t., bapt., carb-v., hell., lach., mosch., mur-ac., nit-ac., nux-m., ph-ac., phos., rhus-t., zinc.16

Sa tête roule d’un côté sur l’autre :

TE : MOUVEMENTS de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / roule la tête : Agar., Apis., Arn., ars., Bell., bry., caust., cic., Cina., Clem., Colch., Cor-r., Crot-t., Cupr., Dig., Hell., Hyos., Kali-br., Kali-i., Lyc., Med., Merc., Naja., nux-m., Oena., Op., Ph-ac., Phos., Podo., Pyrog., sec., Sil., Spong., stram., Sulph., tarent., TUB., Verat., Verat-v., Zinc.

TE : MOUVEMENTS de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / roule la tête, jour et nuit, avec gémissements : hell., lyc.

« C´est toute une image ! il dit "NON".

Il dit non à l´existence, il dit non à tout, il NIE la réalité, la vie en générale. Il S´ISOLE et REGRESSE. Il n´est plus capable de se réaliser, d´atteindre les buts de l´existence qu´atteint tout un chacun, mais il en SOUFFRE. » M. Brunson

Ou sa tête s’enfonce dans l’oreiller :

ENFONCE la tête dans l'oreiller : apis., arn., arum-t.8, bell., bry., camph., crot-t., dig., hell., helo.12, hyper., lach.3, med., psor.11, sang.3, stram., sulph., tarent., tub., verat.3, verat-v.34, zinc.3

Ou il se tape la tête avec la main.

Son regard est fixe, les yeux grand ouverts ou mi-clos :

Y : FIXITÉ du regard / stupeur, pendant un accès de : ars., hell.

Il peut avoir des mouvements des yeux, à type de roulement, voire des mouvements convulsifs pendant le sommeil, les yeux peuvent être tournés vers le haut.

Y : TOURNÉS / haut, vers le / fièvre, pendant : hell.

On peut avoir des anomalies pupillaires : Mydriase ou alternance de mydriase et de myosis.

Sur le bord des narines, on peut même voir des fuliginosités noirâtres :

N : COLORATION / NOIRE, dépôts et fuliginosités noirâtres : ant-t., chlor., colch., crot-h.3, hell., hyos., lyc., merc., zinc.

La face est pâle et creusée, le front est plissé, couvert de sueurs froides.

Les lèvres sont craquelées, fissurées, il se les épluche sans cesse :

VIG : ÉPLUCHE / Lèvres, les : apis., arn.3b, ars.3, arum-t., bry., cina., cob., con., hell., lach.3b, nit-ac., nux-v., ph-ac., plb.88, rheum., stram.3b, zinc.

Il a une fétidité horrible de la bouche. (2°).

La langue peut faire saillie :

B : TIRÉE, Langue : absin., acet-ac., acon., apis., bell., cina., cocc., crot-h., ferr-m., hell., hydr-ac., hyos., lach., lyc., merc-c., nux-v., oena., op., phyt., plb., sec., stram., stry., sumb., syph., tab., vip.

B : MOUVEMENT / Langue / côté à l'autre, d'un : hell., lach., lyc.

La salive coule de la bouche, les commissures des lèvres s´ulcèrent.

Il peut avoir également des mouvements automatiques :
  • Soit de la tête
  • Soit du maxillaire inférieur :
MASTICATION, mouvements de (Voir Dents-Grincer) : acon., asaf., aster.7, bell., bry., calc., caust.7, cham., cic., cina., fl-ac., gels., hell., ign., lach., merc., mosch., nat-m., phos., plb., ruta.7, sec.7, sep., sol-n., stram., verat.

VISAGE - MASTICATION; mouvement de - cérébrales; dans les affections : bry.ptk1 hell.mrr1

VISAGE - MOUVEMENTS des muscles faciaux - constant; mouvement - Lèvres; des - délire; pendant le

hell.k2 stram.sne

Chute de la mâchoire intérieure.
  • soit des mains: mouvements carphologiques:
PSY : GESTES, fait des / draps, tripote les : Acon., Ant-c., Arn., ars., Atro., bell., Cham., Chin., Cina., cocc., Colch., Con., Dulc., Hell., Hep., hyos., Iod., Kali-br., Lyc., Mur-ac., Nat-m., Op., Ph-ac., Phos., Psor., Rhus-t., Sol-n., stram., Sulph., Verat-v., Zinc., Zinc-m.

ou il se met les doigts dans le nez :

N : CURER / le nez / affections cérébrales, dans les : cina., con., hell., SULPH.

Ou il s’épluche les lèvres :

Vig, épluche, Lèvres, les : apis., arn.3b, ars.3, arum-t., bry., cina., cob., con., hell., lach.3b, nit-ac., nux-v., ph-ac., plb.88, rheum., stram.3b, zinc.
  • Il peut y avoir des mouvements convulsifs voire de l’épilepsie. Dans certains cas, hémiconvulsions, avec paralysie du côté opposé.
MB : MOUVEMENTS / involontaires / un bras et d'une jambe, d' : Apoc., Cocc., hell.

MB : MOUVEMENTS / Mbres sup / automatiques / d'un seul membre : Alum., Apis., Bell., hell.

Il peut crier ou gémir :

PSY : CRIER, hurler / méningite, dans la (cri encéphalique) : apis., arn., ars., bell., carb-ac., cic., cupr., Dig., dulc., glon., hell., hyos., Kali-i., lyc., Merc-c., phos., Rhus-t., sol-n., stram., sulph., zinc.

Donc, un tableau extrêmement effrayant, présageant une évolution défavorable très rapide. Il s’agit en fait d’un tableau très tardif du remède. Il va de soi qu’en pratique quotidienne, il y a peu d’occasions sinon pour des urgentistes homéopathes de prescrire ce remède selon cette description.

Indications du remède à ce stade :

« HELLEBORUS est utile dans les affections du cerveau, de la moelle épinière, du système nerveux dans son ensemble et de l´esprit, mais spécialement dans les maladies inflammatoires aiguës du cerveau, de la moelle épinière et de leurs séreuses, ainsi que dans les troubles voisins de la démence. » Kent

« HELLEBORUS est utile dans cette forme adynamique de la typhoïde qu´on appelait "typhoïde apathique". » Kent

« … Selon ma compréhension du remède, il serait très utile dans les cas cancéreux ou non de tumeurs du lobe frontal. » George Vithoulkas

Evolution :

Kent insiste fortement dans son exposé sur Helleborus dans sa Matière Médicale sur ce sujet. « Le remède agit lentement dans ces cas d´affections du cerveau et de la moelle épinière qui sont lentes, rebelles et donnent au malade un aspect stupide.

Quelquefois il n´y a aucun changement apparent jusqu´au lendemain du jour où le remède a été administré, ou même jusqu´à la nuit suivante : alors surviennent des sueurs, de la diarrhée ou des vomissements - une réaction enfin.

Il ne faut pas les entraver, il ne faut donner aucun remède : ce sont des signes de réaction. Si l´enfant a suffisamment de vitalité pour guérir, il guérira maintenant. Si on arrête les vomissements avec un remède quelconque, on antidotera HELLEBORUS. Laissez tranquilles les vomissements, la diarrhée ou les sueurs, et ils disparaîtront dans la journée. L´enfant se réchauffera et en quelques jours reprendra conscience...et puis, qu´est-ce qui se passera ensuite?

Imaginez seulement ces doigts, ces mains et ces membres engourdis, cette peau engourdie partout. Quel est, à votre avis, le symptôme le plus susceptible d´exprimer l´éveil de cet enfant stupide? Vous devez le connaître. .. C´est une observation clinique que vous pourrez contrôler si vous voyez des cas d´HELLEBORUS et des cas de ZINCUM… Eh bien! Les doigts de cet enfant commenceront à picoter. Tandis qu´il retrouvera son état nerveux normal, ses doigts commenceront à picoter, son nez et ses oreilles picoteront, et il commencera à crier, à se tourner sur le ventre et sur le dos et à se rouler dans son lit. Les voisins arriveront et diront : "A votre place je congédierais ce médecin, s´il ne donne quelque chose pour calmer cet enfant"; mais, si vous donnez effectivement quelque chose pour le calmer, vous pouvez être sûrs que le bébé sera mort dans les vingt-quatre heures. Cet enfant est en train de guérir, laissez-le tranquille. »

Cas de fièvre typhoïde

Un jeune garçon âgé de 12 ou 14 ans. Après deux semaines d’une très forte fièvre, la maladie semblait s’être focalisée au niveau cérébral. La diarrhée s’était arrêtée, il n’urinait plus, et il semblait complètement inconscient ; les yeux restaient grand ouverts et totalement immobiles ; la projection d’une forte lumière sur ses yeux en mydriase n’entraînait aucune réaction pupillaire. Il semblait complètement idiot, et les pulsations cardiaques étaient faibles et très lentes, 'seul le cerveau semble être la partie du corps encore active'.

Sous l’action d’Helleborus Niger 1000th (B. et T.) la diurèse a reprise puis est devenue très abondante, il a recommencé à bouger de temps à autre et très lentement il a recouvré sa conscience. Le premier signe qu’il a donné montrant qu’il commençait à bien comprendre ce qui se passait autour de lui fut celui-ci : c’était un garçon qui depuis toujours avait été collectionneur de monnaie et plus particulièrement de pièces de monnaie en argent. En l’examinant un soir à l’aide d’une lampe pour tester son attention, le père m’a dit, "Essayer avec une pièce de monnaie".

Je lui ai alors présenté un dollar en argent de façon telle que la lumière de la lampe en projette le reflet sur ses yeux, et pendant un seconde, il a fixé son regard sur la pièce et s’est mit à rire tout haut - "Ha! ha! Nous en avons aussi", mais ce n’est que plusieurs jours plus tard qu’il a pu voir parfaitement et demander ce qu’il souhaitait. L’amélioration s’est faite de façon progressive jusqu’au retour à la normalité avec Helleborus. Ce cas illustre bien la sphère d’action de ce remède, que ce soit lors d’une méningite aigue ou d’une fièvre typhoïde, lorsque l’action se focalise à la tête, et avec ces symptômes.

Nash E. B

(B et T= Boericke et Tafel : Encouragés par Hering à préparer des remèdes homéopathiques, en 1853, Francis E. Boericke et Adolph J. Tafel ont fondé la compagnie du même nom aux U.S.A. En moins de 10 ans, ils ont ouvert des pharmacies en Pennsylvanie, New York, New Orleans, San Francisco, Pittsburg, Washington, Minneapolis, Chicago et Cincinnati. Ils ont fourni en remèdes quelques uns des plus célèbres homéopathes de leur époque, Hering et Kent inclus.)


Mais il y a heureusement un tableau plus précoce
où le sujet est conscient, mais avec un ralentissement intellectuel (sluggishness), il semble abruti. Hahnemann, le premier, a décrit cet état en écrivant dans son Traité de Matière Médicale :

« Je conclus de différentes observations qu’il faut regarder comme le premier des principaux effets de l’Hellébore noire, la stupeur, l’émoussement du sensorium commune, l’état dans lequel, avec bonne vue, on ne voit qu’incomplètement et qu’on ne fait attention à rien ; où, avec une ouïe saine, on n’entend point clairement ; où, avec des organes gustatifs bien constitués, on ne trouve de goût à rien ; où l’on est toujours ou souvent sans penser ; où l’on se souvient peu ou pas du passé, même de ce qui vient d’arriver ; où rien ne réjouit ; où l’on ne fait que sommeiller légèrement ; où l’on ne peut goûter un sommeil véritable et rafraîchissant ; enfin où l’on veut travailler sans avoir l’attention ou les forces nécessaires pour le faire. »

« C´est une sorte d´état paralytique, que le terme de "stupéfaction" exprime bien.

Ne peut pas former des idées; ne peut pas fixer son attention; ne peut pas concentrer son esprit.

Le malade paraît à demi idiot. » Kent

Donc émoussement de tous les sens,

Il y a comme le dit Vithoulkas, une rupture de la communication, « Helleborus bloque la communication au sens le plus général du terme. Il semble abasourdir cette portion du cerveau qui reçoit, traite et interprète les données sensorielles du monde extérieur. Il y a une lenteur rampante dans ce processus. Le patient Helleborus se demande : "Qu’ai-je entendu? Que se passe-t-il?". C’est après un temps de réflexion qu’est intégrée une compréhension de ce qui s’est passé...

La description ci-dessus qu’Hahnemann nous donne, n’est pas tout ce qui constitue le portrait d’Helleborus, mais il nous offre des indices de ce que nous devrons trouver en fait dans de tels cas. Il faut voir la difficulté de communication, la difficulté à percevoir et à répondre. La conscience de sa situation, la communication avec son entourage est extrêmement lente et très détériorée. »

Lors de la consultation d’un tel patient, ce qui va rapidement étonner, c’est le temps de réponse du patient à nos questions. Il réfléchit longtemps avant de donner une réponse. Les réponses peuvent être aussi confuses.

RÉPONDRE (Voir Élocution) :

lentement (Voir Lenteur-Parlant) : agar-ph., anac., ars., carb-h., carb-v., cocc., con., cupr., gels.3b+7, hell.7', kali-br., merc., nux-m., op., ox-ac., ph-ac., phos., plb., rhod.3b+7, rhus-t., sep., sul-ac., sulph., thuj., zinc.

réfléchit longtemps avant de : alum.-15, anac., cocc., cupr., grat., hell., merc.1b, nux-m., ph-ac., phos.7', zinc.1b

confusément, comme s'il pensait à qq. ch. d'autre : bar-m., hell., mosch.

On peut voir les efforts qu’il fait pour réunir ses idées et donner une réponse adaptée. Il a tendance à plisser son front sous l’effort.

VIG : RIDÉ, plissé / Front : Acet-ac., Agar.3, Alum., Am-c.3, Brom., Bry.3, Calc-p.3, Caust., Cham., Cycl., Graph., Grat., hell., Lachn.12, lyc.5, Mang., merc.88', nat-m., Nux-v.88, Ox-ac., Phos.88', Rheum., Rhus-t., Sep., stram., Sulph.3, Syph.3b, Verat.-11, Viol-o.3, zinc.

Il y a aussi un problème dans la transmission de l’influx nerveux du cerveau vers les membres, les muscles ne réagissent pas bien, le patient doit faire un effort de concentration pour faire un mouvement, si on le distrait, il peut laisser tomber un objet qu’il tenait dans la main, par exemple.

Indifférence

Une caractéristique importante est une indifférence générale, indifférence à son environnement, à la douleur, il ne se plaint jamais ou peu, il ne s’intéresse à rien, ne prend aucun plaisir.

PSY : INDIFFÉRENCE, aboulie, apathie, etc :

aime, à ceux qu'il (voir Proches) : acon., ars., fl-ac., hell., merc., nat-p., phos., plat., sep., syph.7

proches, à ses (voir Aime) : fl-ac., hell., hep., nat-c., phos., plat., sep., syph.7

souffrance, à la (Voir Généralités-Analgésie) : hell., op., Stram.

désir ni volonté, n'a ni : hell.

Idées fixes :

« La malade imagine que par ses péchés elle a laissé passer le jour de la grâce. Comme le malade AURUM elle croit qu´elle agit mal, qu´elle est en train de commettre un péché impardonnable. Ceci est d´autant plus prononcé qu´elle s´approche davantage de la démence. "Une vieille femme ayant été accusée de vol par les femmes du voisinage, le prit tellement à cœur qu´elle se pendit. Ce suicide produisit un tel effet sur les femmes du village que, l´une après l´autre, chacune s´accusa d´avoir causé la mort de la vieille femme." » Kent

ILLUSIONS, imaginations, hallucinations (Voir Folie, Pensées-Persistantes; Voir Sommeil-Rêves) :

mal agi, pense avoir (voir Crime, Néglige; Voir Anxiété-Conscience) : ars., aur., Aur-a.1b, Crot-c.-10, Cycl., Dig., hell., hyos.7, ign., lyc., merc., Nat-a., puls., Sarr.11, sulph.16, thuj.

mourir, il va (Voir Mort-Pressentiment) : acon., Agn.12, arg-n., Arn.1b, ars.1b, bar-c., Bar-m.1b, Cact.2, calc.5, cann-i., cench.1b, Chel., croc., Cupr., hell.16, Iris-t.12, Kali-c., Lac-d., lach.2, Lac-lu.-2, nit-ac., nux-v., petr., Podo.1, rhus-t., stram., thuj.

nouveau, tout est (voir Changé, Étrange) : hell.88, stram.

morts, avec des (voir Voix-Mortes), parle, elle : bell., calc-sil.1, canth., hell., hyos., nat-m., stram.

Le patient peut avoir des pressentiments de mort et prédire l’heure de sa mort.

prédit l'heure de sa mort (Voir Peur-Mort-Prédit) : predicts the time : acon.1, agn.-15b, aloe.2, alum.7, arg-n., cench.1b, Hell.1b, lac-d.34, Thea.7

Helleborus est bien différent ici d’Aconit qui a une peur intense de la mort ce qui n’est pas le cas d’Helleborus.

Tristesse

Ce tableau débouche sur un état de tristesse, pouvant à aller jusqu’à la dépression, voire la mélancolie.

« Quand elle est capable de se lever, la malade semble triste, elle reste assise à ne rien dire et paraît plongée dans l´affliction. Mais elle ne fait pas de grandes lamentations, elle ne marche pas en long et en large ni ne se tord les mains comme la malade AURUM. Elle est dans un état d´apathie; elle a l´air triste et mélancolique, alors que, peut être, elle ne pense que bien peu. Toute tentative de consolation, tant que la malade est capable de penser, en fait qu´aggraver la situation. Comme chez NATRUM MUR., les maux sont aggravés par la consolation, mais les maux de NATRUM MUR. ne ressemblent pas du tout à ceux-ci. Quand le malade HELLEBORUS est capable de réfléchir à ses symptômes ils paraissent s´améliorer. » Kent

PSY : ASSIS / immobile : alum.16, arn., aur., brom., cham., chin-a., cocc., elaps., gels., haliae-lc.-4, hell., hep., hipp., plat., puls., sep., stram., verat.1

PSY : PENSER / troubles, à ses / amél : camph.7', cic., hell., mag-c., pall., prun.

PSY : TRISTESSE, dépression mentale (Voir Morose, Pleurer),

heureux, en voyant des gens : happy, on seeing others (on seeing a happy person, he becomes melancholy and then only he feels very unhappy) : hell.11+16

puberté, avant la : before puberty, in : ars., calc-p., hell., lach.

premières règles : the first menses : Hell.

Troubles des la mémoire :

Hahnemann écrit dans son proving : « Le passé est oublié ou il ne s’en souvient qu’à peine. » Les problèmes de mémoire peuvent prendre une forme plus grave. Vithoulkas écrit : « Ils peuvent dire : « J’oublie ce que je viens de dire ». Ils entendent quelque chose, et ils oublient immédiatement toute la phrase, toute l’idée contenue. Ils peuvent lire quelque chose, mais ils sont incapables de ne retenir une idée de ce qu’ils viennent de lire. »

Irrésolution :

Vithoulkas écrit : « Une conséquence de ce manque d’efficacité intellectuelle d’Helleborus, c’est l’irrésolution. Ces sujets ne peuvent prendre la moindre décision, par exemple, que prendre, qu’acheter, où aller, etc. Helleborus est un des principaux remèdes pour l’indécision. »

Anxiété :

Tout ce tableau explique l’anxiété d’Helleborus, avec la peur qu’un malheur n’arrive, avec la peur de rester seul la nuit (camph., Caust., Hell.7, stram.)

Cas clinique d’Edouard et Bénédicte :

François Xavier, 20 ans en 2010
Trisomique, suivi par moi depuis la naissance.
En fin 2003 : PSOR LM1.
Est passé aux neuroleptiques,
qui ont un peu > ; maintenant sous Solian.
N'a plus ses hallucinations,
il parlait tt seul,
Bcp de gaz, œufs pourris.
Triste,
Regard fixe,
EEG normal.
Peur de se tromper.
Se frotte,
ou se passe les mains devant le visage.
Toujours excellent appétit,
mange en restant assez mince.
Léger résultat, puis je ne le revois plus durant 2 ans.

Nov 2005.
Il va de mal en pis,
Moments d'absence,
sursaute si on l'appelle.
Ne sait plus ce qu'on lui demande.
Boit bcp.
Grince des dents +++

Hell LM1, 2 sec, 2 v, 2 fois par semaine.

Fin Nov.
Semble réagir.
A eu une forte poussée éruptive,
de partout.
Semble bcp plus présent,

11 01 2006,
Toujours forte poussée d'éruptions,
Il parle un peu plus,
n'est plus dans le mutisme.
Gros furoncles.
Vents très nauséabonds par moments.

HELL LM2

Fevr 2006.

Très net mieux,
Il communique,
sourit, etc.
Des fois il reste au lit et ne veut pas bouger,
N'a pas refait de furoncles.
Juste éruptions visage suite du rasage.
Ronfle la nuit.
On ne le lui donne pas le soir,
il est survolté après sa dose.

(hell LM3)

Et depuis il répond toujours à HELL.

Helleborus chez l’enfant :

« Le type de malades HELLEBORUS le plus frappant, c´est l´enfant.

Ce remède est surtout indiqué chez les enfants entre deux et dix ans. La fixité du regard - décubitus dorsal et regard fixe avec les yeux mi-clos - est typique du remède. Quelquefois les lèvres remuent sans qu´il en sorte aucun son. Les lèvres remuent comme si l´enfant voulait dire quelque chose, mais si on lui pose de nouvelles questions, les mots qu´il voulait dire sont perdus, oubliés.
Dans l´hydrocéphalie il y a un cri aigu, le cri encéphalique. L´enfant criera en dormant. Il portera la main à la tête et criera, comme APIS. Mais l´hydrocéphalie d´APIS est bien plus active et aiguë. Le malade APIS rejette ses couvertures d´un coup de pied; le malade HELLEBORUS ne se soucie pas des couvertures, il ne se soucie de rien. Il n´est pas facilement troublé. Il est couché sur le dos avec les jambes remontées, faisant souvent des mouvements automatiques avec les bras et les jambes.

Il a parfois un côté paralysé, mais l´autre continue à faire des mouvements automatiques. » Kent


Diagnostic comparatif :
Farrington évoque 3 remèdes principaux qui ont une proche similitude avec Helleborus dans ce tableau de dépression sensorielle :

Phosphoric acid : mais on tire facilement le patient de sa somnolence qui répond alors normalement aux questions.

Nitric acid : apathie sensorielle, remède recommandé par Hahnemann dans le cas de fièvre typhoïde, l’apathie serait plus légère que celle d’Helleborus et de Phosphoric acid.

Opium : apathie encore plus marquée que les 3 autres. La congestion cérébrale est plus marquée, la respiration est bruyante et stertoreuse ce qui n’existe pas chez Helleborus. La face est sombre ou rouge brunâtre, alors qu’avec Hell., la face est pâle et souvent froide.

Causalités

Cet état peut être déclenché dans certaines situations.
  • Suite de nostalgie (hell)
  • Suite de déception amoureuse (hell)
  • éruption supprimée (B. Long) (œdème externe, éruptions, suite de suppression d' : apis.2, apoc.2, ars.2, asc-c.2, dig.2, dulc.8, hell.2, sulph.2, zinc.8
  • Suite de commotion cérébrale
COMMOTION cérébrale : CONCUSSION of brain : arn., bell., carc.78, cic., hell., hep., hyos., hyper., kali-p., led., merc., nat-s., ph-ac., rhus-t., sep., sul-ac., zinc.

“Les cas de torpeur mentale, de perte de mémoire et d´obnubilation consécutifs à un traumatisme crânien peuvent être traités avec de bons résultats par Helleborus. Farrington (Clinical Materia Medica), Hayes (The homoeopathic Recorder) et Foubister (Tutorials), décrivent divers cas très intéressants. Voyons le cas de Farrington :

" Pour bien démontrer la dépression d´Helleborus, je peux citer son emploi couronné de succès dans un cas de choc par un coup sur la tête. Arnica avait échoué, et le malade devint assoupi ; une pupille était plus grande que l´autre ; le patient répondait lentement aux questions, comme si sa compréhension était imparfaite ; en marchant, il traînait la jambe. Le pouls était à peine de 50 par minute. Le malade était plus mal entre 4 et 8 heures de l´après-midi. Helleborus guérit ce cas. "

Hayes expose six cas de traumatisme crânien traités avec Helleborus. La majorité des cas présentaient des troubles mentaux un à trois ans après le traumatisme, avec des radiographies normales, mais avec des lésions neurologiques que nous pourrions peut-être détecter aujourd´hui grâce à la Résonance Magnétique Nucléaire (IRM) ou bien par Tomographie Axiale Assistée par Ordinateur (Scanner), qui mettent en évidence des oedèmes ou des hémorragies localisées…

Le docteur Griggs expose le cas d´un médecin résidant (le docteur Gordon) au Children´s Homoeopathic Hospital, victime d´un accident de la circulation avec traumatisme crânien, suivi de perte de connaissance. L´administration d´Arnica, n´apporta aucun changement ; il présentait un tableau typique de traumatisme crânien persistant, avec perte de connaissance, dilatation de la pupille, émission involontaire d´urine, etc. Après qu´on lui ait fait une ponction lombaire et qu´on lui ait extrait du liquide rachidien, il s´améliora un peu, reprenant conscience de façon temporaire, avant de rechuter peu après. Le docteur Griggs lui administra Helleborus 200, après quoi le docteur Gordon reprit conscience et retrouva ses capacités mentales. » Mateu Ratera, Premiers secours en Homéopathie
  • Suite de désir sexuel supprimé
    refoulement du, affections suite de : suppressing the, complaints from : apis.1, berb., calc., camph., carb-o., con., hell., kali-n.16, lil-t., lyss., ph-ac., pic-ac., plat., puls.
  • Suite de prostration profonde
  • Suite de maladie infectieuse grave, après scarlatine, méningite
  • Suite d’intoxication
  • Symptômes cérébraux pendant la dentition (ALLEN)
  • George Vithoulkas écrit : « Ces états peuvent survenir à la suite d’une frayeur, un grand stress ou un chagrin important. »
Le tableau précoce de Helleborus, tel qu’on l’a envisagé plus haut peut évoquer encore bien d’autres situations : un retard de développement cérébral de l’enfant, avec retard scolaire, un problème de développement cérébral après une maladie grave, une maladie d’Alzheimer dans ses formes débutantes, etc.


Continuons avec les signes cliniques particuliers, appareil par appareil.
Vertige :

Vertige avec nausées et vomissements, en se penchant ce qui est banal. Plus particulier à Helleborus :

VE : LEVANT / penchée, de la position / après / amél: Aur., hell.

VE : PUPILLES dilatées, avec : bell., hell., teucr.

VE : REDRESSANT / lit, dans le / amél : Hell., Lac-d., phos., puls.16

Tête :

Chaleur de la tête avec froideur du reste du corps, des mains et des doigts en particuliers :

TE : CHALEUR / froideur / mains, des, avec : asaf., asar., bar-c., bell., Calo., hell., iod., ip., lact., lyc., nat-c., nat-m.3, ph-ac., sep., Sumb.

Douleur, lourdeur avec sensation de pression au niveau du front vers l’extérieur :

TE : DOULEUR, céphalée en général / PRESSIVE / Front / Éminence frontale / droite : caust., Hell.16, sabin., spong.

Douleur stupéfiante au niveau de l’occiput

Douleur, occiput, fermant les yeux, en, amél : Hell., Sep.

Mouvements de la tête en particulier la nuit.

TE : MOUVEMENTS de la tête (agiter, hocher, secouer, etc) / roule la tête / jour et nuit, avec gémissements : hell., lyc.

« Il ne sait où mettre sa tête, à cause de la violente douleur qu´il y éprouve; à chaque instant il se couche dans une autre position; il ne se trouve jamais mieux que quand il prend sur lui de rester tranquille, et que, fermant les yeux, il oublie sa douleur en sommeillant. » Hahnemann

Hydrocéphalie, inflammation du cerveau, des méninges.

Yeux

On a déjà signalé un certain nombre de symptômes, en particulier la fixité du regard, en particulier lors d’un accès de stupeur (ars., hell.). Les yeux sont enfoncés dans les orbites, ils sont tournés vers le haut, pendant la fièvre tout spécialement (hell, seul remède).

« Le texte dit : "Vision inaltérée." Néanmoins le malade voit imparfaitement; il ne regarde pas l´objet sur lequel est fixé son regard; l´étendue de son champ visuel paraît correcte, et pourtant quand on lui demande ce qu´il a vu il ne s´en souvient pas, les objets n´ont fait aucune impression sur sa mémoire ou son esprit. » Kent.

Oreilles

« L’audition est altérée, ou plutôt, il ne comprend ce qu’on lui dit, bien que le son lui parvienne. » Vithoulkas

Nez :

L’odorat est diminué. Fréquents éternuements, violents, le matin, immédiatement après le lever, « provoquant une fissure au milieu de la lèvre supérieure » Vithoulkas. Il a tendance à se mettre les doigts dans le nez (arum-t, cina, sil). Les narines sont dilatées et noirâtres comme si de la suie s’était déposée ( !).

Visage :

Expression stupide. Le front est plissé, en particulier dans les troubles cérébraux avec sueurs froides. Il peut y avoir une chute de la mâchoire inférieure, en même temps qu’un mouvement incessant de mâchonnement.

« Quelquefois les lèvres remuent sans qu´il en sorte aucun son. Les lèvres remuent comme si l´enfant voulait dire quelque chose, mais si on lui pose de nouvelles questions, les mots qu´il voulait dire sont perdus, oubliés….

Nous rencontrons ce froncement des sourcils et ce front ridé précisément dans cette sorte de troubles cérébraux. Nous trouvons une semblable sorte de rides chez LYCOPODIUM, mais la maladie est alors située dans les poumons. » Kent

Bouche :

Il peut exister des ulcérations de la bouche en général et des gencives. Haleine putride. Diminution du goût, les aliments n’ont aucun goût. Tremblement de la langue, en la sortant (lach.). Il peut exister des mouvements de langue d’un côté à l’autre (hell., lach., lyc.). Grincement de dents.

Estomac :

Faim inhabituelle en période de fièvre.

ES : APPÉTIT / AUGMENTÉ (faim en général) / fièvre / pendant : chin., cina., Cur., Eup-pur., hell., phos.

La soif peut être augmentée, voire extrême, ou absente en particulier durant la fièvre.

Abdomen :

« Dans la première partie de l´expérimentation il y a de la diarrhée et de la dysenterie, avec d´abondantes selles blanches gélatineuses ou des selles ne consistant qu´en mucus pâle adhérent.

Puis vient une constipation paralytique, et ces malades cérébraux, prostrés, émaciés, tels que je les ai décrits, resteront couchés pendant des jours sans aller à la selle, sans aucune manifestation intestinale. Après un jour ou deux les lavements resteront même sans effet. » Kent

Appareil urinaire :

Rétention d’urines ou anurie. Les urines peuvent s’écouler goutte à goutte, parfois miction involontaire, en particulier dans la typhoïde. Tableau de néphrite aigue ou subaigüe avec rétention d’eau et œdèmes importants.

Les urines peuvent être sanguinolentes ou on peut noter la présence de sédiments comme du marc de café.

UR : SÉDIMENT / café, comme du marc de : ambr., Apis., HELL., Lach., ter.

Terebenthina est le remède le plus proche mais la miction est brûlante et les urines ont une odeur aromatique et sont facilement sanglantes, accompagnées d’un météorisme abdominal plus important.

Appareil génital masculin :

Affections suite de refoulement du désir sexuel (apis.1, berb., calc., camph., carb-o., con., hell., kali-n.16, lil-t., lyss., ph-ac., pic-ac., plat., puls.)

Appareil génital féminin :

« Aménorrhée après déception amoureuse, après s’être mouillé les pieds. » Vithoulkas

GF : RÈGLES / suppression des / mouillée, après s'être / pieds, les : acon., Graph., hell., Nat-m., Nux-m., puls., rhus-t.

Thorax :

Pouls lent, petit, irrégulier. Epanchements pleuraux.

Dos et Extrémités :

Diminution du sens musculaire; il doit prêter une attention soutenue au fonctionnement de ses muscles. Relâchement subit des muscles ; il laisse tout à coup tomber les objets qu´il tenait.

Les pouces sont recroquevillés à l’intérieur des paumes (Cupr).

Mouvements spasmodiques d´un bras ou d´une jambe.

Mouvements convulsifs ou plutôt automatiques.

Peau

Chute de cheveux et des ongles. Œdème important. Anasarque.

Fièvre et frissons

« Il y a dans ces fièvres, une soif ardente ou une faim de loup peu commune. » Kent.

Les frissons commencent dans les bras pour s’étendre ensuite : bras : bell., dig., hell., ign., mez., plat.

Modalités caractéristiques :

AGGRAVATION :

De 16 h. à 20 h. ; du soir au matin; par l´air froid ; en se découvrant ; par le mouvement.

AMELIORATION

Par l´air chaud ; en fixant son attention sur ses maux.

DESIRS ET AVERSIONS

Faim avec dégoût des aliments ; aversion pour les légumes (légumes : bell., hell., hydr., mag-c., ruta).

Merci pour vos retours! Quand bien même il […]

Mammite traînante

non ,il faut attendre il y a juste risque quelle f[…]

enfant 15 ans choree

Merci Terrassienne

Hôpitaux indiens accueillant les étudiants

Merci Isaure, je pense que c'est une très b[…]