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par Kathmandou
Etudiant
#72638
En attendant des suivis de cas cliniques de névralgies , je vous propose une exploration de la Matière Médicale, au hasard de mes déambulations, à partir des rubriques de prosopalgies, névralgies faciales, odontalgies et autres douleurs déchirantes.
ça nous donnera l'occasion de dénicher des petits remèdes de derrière les fagots auxquels on ne pense pas forcément.
Voici une première fournée :
ARANEA DIADEMA-1.pdf
CIMICIFUGA.pdf
SANGUINARIA CANADENSIS-1.pdf
MAGNESIA CARBONICA-1.pdf
VERBASCUM THAPSUS.pdf
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Emile, Clo, Anne et 7 autres aimais cela
par THELMA
-
#72640
Bonjour,
Merci beaucoup Kathmandou.
Aurais tu vu qqchose concernant les névralgies post zostériennes ?
Je vais regarder tout cela.
Bonne journée.
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par Kathmandou
Etudiant
#72641
THELMA a écrit : 07 juin 2024, 09:08 Bonjour,
Merci beaucoup Kathmandou.
Aurais tu vu qqchose concernant les névralgies post zostériennes ?
Je vais regarder tout cela.
Bonne journée.
oui , tu as Variolinum, Kalmia, Mezereum, Ranunculus bulbosus, regarde aussi Iris versicolor bien sûr.
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par Christian42
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#72643
Hello Kathmandou, hello Thelma,

Merci beaucoup pour ce fil formidablement utile. En effet, les névralgies –des plus bénignes aux plus sérieuses– nous pourrissent tous particulièrement la vie.

J'aimerais simplement ajouter une toute petite remarque à propos d'un médicament de la deuxième liste que Kathmandou a envoyée à Thelma, Kalmia Latifolia.

Il se trouve que je connais particulièrement ce remède, pour la bonne raison que ma femme souffre assez souvent de névralgies cervico-brachiales. La douleur peut étre légère, mais il arrive qu'elle soit insupportable et occasionne une grande souffrance, car aucune position ne la soulage. Et, dans ce cas de figure, Kalmia latifolia est souverain [ masculin malgré le a, car kalmia est un arbre].

D'après un ami médecin, la névralgie cervico-brachiale peut être considérée un peu comme "la sciatique du haut de la colonne". C'est dire la douleur.

La ligne de répertorisation centrale est la suivante :
DOS : DOULEUR / CERVICALE, DE LA RÉGION / EXTENSION / bras, au et aux doigts

A noter également que Kalmia va toujours de haut en bas, et suit le trajet des nerfs. Il est en effet indiqué dans les cas de zona et d'herpes zoster [Synoptic II, p.546], ainsi que pour les douleurs cardiaques aiguës coupant la respiration et allant vers le bas (estomac et abdomen, ou bras et doigts) [Charette, p.331]

Je peux témoigner que, bien indiqué, Kalmia est un immense remède..
nico_juju, VeroniqueB, Eva2 aimais cela
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par Kathmandou
Etudiant
#72647
super, merci Christian, je comptais bien faire une fiche sur Kalmia , très utile comme tu le précises dans les névralgies cervicobrachiales, c’est très bien de l’avoir déniché , (moi je l’ai donné à mon chien un peu en désespoir de cause) .
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par Christian42
-
#72651
Puisque nous sommes dans les douleurs, en voici une qui est magnifiquement traitée par Sanguinaria, décrite dans l'une des fiches de Kathmandou : la douleur aiguë de l'épaule et du deltoïde droits.

C'est surtout le côté DROIT qui bénéficie des bienfaits de Sanguinaria.

Il y a une quinzaine d'années, alors que je commençais à découvrir l'homéopathie, j'ai souffert d'une douleur aiguë de l'épaule et du haut du bras droits, au point qu'il m'était impossible de lever une craie pour écrire au tableau. Et mon premier homéopathe [pourtant pluraliste, honte à lui ! :thumbdown: ] m'a soulagé très rapidement avec Sanguinaria canadensis, ouf ! :clap:

Voici ce que Charette écrit à ce propos dans sa MM [p.509] : "Douleurs rhumatismales à la base du cou, dans les épaules et dans les bras ; douleurs erratiques aiguës et piquantes. Sanguinaria a pour le deltoïde droit la même affinité que Ferrum pour le gauche."

Voilà une paire à laquelle il faut penser pour nos douleurs d'épaule !
Kathmandou, VeroniqueB, Eva2 aimais cela
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par Kathmandou
Etudiant
#72653
Voici un petit remède méconnu qui fera des miracles lorsque vous aurez épuisé sans soulagement tous les médicaments habituels de névralgies faciales. Assez proche d'Aranea, CEDRON pourra être prescrit sur la seule key note du retour des douleurs à la même heure comme en témoigne Philippe Servais :
Il y a cinq ans, à la suite d'un petit traumatisme cervical, je me suis mis à développer une terrible névralgie dite du nerf d'Arnold. Vu la terrible souffrance endurée et la difficulté à m'en guérir, je fus amené à consulter un ami neurologue alors que cette névralgie, loin de s'amender, prenait de l'extension. En effet, les crises évoluèrent vers une atteinte concomitante du nerf trijumeau. J'étais atteint, selon les dires de la faculté, d'une "névrite d'Arnold avec relai au trijumeau". Cela me faisait une belle jambe si j'ose dire d'autant que la thérapeutique proposée consistait en anti-inflammatoires (en fait assez inefficaces) et ...Tegretol !!
Ne parvenant pas, dans un premier temps, à me soigner par homéopathie (deux confrères en qui j'ai toute confiance s'y cassèrent les dents comme moi-même), je cherchai secours chez un acupuncteur, un ostéopathe, un kinésiologue sans plus de résultat.
Après un mois et demi de souffrance, le problème devenait d'autant plus crucial que, ne dormant pas, je commençais à m'épuiser. Pour la première fois, "mon" simillimum, d'habitude plus fidèle que la meilleure des épouses, me trahissait. Des répertorisations multiples et variées me firent prendre sans apaisement Kalium bichromicum, Spigelia, Belladonna, Gelsemium, Bryonia, Ranunculus sceleratus, Elaps, Arsenicum album, Lobelia et Verbascum.
Les crises se présentaient toujours de la même manière. Elles apparaissaient brutalement la nuit, me réveillant en plein sommeil, et s'estompaient progressivement en une à deux heures, m'obligeant à rester debout ou assis, tellement violentes que je compris qu'on puisse dans ces cas, comme c'est décrit dans la littérature médicale, penser à mourir. Il s'agissait d'une douleur partant de la deuxième cervicale et remontant à gauche vers un point précis du vertex. De là, après quelques minutes de stabilisation, il y avait atteinte secondaire mais pire encore du trijumeau gauche dans toutes ses branches. Cherchant désespérément les modalités spécifiques du mal, je décidai un soir de ne pas me coucher pour attendre de front (!) la crise quotidienne. Mon idée était de voir si le symptôme était "pain from (during) sleep" ou s'il y avait vraiment un horaire précis. J'avais en effet remarqué que la crise démarrait toujours vers une heure du matin. Je m'installai pour lire dans un fauteuil et attendis.
Ce que j'ignorais était que ma montre n'était pas à l'heure mais avançait de trois minutes (vérification faite après coup à l'horloge parlante) ! A une heure et deux minutes du matin donc, je me fis la réflexion, devant l'absence de crise, que c'était bien le sommeil qui était l'élément déclenchant et non l'horaire. Pourtant, à une heure et trois minutes, soudainement, la douleur apparut dans toute sa splendeur ! J'avais pris l'habitude d'avoir toujours à portée de main ma trousse de deux cents remèdes qui jusqu'ici avait plus eu valeur conjuratoire que réelle. Mon ultime bribe d'imagination homéopathique (Periodicity, same hour) me fit prendre deux granules de Cedron 30k (seule dilution que je possédais). A peine le remède sur la langue, je sentis quelque chose se produire. J'attendis, l'esprit sidéré comme d'habitude par la douleur. Celle-ci se dissipa miraculeusement en maximum deux à trois minutes.
Le comble de cette histoire fut que je n'eus jamais à répéter le remède qui me guérit définitivement (du moins de cette névralgie car comme le diront sûrement les mauvaises langues, le reste est incurable !). Recueil de cas cliniques.Echos du CLH 1994-1995
CEDRON.pdf
[/i]
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Christian42, THELMA, Anne et 1 autres aimais cela
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par Kathmandou
Etudiant
#72654
Petites rectifications de la carte mentale de CEDRON, suite à la lecture de l'excellent Plantes médicinales d'Hodiamont
CEDRON-1.pdf
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Christian42, Eva2 aimais cela
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par Kathmandou
Etudiant
#72655
Voici un médicament tout aussi violemment douloureux que Chamomilla mais nettement plus joyeux et rigolo ... quand il ne souffre pas !
C'est un remède auquel on pourra songer par ailleurs dans les troubles de l'humeur : hypomanie, "bipolarité" , chez les artistes "à fond" dans des périodes d'intense créativité nocturne.
COFFEA CRUDA.pdf
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THELMA aimais cela
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par Kathmandou
Etudiant
#72659
PRUNUS SPINOSA notre prunelier sauvage est un généraliste de la névralgie vu toutes les zones qu'il couvre de la tête aux pieds.
PRUNUS SPINOSA.pdf
"En Homéopathie on utilise une teinture préparée avec les boutons de fleurs cueillis juste avant la floraison. Ce remède fut introduit dans notre thérapeutique en 1834 par le Dr Wahle. (...)
L’expérimentation homéopathique a montré que c’est un remède avant tout névralgique, avec des douleurs piquantes et élançantes, rappelant bien la nature épineuse de l’arbuste dont on utilise les fleurs. Grand remède de névralgies aiguës, il correspond à de nombreuses douleurs élançantes sur le trajet des nerfs, et à de vives douleurs là où se produit un spasme ou une crampe. On pourrait résumer son action en disant que c’est un remède de la douleur et des spasmes. Les névralgies de Prunus spinosa ont une localisation prédominante aux nerfs sensitifs des organes sensoriels, ainsi qu’à ceux des organes génito-urinaires et du rectum ; autrement dit, à la tête et au petit bassin, deux régions où les nerfs sensitifs sont particulièrement différenciés et où les organes qu’ils innervent remplissent des fonctions très spéciales. (...)
Si nous rappelons que Prunus spinosa appartient à la même famille que Crataegus et Laurocerasus, nous ne serons pas surpris qu’il présente une action marquée sur le cœur et la circulation. Les expérimentateurs de Prunus spinosa ont ressenti de violents battements de cœur, qui peuvent survenir même quand le malade est bien tranquille, mais qui sont très aggravés par le mouvement et provoquent de la suffocation. Le battement des carotides est exagéré et visible de loin, le visage est congestionné et rouge. L’aggravation par le mouvement est extrêmement marquée. Cela peut s’accompagner de douleurs cardiaques ayant le caractère habituel des névralgies du remède. Ceci se rencontrera dans l’hypertrophie du cœur ; on est proche de Belladonna et de Spigelia."
HODIAMONT Plantes médicinales
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THELMA, Stéphane aimais cela
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par Kathmandou
Etudiant
#72665
fantine a écrit : 11 juin 2024, 01:12 https://qjure.com/remedy/prunus-laurocerasus-9/

Et quelques autres aspects intéressants de " Prunus " (par Jan Scholten ) . . . !
Ce n'est pas le même médicament: Laurocerasus c'est le laurier cerise
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par Kathmandou
Etudiant
#72669
Fleur magnifique mais migraine carabinée : Iris versicolor
IRIS VERSICOLOR-1.pdf
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Stéphane, Anne aimais cela
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par Kathmandou
Etudiant
#72671
Voici un remède à connaître, bien difficile à synthétiser.
Éminemment syphilitique, véritable mercure végétal à l'instar de phytolacca, "Mezereum possède tous les catarrhes, les ulcérations et les plaques d'éruptions cuivrées qu'on trouve dans la syphilis" résume Kent. Selon Hodiamont il se caractérise par un neurotropisme primitif et un dermotropisme secondaire.
Je ne sais pas s'il est beaucoup prescrit mais si votre patient à des antécédents de croûtes de lait, d'eczéma supprimé, de zona, s'il a des douleurs ressenties profondément dans les os, alors regardez de près Mezereum.
Il n'a pas la périodicité que nous avons rencontrée dans de nombreux médicaments de névralgie mais possède assez nettement des zones gachette comme les lèvres dont le moindre toucher, contact de la langue sur les dents, mouvement des machoires, aggravent ou déclenchent les douleurs.
Kent écrit que " ce remède tend à exprimer les souffrances du corps sur la peau ; il rejette les maux physiques à la surface ; c'est pourquoi le malade est en assez bonne santé quand les éruptions sortent ; quand on les supprime, alors apparaissent des affections catarrhales, osseuses, des troubles nerveux, d'étranges symptômes mentaux, de la constipation, du rhumatisme, et des symptômes articulaires ; le malade devient une épave mentale."
MEZEREUM-1.pdf
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nico_juju, Christian42, Anne et 3 autres aimais cela
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