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QUATRIÈME RAISON


Les remarques qui m’ont été faites après le récit de ma troisième raison impliqueraient que, dans le cas signalé, il ne s’agissait vraisemblablement pas de « vraie » pleurésie.


Étant donné qu’il s’agit d’un sujet qui a contracté lui-même et par deux fois une pleurésie, qui avec cela a souffert douze longues semaines au lit, de cette maladie ; qui a ensuite traîné toute sa vie d’étudiant une douloureuse séquelle de pleurésie ; qui a dévoré tout ce qu’il a pu trouver dans la littérature médicale concernant les pleurésies ; qui a suivi avec assiduité les conférences du grand Skoda (*) sur les pleurésies pendant plusieurs semaines avec un intérêt tout ce qu’il y a de plus personnel, si l’on peut ainsi dire ; qui a vu et examiné au cours de ses études je ne sais combien de cas de pleurésie pendant tous ses stages dans les hôpitaux et les cliniques ; qui de plus a été, comme par hasard, interrogé à ses examens finaux précisément sur la pleurésie et qui, dans sa propre pratique ultérieure, a traité un grand nombre de cas de pleurésie… il importe de le connaître… eh bien ce sujet… c’est moi-même en personne !


Enfin maintenant, je peux vous donner ma quatrième raison d’être un homœopathe. Le gentleman dont il a été question dans ma dernière lettre (l’ami de mon malade), après s’être remis de ses douleurs aiguës, est allé consulter un spécialiste pour les affections goutteuses, mais son épaule et son côté étaient encore tellement bloqués qu’il était incapable dans ces conditions de remplir ses obligations professionnelles, et après être resté fidèlement sous le contrôle de son propre docteur pour une période de temps supplémentaire et cependant n’allant toujours pas mieux, finalement Quoi ? Il vient me consulter ! Et que se passa t-il ! Bryonia alba, Chelidonium majus et Sulphur, le rétablirent en quelques semaines.


Dans mes débuts, il me semblait qu’Aconit et Bryonia seuls, s’ils étaient bien étudiés, et correctement prescrits, pourraient convertir le monde entier à l’homœopathie ; tout au moins, je ne vois pas d’exception à cette affirmation pour quiconque s’il est vraiment honnête et impartial.

Mais les préjugés sont tellement ancrés qu’ils sont tout puissants. Comme Bolingbroke disait : « Cela peut paraître bizarre, mais c’est pourtant bien vrai dans la plupart des cas, que si les hommes avaient moins appris, le chemin les conduisant à la connaissance eût été plus court et plus facile. Il est vraiment plus court et plus facile de partir de l’ignorance que de l’erreur pour aller à la connaissance. Ceux qui sont dans l’erreur doivent commencer par désapprendre avant qu’ils puissent travailler avec fruits ; et la première partie de cette double tâche n’est pas, à bien des égards, la moindre difficulté, et c’est bien pour cette raison qu’elle est si rarement entreprise. »

Si vous comprenez déjà les tout premiers éléments de l’Homœopathie, je me donnerai la peine de vous expliquer pourquoi j’ai donné Bryonia, pourquoi il a été suivi par Chelidonium, et enfin pourquoi Sulphur a dû être ajouté, mais comme vous êtes, quoi qu’il en soit, ignorant dans cette matière, considérez cette prescription thérapeutique comme faite empiriquement.



Note de Pierre Schmidt
Et en note, il ajoute : tout ouvrage décrivant les expérimentations homœopathiques de ces trois remèdes vous fournira amplement les raisons du pourquoi de cette prescription.


(*) Note de Athelas
Joseph Skoda (1805-1881), célèbre représentant de la seconde École (de médecine) de Vienne
Voir la très intéressante page Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_%C5%A0koda
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