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par Gaby
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#2190
G.H.G. Jahr/A, Catellan, 1852
Nouvelle Pharmacopée homœopathique
ou
Histoire naturelle et préparation des médicaments homœopathiques
et
posologie ou de l’administration des doses


Georg Heinrich Gottlieb Jahr, 1801 - 1875
Une biographie en Anglais:
http://homeoint.org/seror/biograph/jahr.htm


Chapitre IV.
De la répétition des doses

Le point principal de toute la doctrine de l’administration des doses, c’est la répétition. Dans la préface de la première partie de notre Nouveau manuel de Médecine homœopathique, page XV, nous avons déjà dit que si pendant un certain temps on prenait pour règle de donner à tous les malades sans exception 10, 12 15 globules et même une goutte entière de la première attenuation, sans cependant épéter les doses, a moins qu’il n’y ait forte indication, on ne remarquerait pas d’aggravations plus fâcheuses que si l’on avait administré que quelques globules des dernières attenuations, et qu’en tout cas la différence entre les résultats obtenus ne serait nullement en proportions avec l’accroissement des doses. Aujourd’hui encore, nous sommes absolument du même avis, et nous pensons que, pourvu qu’on sache bien saisir les indications pour l’administration d’une nouvelle dose, ou, ce qui revient au même, pour la répétition, on peut dans la plupart des cas, et à un très-petit nombre d’exceptions près, se servir de telle atténuation qu’on voudra et l’administrer à n’importe quelle dose, depuis celle d’un globule jusqu’à une goutte, sans jamais avoir à se repentir de cette manière de procéder.

Aussi Hahnemann, Hering, Ægidi, et tous ceux qui ont écrit sur l’administration des médicaments homœopathiques, se sont-ils beaucoup plus occupés de la répétition que du volume et de la force des doses, preuve évidente que pour peu qu’on se mette à réfléchir sur les principes de cette doctrine, et à comparer les divers résultats qui fournit la pratique, on en vient à envisager la question sous son véritable point de vue. C’est aussi pourquoi nous avons réduit toute la question de l’administration des doses à une question, et ce chapitre ayant été traité assez en détail, nous pourrions à la rigeur, nous borner ici à renvoyer à cet ouvrage si nous ne faisons pas la réflexion qu’il sera peut-être plus agréable au lecteur de trouver ici un ensemble de toute la doctrine.

Le principe fondamental de toute répétition, c’est toujours de ne point répéter la dose tant que se poursuit la réaction provoquée par la première, et que l’amélioration fait des progrès, quelque légers que soient d’ailleurs ceux-ci. C’est d’apres ce principe que dans la plupart des indispositions légères, dans bien des maladies aiguës, non inflammatoires, les spasmes, les névralgies, etc., on enlèvera souvent tout le mal par une seule dose, et que dans les maladies chroniques sans altérations organiques, on verra souvent l’amélioration produite par uns seule dose se prolonger jusqu’au delà de 4, 6, 8 semaines. Dans des cas de cette nature, la répétition des doses n’est presque jamais indiquées dès le début, quoiqu’elle puisse devenir nécessaire lorsque, après un temps plus ou moins prolongé, la réaction que la première dose avait provoquée, reste stationnaire ou que la maladie s’aggrave de nouveau; et encore n’est-elle nécessaire dans ces deux dernièrs cas que lorsque l’ensemble des symptômes indique encore le même médicament; tandis que si l’état de la maladie avait changé de face, un autre médicament, mieux approprié à l’état du moment, serait préférable à la répétition d’une dose du premier. Mais ce qu’il import avant tout, c’est de s’assurer que l’état est réellement tel qu’il y ait lieu, soit à la répétition, soit à un changement. Souvent l’aggravation qui remplace l’amélioration survenue, n’est due qu’au médicament même, et se dissipera bientôt d’elle-même qu’on croirait la répétition indiquée, et de bien observer les changements qui pourraient survenir après la répétition, si elle avait eu lieu, afin de se garantir au moins de toute répétition trop prolongée.

On nous a souvent témoigné le désir de nous voir préciser exactement le temps il faut attendre, pour savoir si l’on a encore quelque bien à espérer d’une dose donnée. C’est là une chose absolument impossible, puisque ce temps varie non-seulement suivant la grosseur de la dose qu’on a administrée, mais encore selons les médicaments, le genre de l’affection, la constitution, le tempérament de l’individu, et une foule d’autres circonstances qu’il est impossible de prévoir. Cependant, pour donner aux commençants le plus de renseignements possibe, nous allons encore essayer ici d’émettre quelques règles générales. Il va sans dire, que plus la maladie est aiguë et ses progrès rapides, plus sera court le temps qu’on devra laisser s’écouler avant de prendre une détermination, en sorte que si dans les maladies chroniques, il convient parfois d’observer une aggravation ou un état stationnaire pendant 4, 8, 10 jours, avant de prendre une résolution, il en est bien autrement, dans les maladies très-aiguës, où souvent les répétitions peuvent être nécessaires d’heure en heure et même à des intervalles encore plus rapprochés, comme cela arrive dans le cholera, les apoplexies, etc. En général, on peut poser en principe que les intervalles auxquels le médecin juge convenable de revoir son malade, sont les meilleurs points de mire pour l’observation de l’action des médicaments. Ces intervalles sont, dans les maladies aiguës, ordinairement de 6, de 12, ou 24 heures; dans les maladies chroniques, de 4, de 5 ou de 10 jours. Pendant ce laps de temps, il arrivera constamment de deux choses l’une, ou l’état restera absolument le même, ou il changera quelque peu ce soit, et pourra indiquer à l’observateur attentif ce qu’il aura à faire.

…. à suivre…
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par Gaby
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#2191
Commentaire:

G.H.G. Jahr en bref:
N’était pas médecin (sinon professeur d’un collège), mais avait étudié médicine a Bonn/Allemagne pour 3 années après le conseil d’Hahnemann. Travaillait 8 mois pour Hahnemann à Köthen/Allemagne pour publier une ‘Encyclopédie des Symptômes’ (Symptomenlexikon). Suivit Hahnemann à Paris et continuait d’être un de ses collaborateurs les plus proches jusqu’aux dernièrs jours.
***************

A mon avis, bien sûr les doses en dilution sont absolument supérieur aux doses secs!
Mais en ce qui concerne la répétition ou une seconde préscription, cet article est très intéressant. Vous le verrez! ...à suivre...
#2193
Superbe texte !
puisque ce temps varie non-seulement suivant la grosseur de la dose qu’on a administrée
Vous remarquerez que Jahr est bien conscient de la notion de quantité de dynamisation, notion qui a été perdue suite à l'enseignement de Kent.
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par Gaby
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#2299
G.H.G. Jahr/A, Catellan, 1852
Nouvelle Pharmacopée homœopathique

Chapitre IV.
De la répétition des doses


...suivi...

Le cas où l’état restera absolument le même dans l’un de ces intervalles, est excessivement rare, et ne se rencontre peut-être jamais pour un observateur exercé. Car, dans la plupart des cas, lors même qu’on ne remarquerait pas un changement visible dans les symptômes pathognomiques, on trouvera presque constamment, soit dans les symptômes accessoires, soit dans l’état général du malade, quelques légers indices qui peuvent dénoter l’action du médicament et la marche qu’elle va prendre. Si cependant, à la première visite qu’on fait au malade après l’administration du médicament, l’état restait absolument le même, on attendrait la seconde, et si alors il n’y avait encore rien de changé, et qu’on fût sûr du choix du médicament, on répéterait la dose, attendant encore les effets qu’elle produirait.

Dans les maladies très-aiguës, inflammatoires, on trouvera constamment à la seconde visite quelques changements, soit en bien soit en mal; dans les maladies aiguës à progrès plus lents, la seconde dose produira indubitablement assez de changements pour qu’on puisse les apercevoir à la visite qui suivra la répétition. Seulement dans quelques maladies chroniques et surtout dans quelques affections locales, il peut arriver que la première fois qu’on reverra le malade, après la prise de la seconde dose, il n’y ait encore aucun changement. Dans ce cas, on attendrait jusqu’à la visite suivante, et si alors on ne remarquait encore nulle trace de l’action du médicament, on répéterait encore la dose, et continuerait la répétition jusqu’à ce qu’il y eût un changement quelconque, ayant cependant soin de la cesser dès qu’on en apercevrait les moindres indices, quelque légers qu’ils fussent. Car souvent il n’est rien de plus pernicieux que de répéter sans nécessité, ce qui arrive à bien des débutants qui, faute de bien observer, ne voient presque jamais agir leurs médicaments que lorsque les effets en deviennent si évidents qu’il faut avoir recours à des antidotes, et il en est même qui, dans ce cas encore, mellent tout sur le compte de la maladie rebelle et continuent la répétition sans se laisser détourner. C’est là le meilleur moyen de rendre souvent les maladies les moins opiniâtres absolument incurables.

Ainsi donc, dès qu’après avoir administré une dose, on remarquera les plus légers indices de son action, on attendra tranquillement afin d’observer les changements survenus. S’ils dénotent une amélioration, on abondonnera cette dernière à sa marche aussi longtemps qu’elle fera des progrès, et lorsqu’elle restera stationnaire, on observera encore cet état pendant l’espace de deux visites, avant de rien faire, et si pendant ce temps l’amélioration reprend, on la laissera marcher comme auparavant, sans administrer de nouvelles doses. Si elle varie pendant ce temps, tantôt reprenant, tantôt s’arrêtant, on attendra encore jusqu’à ce qu’il se soit déclaré, soit une amélioration franche, soit une aggravation nettement prononcée. Si l’amélioration au bout de ce temps devient franche, on attendra, comme auparavant, sans riens faire, fût-ce même jusqu’à la dixième semaine après l’administration de la dose. Mais si, au contraire, l’amélioration qui s’était établie reste définitivement stationnaire pendant les intervalles de plus de deux visites, c’est-à-dire qu’il n’y ait ni variation ni aggravation franche, on pourra essayer de répéter la première dose, quoique dans ce cas ce soit rarement le même médicament qui sera indiqué. Les cas oú après une amélioration de longue durée la répétition du même médicament paraît convenable, c’est plutôt lorsque les symptômes de l’ancienne maladie s’aggravent de nouveau, mais non lorsqu’une partie de la maladie s’est améliorée définitivement, et que l’autre rest simplement telle qu’elle a toujours été.


...à suivre
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par Gaby
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#2344
G.H.G. Jahr/A, Catellan, 1852
Nouvelle Pharmacopée homœopathique

Chapitre IV.
De la répétition des doses


…suivi…
Mais si au contraire, après l’administration d’une dose, il survient, soit immédiatement, soit après une amélioration peu prolongée, une aggravation quelconque, on examinera d’abord si cette aggravation est due au médicament ou à la maladie, c’est-à-dire si elle est artificelle ou naturelle. Le premier de ce cas se décèle à l’observateur attentif en ce que l’aggravation a ordinairement lieu d’une manière assez subite, ne portant souvent que sur des symptômes isolés, tandis que l’état général s’améliore; en ce qu’elle est toujours entremêlée de symptômes characteristiques du médicament administré, et que, dans ses phénomènes, elle montre un caractère peu stabile, disparaissant souvent aussi subitement qu’elle est survenue et ne persistant en général que peu de temps (dans les maladies très-aiguës 10, 15, 30 minutes; dans les maladies aiguës ordinaires, 2, 4, 6 heures au plus; dans les maladies chroniques, 3, 4, 6 jours). Mais si au contraire l’aggravation est due à la maladie, c’est-à-dire que celle-ci se relève de nouveau, l’observateur exercé le connaîtra en ce que l’aggravation aura lieu après un temps de bien-être plus ou moins long; en ce qu’elle ne sera pas aussi subite que dans les cas précédent, se manifestant peu à peu et portant en même temps sur l’état général du malade; qu’elle ne sera point entremêlée de symptômes caractéristiques du médicament, mais qu’elle se composera purement de symptômes pathognomiques, et qu’au lieu de disparaître au bout d’un temps assez court, elle ne fera qu’accroître de jour en jour ou d’heure en heure. -
Dans le premier de ces cas, c’est-à-dire dans l’aggravation artificielle, on en attendra les effets, sans rien fiare jusqu’à ce qu’on voie survenir une amélioration que l’on traitera ensuite comme il a été dit plus haut. Dans le second cas, c’est-à-dire lorsque aggravation est naturelle, on répétera la dose si le même médicament est encore indiqué, ou bien on en administrera un autre.

Outre ces deux cas d’aggravation, il y en a cependant enciore un autre, c’est lorsque par un médicament mal choisi et administré à dose trop forte, ir survient des symptômes médicamenteux en même temps que ceux de la maladie aggravent. Cette sortie d’aggravation se distinguera des deux précédentes, en ce qu’elle aura presque toujours lieu sans être précédée d’aucun moment de bien-être; en ce qu’elle sera mêlée de symptômes caractéristiques du médicament et de symptômes pathognomiques annonçant la marche progressive de la maladie; qu’elle augmentera soit rapidement, soit lentement, mais toujours d’une manière constante et progressive; enfin, en ce qu surtout l’état général du malade s’emiprera. Des phénomènes semblables peuvent se manifester à la suite d’une dose trop forte ou trop souvent répétée d’un médicament du reste trè-bien approprié à la maladie; mais ce qui distinguera ce diernier cas du précédent, c’est que bien que l’aggravation ait lieu autant dans les symptômes pathognomiques, tantôt sur ceux qui appartiennent au médicament, tantôt sur l’état général, tantôt sur les souffrances locales, etc., et il est rare qu’un œilexercé ne puisse distinguer à travers tout ce désordre une tendance à l’amélioration.
Dans l’un et l’autre de ces cas, la répétition de la dose adimistrée est ce qu’il y a de pire; et dans le premier cas, il n’y a pas autre chose à faire qu’à administrer sur-le-champ un autre médicament mieux approprié; tandis que dans le dernier, si les souffrances ne se dissipent pas d’elle-mêmes, l’administration d’un antidote sera souvent d’un grand secours.
…à suivre…
#2346
examinera d’abord si cette aggravation est due au médicament ou à la maladie, c’est-à-dire si elle est artificelle ou naturelle
Splendide.
Ce texte est un trésor. Merci Gaby de nous faire partager cela.. en français en plus !!!
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par Gaby
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#2350
Edouard Broussalian a écrit : Splendide.
Ce texte est un trésor. Merci Gaby de nous faire partager cela.. en français en plus !!!
Merci, Ed! :)
Ce texte est vraimment extraordinaire - clair et sûr le point (comme beaucoup des autres articles de Jahr). Et ce texte n'a jamais apparû en Allemand (ou Anglais, à mon avis), seulement en Français.
(M. Catellan, le co-auteur de cet œuvre, était pharmacien à Paris.)

Demain je vais publier le fin du ce chapitre IV avec le resumé.

Si je trouve le temps (et si ça vous interesse?), je poudrai aussi écrire un des autre chapitres.
#2355
Gaby a écrit :
Edouard Broussalian a écrit : Splendide.
Ce texte est un trésor. Merci Gaby de nous faire partager cela.. en français en plus !!!
Merci, Ed! :)
Ce texte est vraimment extraordinaire - clair et sûr le point (comme beaucoup des autres articles de Jahr). Et ce texte n'a jamais apparû en Allemand (ou Anglais, à mon avis), seulement en Français.
(M. Catellan, le co-auteur de cet œuvre, était pharmacien à Paris.)

Demain je vais publier le fin du ce chapitre IV avec le resumé.

Si je trouve le temps (et si ça vous interesse?), je poudrai aussi écrire un des autre chapitres.
Avec le plus grand bonheur. J'attends la suite !!!
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par Gaby
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#2438
G.H.G. Jahr/A, Catellan, 1852
Nouvelle Pharmacopée homœopathique

Chapitre IV.
De la répétition des doses

…suivi..
Tout ce que nous venons de dire s’applique cependant plutôt aux maladies chroniques qu’aux maladies aiguës, et encore est-ce de préférance dans les maladies chroniques caractérisées par un travail morbide peu actif que ces règles trouveront le plus souvent leur application rigoureuse (1). Dans les maladies chroniques caractérisées par un travail morbide très-actif, telles que les ulcérations, les écoulements, les désoganisations, etc., enfin dans tous les cas où il importe de mettre fin aussitôt que possible à un travail destructeur, on réussira souvent parfaitement en administrant, dès le principe, le médicament à doses répétées, et dans bien des cas ce mode d’administration sera même indispensable. Car, l’activité morbide et le grand travail qui s’est développé dans les organes malades, sont souvent tels qu’il faut constamment exciter de nouveau la réaction de l’organisme par de nouvelles doses, et dans ces cas, il convient infiniment mieux d’administrer à plusieurs reprises une trè-petite dose qu’e de n’en donner qu’une seule quoique plus forte. C’est pourquoi nous voyons dans presque toutes les maladies chroniques de cette sorte, les solutions d’un globule d’une atténuation assez élevée, dans 6, 10, 15 cuillerées d’eau, et prises par cuillerées (toute les 24 heures une), mieux réussir que tout autre mode d’administration, seulement, dès que les symptômes actifs de la maladie sont combattus, et que cette dernière est redeveneue latente, ce mode ne convient souvent plus du tout, et doit être remplacé par l’administration d’une seule dose pour un temps assez long.

Il en est de même pour les maladies aiguës, inflammatoires; tant qu’elles sont violentes, la fièvre forte et l’inflammation intense, l’usage de très-petites doses fréquemmant répétées est préferable à tout autre mode d’administration, et plus la maladie est violente, sa marche rapide et l’inflammation franche, plus il convient de rapprocher des doses. C’est ainsi que dans la première période du croup par exemple, le mode qui réussit le mieux, c’est de donner toutes les demi-heures une cuillerée à café d’une solution d’un ou de deux globules dans un verre d’eau; dans les pleurésies, les rhumatismes aigus avec fièvre, et., une cuillerée pareille toutes les 2, 3 heures, etc. suivant le degréet le genre de la maladie.

Dans les affections aiguës qui sont dues à l’action d’un virus destructeur, tels que le virus syphilitique, variolique, etc., ainsi que dans les accidents produits par l’action d’un poison, la répétition est également indispensable, et dans quelques cas très-graves, on peut même administrer des gouttes entières et répéter la dose suivant les circonstances toutes les 12, 24 heures, jusqu’à ce quela réaction de l’organisme l’ait emporté sur l’action de virus ou du poison. Mais, ainsi que dans les maladies chroniques à travail très-actif, la répétition ne convient plus dès que la maladie est redevenue latente, de même elle n’est ordinairement indiquée dans les maladies aiguës que jusqu’ à la cessation de la fièvre et des symptômes inflammatoires; le reste des souffrances se combat dans la plupart des cas beaucoup plus sûrement par laction prolongée d’une seule dose.

En résumant tout ce que nous venons de dire sur l’usage des diverses attenuations, la grosseur des doses et de la répétition, on pourrait peut-être établir les règles générales suivantes, qui cependant ne seront pas sans exceptions.

1° - Dans le traitement des prédispositions à certaines affection, des maladies constitutionelles, des souffrances chroniques qui ne sont pas des maladies proprement dites, en un mot dans tous les cas où il s’agit plutôt d’une tendance morbide, ou d’une faiblesse ou susceptibilité maladive d’un organe sans maladie déclarée, les dernières attenuations, administrées sans répétition à la dose de 2, 3 globules (soit à sec, soit dissous dans une petite cuillerée d’eau) conviennent le mieux.

2° - Il en est de même pour la plupart des affections locales chroniques peu actives, et qui sont plutôt des symptômes d’une constitution maladive que les maladies indépendantes; seulement lorsque ces affections acquièrent une certaine intensité et activité, la répétition peut devenir opportune, ainsi que l’emploi des premières attenuations.

3° - Dans toutes les maladies aiguës, inflammatoires, avec fièvre, la dose la plus convenable est de 2, 3, 4 globules des premières atténuations, dissous dans un verre d’eau, et pris par cuillerées à café d’heure en heure, ou bien toutes les 2, 3 heures, suivant les circonstances.

4° - Il en est de même de toutes les affections dues à l’action d’un virus, et des accidents produits par des sustances vénéneuses, tant que ces affections ou ces accidents auront encore une certaine violence.

5° - Dans toutes les affections purement dynamiques, telles que lésions de fonctions, spasmes, névralgies, etc., soit aiguës, soit chroniques, ainsi que dans tous les accidents et indispositions sans fièvre ni grande violence, 2, 3 globules des dernières attenuations, administrés en une seule fois et sans répétitions, ou bien l’olfaction, chez certains sujets, pourrons convenir le mieux, sans toutefois qu’il faille considérer cette indication comme absolue.


Finis Chapitre IV.
Présentation Appolline

Bonjour, bienvenue !

Essai Luésinum

Ouh là là on ne donne pas d'embl&eac[…]

C'est là un ensemble d'observations qui pou[…]

Merci parrain ....et marraine :lol: ça co[…]