#29088
Je vous recommande la lecture de cette série d'articles parus sur le site de la Revue des ressources.
Il s'agit d'une mise en perspective historique de la psychiatrie et de ses prolongements neuroscientifiques depuis la découverte de l'électricité animale jusqu'aux techniques actuelles (psychochirurgie, électroconvuslothérapie, stimulation magnétique transcrânienne, etc)
Une illustration des extrémités auxquelles peut conduire la folie réductionniste et mécaniciste en médecine, une longue suite de violences qui aboutit à la situation actuelle : l'obsession du "mind control" et de l'"homme augmenté".


Affinités électriques, le songe obsédant d'une physique de l'âme (I)
http://www.larevuedesressources.org/aff ... ,2699.html
Image
Lorsqu’il rédigeait son récit autobiographique, Freud ne soupçonnait pas que ce qu’il nomme un « édifice fantasmagorique » issu de la « suggestion médicale » se développerait et menacerait même, à peine plus d’un siècle plus tard, d’enterrer à la fois la psychanalyse et toute autre forme de psychothérapie en faveur de traitements électrisants s’appliquant aux entités physiques proprement dites, c’est-à-dire aux neurones en tant que tels. Car le début du XXIe siècle entérine le triomphe du réductionnisme scientifique…

Affinités électriques, le songe obsédant d'une physique de l'âme (II)
http://www.larevuedesressources.org/aff ... ,2700.html
Image
Les mécanismes de l’électrochoc sont difficiles à évaluer. En réalité, ce qui importe, c’est que l’on puisse renouer avec la fascinante métaphore du « cerveau électrique » qui fait office, depuis plus d’un siècle, de voie d’accès privilégiée à la connaissance du cerveau. La prégnance de cette métaphore est renforcée par la « mystique » de l’électricité salvatrice, rédemptrice et purificatrice.

Affinités électriques, le songe obsédant d'une physique de l'âme (III)
http://www.larevuedesressources.org/aff ... ,2701.html
Image
Un mémorandum de 1952 résume les principaux objectifs du projet Artichoke : « l’évaluation et le développement de toute méthode par laquelle nous pouvons obtenir des informations d’une personne contre son gré et à son insu (…) Pouvons-nous prendre le contrôle d’un individu au point où il va faire ce que nous lui demandons contre sa volonté et même contre les lois fondamentales de la nature telles que l’auto-préservation ? »

Affinités électriques, le songe obsédant d'une physique de l'âme (IV)
http://www.larevuedesressources.org/aff ... ,2702.html
Image
Le but de la propagande neuroscientifique – ou en tout cas sa conséquence logique – n’est-il pas l’expression d’une hiérarchisation entre un moi essentiel qui se manifeste par des réactions neurochimiques et un moi dérivé, secondaire, qui est le simple produit de ces réactions ? À partir du moment où la quasi totalité de la population est convaincue qu’il en est ainsi, que cette inversion de l’ordre hiérarchique personne/organe est justifiée, ce qui semble être le cas aux États-Unis et en Europe pour le moins, on peut parler d’un pouvoir neuroscientifique total qui s’exerce sans contrainte apparente, au moyen de la simple persuasion.
#29111
Sinistre, terrible.
Merci de ce relais d'information, Apus.

Je n'ai cependant pas pu aller au bout du troisième article en première lecture, ni regarder aucune vidéo tant l'exposé est descriptif et détaillé.
Je suis parallèlement horrifiée par l'installation médiatique du "débat sur l'euthanasie", ou encore par la législation récente en Belgique concernant de jeunes malades incurables : l'emballement scientiste toujours en cours et sa légitimation tous azimuts (au sens le plus prosaïque compris donc : droit et institutionnalisation en marche). Quand la "collectivité" commence à déterminer les conditions de vie et de mort de ses membres, un seuil est franchi me semble-t-il. Et les moyens contemporains d'administration laissent augurer du pire.

La banalisation de l'usage de produits comme hypnovel peut aussi me faire frémir. Ceci relève de mon propre chemin de peine et de stupéfaction devant les méthodes actuelles, les modes et les laborantins qui se lèvent comme des tempêtes d'hiver 2013-2014 en Bretagne pour s'entêter et faire tant de dégâts... et ces "débats" usant de fausses libertés.
L'on se débrouille comme l'on peut, certes, avec la "gestion de la souffrance" s'il faut parler en affreux et si révélateur jargon moderne.

Hahneman écrivit, avec sans doute son honnêteté coutumière, avec sa vaste expérience, - nous le rappelle le docteur Laborier dans son article http://www.planete-homeopathie.org/quelques-r ... -du-temps/ - :
"Les malades mentaux, les êtres les plus à plaindre de tous les hommes…"

Et si, comme le suggère le titre du présent topic, c'est la masse humaine qui aggravait son cas (de folie) ?


Le texte du docteur Laborier m'est aussi revenu en mémoire de mettre en relief l'approche opposée à ce qui est décrit dans les articles de la Revue des ressources, dans la violence, l'intervention et le choc les plus artificiels opérés par les psychiatres pour "soulager".
Extraits de l’ami de la santé : « Père Hippocrate, le grand connaisseur de l’homme, remarque dans un passage que les changements d’un extrême à l’autre ne peuvent être entrepris sans danger ni précaution … . La nature ne fait rien sans préparation ; tous ses travaux se produisent peu à peu, et plus le travail qu’elle exécute est construit et artistique, plus elle le fait avec circonspection et graduellement. »
(Nota : Qu'en est-il de la Nature ? De sa violence ? pour autant)


Pour élargir ce dossier infernal, je mentionnerai le groupe Pièces et mains d'oeuvre qui s'en prend radicalement à ces innovations de tous poils qui devraient sauver... la France... le monde !!! - qu'elles génèrent par trop et dont elles sont de plus en plus les moteurs intrépides et furieux. Clinatec, Minatec, salons aux exclamations enthousiastes (le h disparaît gentiment ! Juste un guili-guili ? Lissage de pro, de propagande ?)

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip ... rticle=355


A la suite, un extrait de ce que vous avez donné à lire, Apus, en "phase" avec les critiques de PMO, la coercition souvent au bord de la route (ou comment ré-envoyer les soldats amochés de 14-18 au front, information parmi d'autres) :
"Il n’est peut-être pas inutile de souligner qu’en dépit des espoirs suscités par ces techniques d’électrisation et de leur croissante crédibilité scientifique, elles n’ont jamais été capables de produire des résultats curatifs indiscutables. Elles sont, au contraire, soupçonnables, d’avoir le plus souvent aggravé l’état des patients ou d’avoir été utilisées dans un but ouvertement répressif.
Dans un article datant de 1859, intitulé De l’application de l’électricité au traitement de l’aliénation mentale, le Dr Teilleux, médecin-chef de l’asile de Maréville, écrit par exemple que l’électricité offre « l’avantage immense de pouvoir être employée comme agent de coercition, et, le cas échéant, de suppléer souvent à la douche, au corset de force, etc. etc. moyens qui tous présentent des inconvénients sérieux, tandis que l’application de l’électricité ne peut jamais en avoir. »
C’est sans doute pour cette raison que l’électrisation médicale se répand assez vite dans le monde asilaire."


Heureusement, la Revue des ressources ouvre aussi des fenêtres !
http://www.lareuedesressources.org/-ken ... ,142-.html
C'est du moins là encore mon opinion, en amatrice des essais érudits de Kenneth White : la raison n'est pas de nos seules beautés et puissances, notamment pour assagir, et volatiliser les souffrances et les malheurs ; tandis que l'homéopathie, qui relève d'une circonspection profonde et assumée face aux "mécanismes" ou modalités de la guérison - cachés aux perceptions et représentations humaines classiques ou même élaborées -, veille à pratiquer l'un de ces arts - composés, aussi enracinés qu'aux limites du matériel (de l'observation, des liens, de la situation, du tiers scrupuleux, de l'être là, etc... : une sorte de "géo"-poétique ?)

Bonjour, J'ai récemment terminé l[…]

Un pneumologue témoigne du Covid

Mme Henrion Caude est très alertée p[…]

nouveau membre

Bonjour Sissi, bienvenu et bonne lecture :)

Le règne de Knock

Ce que Jules Romain n'avait pas vu c'est que le m&[…]