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TROISIÈME RAISON

Vous pouvez avoir l’opinion qu’il vous plaît au sujet de ma vieille affection pleurétique. Je souffris de cette empoisonnante histoire jusqu’au jour où je pris Bryonia et depuis, je ne l’ai plus jamais ressentie. Pour moi-même je suis très agréablement satisfait de cette seconde raison d’être un homœpathe.

Je n’ai jamais dit que les homœopathes ont été les premiers à employer ce remède, cela n’est nullement le fond de ma pensée. Depuis que j’ai passé dans le camp homœopathique, j’ai souvent eu l’occasion de traiter des pleurésies ; cela, vous n’aurez pas de difficulté à le croire. Aconit et Bryonia sont certainement des grands personnages dans cette thérapeutique pour la pleurésie. Mais j’ajouterai, comme modeste contribution de ma propre expérience, que l’indication nette de ce remède se trouve dans la pleurite rhumatismale et que c’est surtout dans cette affection qu’on marque vraiment le but.

Permettez-moi de vous rappeler ici un cas qui sera ma troisième raison d’être un homœopathe. Il y a quelques années, je fus appelé d’urgence en dehors de la ville, dans la maison privée d’un commerçant, qui avait attrapé un refroidissement, avec frissons, deux jours auparavant, en rentrant d’une réunion politique. A mon arrivée, je fus en présence du plus joli cas qu’un médecin puisse désirer, pour réunir tous les symptômes cliniques d’une pleurésie rhumatismale. Absolument typique. La femme de ce gentleman m’informa qu’elle était tracassée de voir son mari ainsi malade et que c’est sur la pression de plusieurs amis qu’elle avait accepté de faire venir un homœopathe. Elle se demandait cependant ce que pouvait faire cette méthode dans un cas qui lui semblait sérieux. Plusieurs de ses amis lui dirent également que cette thérapeutique était excellente pour les femmes et les petits enfants, mais qu’il ne s’agissait pas de risquer la vie de son cher mari en la confiant pour ce cas particulier à un praticien homœopathe. Aussi était-elle prête à faire venir le Docteur X., qui habitait tout près de chez elle, mais cette fois la règle qui dit que « l’homme propose et la femme dispose »(*) était ici renversée et c’est le mari qui refusa froidement et catégoriquement le traitement de tout autre médecin proposé par sa femme, mais exigea l’homœopathie, d’où ma présence à cette consultation.

Il souffrait d’une fièvre très élevée avec de fortes douleurs thoraciques et à mon arrivée, grommela : « Oh, Docteur, je vous en supplie, soulagez-moi de cette douleur affreuse et faites-moi dormir ». Je lui administrai immédiatement Aconit, puis Bryonia.

Le jour suivant, il avait déjà doublé le cap et était hors de danger ; la douleur avait considérablement diminué. Puis, sans sembler avoir réfléchi, il me dit : « Docteur, mon ami, Monsieur X., qui habite juste dans la rue ici en haut, souffre, à ce qu’on vient de me dire, exactement de la même affection, seulement il souffre davantage dans les épaules et il vient de me téléphoner, me disant d’être prudent et de ne pas continuer avec l’homœopathie. IL est prêt à m’envoyer son médecin qui a une grande réputation, car il craint pour mon état ; qu’est-ce que je dois dire ? ».

Je luis répondis : « Dites-lui de ma part que vous serez, grâce à mon traitement, dans votre bureau dans quelques jours, en train de travailler et qu’en rentrant le soir, vous lui téléphonerez pour lui demander comment il va, car vous verrez qu’il sera encore au lit et toujours malade et vous lui conseillerez alors de profiter de votre expérience en comparant les traitements ». Eh bien, Messieurs, c’est exactement ce qui arriva quelques jours plus tard – je ne m’en rappelle plus le nombre – mon patient descendit à la ville, à son bureau, pour voir son courrier et, en rentrant, téléphona à son ami qu’il trouva toujours souffrant et encore malade, comme je l’avais prédit. Voilà, Messieurs, ma troisième raison pour être un homœpathe. (**)



(*) En français dans le texte
(**) Note de Pierre SCHMIDT
On voit bien par là que le Dr BURNETT n’avait pas la plume froide et savait ce qu’il disait ; et que sa façon d’exposer ses cas est très pertinente. Il y a, du reste dans les autres cas, des indications pour des remèdes qui ne sont pas très courants : cela peut aider chacun du reste dans sa pratique. Ce sont des cas qui sont si plaisamment décrits qu’ils restent fixés dans la pensée, et cela vaut la peine de les connaître.
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