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Kidnappeur ou parents désespérés tentant le tout pour le tout ?
Mais au fil des heures, alors que des petits films postés sur internet par l’un des frères de l’enfant présentaient la situation sous un jour très différent, l’affaire Ashya King semblait bien moins certainement l’illustration des conséquences dramatiques des croyances sans conscience. Dans une de ces vidéos : « Il explique que les parents avaient cherché à l’étranger un traitement de radiothérapie utilisant des protons (une prontothérapie) que le National Health Service britannique n’était pas en mesure de proposer. La seconde vidéo détaille l’équipement que la famille avait acheté pour assurer à Ashya le même traitement qu’à l’hôpital, y compris un nouveau fauteuil roulant », résume le journaliste et médecin Jean-Yves Nau sur son blog. Dès lors, la tonalité des médias traitant cette affaire, surtout en Grande-Bretagne, se modifia totalement. Concentrées sur les parents, les attaques se portèrent alors sur la police et son éventuel excès de zèle. A l’heure où nous écrivons ces lignes, même si des zones d’ombre persistent quant aux conséquences des traitements envisagés par l’hôpital de Southampton (qui auraient eu pour effet de laisser l’enfant dans un état végétatif selon le père) ou encore sur l’aide proposée ou non par les médecins britanniques pour tenter un autre traitement, il semble que la justice tant britannique qu’espagnole ne soit désormais plus si convaincue de la dangerosité des parents pour l’enfant. Le mandat d’arrêt britannique a été levé et les parents ont été libérés par la police espagnole qui les avait interpellés quelques jours plus tôt (et qui avait alors pu constater que la sonde naso-gastrique continuait de fonctionner). On saura également dans deux jours si la mesure de tutelle décidée au moment de l’arrestation de la famille est levée.

Autoritarisme médical
Au-delà de cet épilogue judiciaire et de l’émotion soulevée (qui a valu en Grande-Bretagne jusqu’à l’intervention du Premier ministre, qui a lui-même perdu un enfant), l’affaire a suscité de nombreux commentaires et réflexions. En France, l’affaire aura notamment eu une résonnance particulière alors que depuis plusieurs semaines une poignée de parents d’enfants atteints de cancer se battent pour le maintien d’un service proposant une prise en charge en marge des protocoles établis. « Cela n’est pas sans rappeler le combat que mènent chez nous des parents suite à la fermeture du service d’oncologie pédiatrique de l’hôpital de Garches » analyse ainsi l’auteur du blog Hippocrate et Pindare. Chacun trouvant facilement dans les spasmes de l’actualité des résonnances avec les sujets qui le taraudent, l’auteur de ce blog, médecin généraliste, voit dans cette affaire une nouvelle manifestation de l’autoritarisme médical, l’un de ses thèmes de prédilection. « Voilà le fond du problème : les parents n’ont pas « obéi » aux médecins qui souhaitait le garder. Qui plus est, ils ont transgressé l’interdiction médicale. Les médecins ont donc saisi la justice accusant les parents de faire courir à leur enfant un danger mortel. Qu’y-a-t-il de présupposé dans cette action : que l’enfant certes gravement malade allait être guéri par les médecins de cet hôpital et que la soustraction de l’enfant par les parents mettait en péril sa guérison et même sa vie immédiate. Que les experts médicaux qui ont agi disent la réalité, qu’ils doivent être de ce fait obéis. (…) Or il semble que la réalité soit tout autre. (…) Cette histoire n’est-elle pas tout simplement la lutte de parents contre le système médical qui veut imposer son "expertise ". Les services de police considèrent qu’ils n’ont fait que leur travail, je cite le commissaire adjoint Chris Shead : "Mais je préfère être critiqué sur notre détermination à agir plutôt que d’avoir à expliquer pourquoi un enfant est mort. Nous avons des experts médicaux qui nous disaient qu’Ashya était en grave danger. Dans ces conditions, je ne vais pas présenter d’excuses ". Et ces « experts médicaux » les interroge-t-on ? Ont-ils quelque chose à expliquer ? Vont-ils présenter des excuses ? C’est très improbable. Des excuses pour quelles raisons, nous diront-ils. Et pourtant ne sont-ils pas responsables de ce qui s’est passé ? N’ont-ils pas surestimé les dangers sur la vie de l’enfant ? Et par là même provoqué cette réaction policière ? N’ont-ils pas menti par omission ou simplification extrême ? Ils n’ont sans doute pas admis que des parents s’opposent à leur autorité médicale » analyse le médecin auteur d’Hippocrate et Pindare....

l'intégralité de l'article sur le blog:
http://www.enfants-cancer-garches.fr/20 ... liere.html

Ed ne mentionne t il pas que la question ne devrai[…]

Merci beaucoup VeroB pour nous avoir fait connait[…]

Bravo à Anne et à Annick qui ont tro[…]

quelle rubrique ? ...

TH : PALPITATIONS cardiaques / audibles : CHT : P[…]