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Si vous pouviez vivre 200 ans vous auriez constaté que de manière très périodique l’actualité allopathique est secouée de la manière suivante:

1) Sortie d'un médicament en grande pompe, possiblement avec des milliards de bénéfice
La "mise sur le MARCHE" est justifiée par de magnifiques études, toutes financées par le labo. Le médicament est ensuite approuvé par les instances, toutes à la botte des labos. Puis toutes les victimes sont hypnotisées d'une part:
-Par l'aspect "c'est tout nouveau, c'est tout beau", ou "c'est le top ultime de la recherche"
-Tandis que ceux qui ne marchent pas tout à fait dans la combine sont culpabilisés et stigmatisés. "Si vous ne traitez pas vous exposez le patient à tel risque terrifiant"

2) Vient l'âge d'or du médicament durant lequel le chrono tourne mais le pognon rentre à flots. On peut encore continuer de faire taire les grincheux et autres esprits chagrins qui ont contesté des tas d'effets secondaires ou une absence de résultats réels

3) On ne parvient plus à masquer le bide complet, que l'or tant vanté n'était que de l'aluminium anodisé. C'est le cas avec l'étude présentée ici. Avec le temps des gens suffisamment concernés par le problème de la maladie supposément traitée se sont associés pour produire une étude non falsifiée qui fait ressortir la fraude.

4) On abandonne le produit. MAIS heureusement entretemps on a développé son successeur. RETOUR à la case 1 ! C'est beau, cela s'appelle le progrès médical.

Les médicaments aident-ils les enfants ayant un trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention, ou leur nuisent-ils?
Écrit par Janet Currie et Mark Stabile
22.08.2014
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Une nouvelle étude ne relève aucune amélioration du rendement scolaire chez les enfants prenant des médicaments destinés au traitement des troubles d’hyperactivité avec déficit de l’attention.

Au cours des vingt dernières années, les troubles mentaux ont surpassé les déficiences physiques en tant que principale cause de limitation des activités chez l’enfant. Aujourd’hui, le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA) est trois fois plus susceptible que l’asthme de constituer une source d’incapacité de l’enfant, les cas de THADA chez les enfants d’âge scolaire sont en croissance autant au Canada qu’aux États-Unis.

Une question difficile que doivent généralement se poser les parents d’un enfant souffrant d’un THADA est celle de savoir s’ils doivent ou non lui faire prendre du Ritalin ou de l’Adderall, les deux médicaments les plus couramment utilisés pour traiter le THADA et les comportements hyperactifs et impulsifs associés à ce trouble. De plus en plus, la réponse des parents et des médecins à cette question est «oui».

Il y a des enfants pour qui le Ritalin et l’Adderall sont essentiels et contribuent grandement à améliorer la qualité de vie, mais il y en a de nombreux autres pour qui les avantages qu’apportent ces médicaments sont moins certains. Dans une étude coréalisée avec Lauren Jones et publiée dans le Journal of Health Economics, nous avons examiné les effets à court et moyen termes de stimulants comme le Ritalin sur les résultats des enfants(1). L’étude propose une analyse de l’essor en 1997 de l’assurance médicaments au Québec (Canada), qui a accru de façon importante l’accès à une assurance pour les médicaments sur ordonnance et ainsi contribué à rendre ces derniers plus abordables. Dix ans après cet essor, les enfants québécois consommaient des stimulants dans une proportion deux fois plus élevée que ceux du reste du Canada, 44 % des ordonnances de médicaments contre le THADA produites au Canada en 2007 ayant été rédigées par des médecins du Québec, qui pourtant ne compte qu’un peu plus de 20 % de la population canadienne.

Mark Stabile est directeur de l’École de politique publique et professeur à la Rotman School of Management de l’Université de Toronto. (Gracieuseté de Mark Stabile)



On pourrait s’attendre à ce que cet accroissement de l’accès à des médicaments contre le THADA se soit accompagné d’une amélioration de la santé et, idéalement, des résultats scolaires des enfants concernés. Or, les données relevées dans le cadre de notre étude indiquent plutôt que les enfants consommant de tels médicaments ont obtenu de moins bons résultats. Ces données, nous les avons produites en comparant les enfants québécois avant et après l’essor de l’assurance médicaments, et les enfants québécois par rapport aux enfants du reste du Canada, où la consommation de stimulants n’a pas connu une augmentation aussi rapide.

Un accès accru aux médicaments n’a pas entraîné de résultats prometteurs. Nous avons en réalité observé un accroissement chez les enfants québécois des problèmes associés aux effets secondaires possibles et connus des stimulants, comme la dépression et l’anxiété. Nous avons en outre relevé très peu de données signalant un quelconque effet bénéfique de ces médicaments sur les résultats scolaires des enfants. En fait, nous avons plutôt constaté une augmentation du redoublement scolaire et une baisse des résultats en mathématiques.

Lorsque nous avons examiné les données sur les garçons et sur les filles séparément, il nous est apparu qu’un plus grand nombre de garçons ont commencé à prendre des stimulants après la modification de la politique québécoise sur les médicaments, y compris de nombreux garçons chez qui les premiers symptômes d’un THADA étaient de faible intensité. Du côté des filles, l’augmentation de la consommation de stimulants était davantage concentrée chez celles dont les premiers symptômes étaient de forte intensité. Pourtant, cette hausse de la consommation de stimulants chez les filles atteintes d’un THADA est associée à une plus grande souffrance émotionnelle, à un risque accru de dépression, à une baisse des résultats en mathématiques et à une diminution de la probabilité de poursuivre des études postsecondaires.

Notre étude met en évidence les effets des médicaments destinés au traitement du THADA en fonction de leur usage réel au sein d’une collectivité donnée. Elle ne cherche pas à répondre à la question de savoir si une utilisation optimale et ciblée de ces médicaments peut aider les enfants.

Nos résultats laissent toutefois entendre que les observateurs qui se disent inquiets de l’augmentation fulgurante de la consommation des médicaments contre le THADA aux États-Unis, au Canada et dans d’autres pays ont raison d’être préoccupés. Les conclusions de notre étude indiquent que nous devrions être moins prompts à prescrire des médicaments à un enfant ou à présumer qu’un enfant qui prend des médicaments est un enfant dont on a comblé adéquatement les besoins.

Les stimulants peuvent être très utiles pour certains enfants, mais il est peu probable que la croissance rapide de leur utilisation au cours des dernières années soit la meilleure solution. Il est même possible que certains des enfants qui prennent des stimulants aient plutôt avantage à ne plus le faire.

Janet Currie est professeure en économie et en politiques publiques à l’université de Princeton. Mark Stabile est directeur de l’École de politique publique et professeur à la Rotman School of Management de l’Université de Toronto. Il est également expert-conseil à EvidenceNetwork.ca.

Référence :

1. http://www.sciencedirect.com/science/ar ... 9614000654 (anglais seulement)

http://www.epochtimes.fr/front/14/8/22/ ... t-ils-.htm

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