par VeroS
Diplômé PH
#54456
Merci Jean pour cet article. Je suis la première surprise : j'avais toujours entendu que le glutathion et les précurseurs de glutathion contenus dans le petit lait aidaient à se maintenir en meilleure santé et étaient préventifs du cancer notamment...
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par Jean Umber
Diplômé PH
#54459
Toutes ces analyses nutritionnistes partent de modèles ébauchés à la suite de données expérimentales très partielles. J'ai l'impression qu'on est parti sur des théories non vérifiées.
Appliquons l'homéopathie, c'est bien plus rationnel.
par CATHERINE
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#54468
Merci pour toutes ces informations très intéressantes,

Jean, concernant le glutathion, dans un article que vous aviez publié sur le site de PH fin décembre 2012, déjà au sujet des peroxynitrites, vous évoquiez la diminution du glutathion ds les cellules, comme étant d'après vous, l'un des facteurs essentiels de développement et d'aggravation du sida.
mais, si je comprends bien, dans votre post ci-dessus vous dites que l'on retrouve un excès de glutathion ds les cellules cancéreuses (par insuffisance de peroxynitrites),
Est-ce que vous savez, s'il y a un taux de glutathion reconnu comme optimal, c.à.d. ni trop, ni trop peu ? Pr savoir par rapport à ce taux, si on est en surdosage ou en carence.

Par ailleurs j'ai bien compris la raison pr laquelle les phénols (donc y compris ceux contenus dans certaines huiles essentielles) sont toxiques, mais concernant les cycles aromatiques activés, est-ce que les familles des terpènes (limonène, camphène,...), et des terpènes aromatiques (paracymène,...) très utilisées comme anti-inflammatoires en aromathérapie, en relèvent aussi ?
P.q. en chimie végétale les PHENOLS sont produits à partir de la lignée TERPENES ==> TERPENES AROMATIQUES.

je vous remercie beaucoup pour vos précisions.

Catherine
par Emile
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#54469
Tel que je comprend l'affaire, si les antioxydants, comme le répètent à satiété les publicités, protègent les cellules saines, ils sont aussi bénéfiques pour les cellules cancéreuses et en particuliers pour celles qui, proches cousines des cellules souches, sont inductrices de métastases.
Résultat, le bilan est globalement négatif, surtout lors de production de métastases par un cancer déclaré ( cas d'une chimiothérapie) car les antioxydants protègent ces cellules qui ont la propriété de se développer bien plus rapidement que les cellules normales.
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par Jean Umber
Diplômé PH
#54470
le paracymène (méthylisopropylbenzène) a les mêmes propriétés que l'ibuprofène, simplement, il est beaucoup moins soluble que ce dernier, qui possède un groupement acide hydrophile, alors que le premier est totalement hydrophobe.
Les terpènes sont également sensibles aux oxydants, mais nettement moins que les aromatiques.
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par Jean Umber
Diplômé PH
#54527
encore une publication qui montre l'impact du paracétamol :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18445737

Ma conclusion est que le paracétamol empêche les réactions immunitaires (avec formation d'oxydants) qui protègent les cellules. Cela montre aussi que la formation d'anticorps n'est pas suffisante pour assurer une amélioration de la santé cellulaire.
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par Jean Umber
Diplômé PH
#54529
Merci Emile. Il y a une réponse sur pubmed, mais inaccessible.
par Emile
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#54530
Jean Umber a écrit : 19 févr. 2018, 19:20 Merci Emile. Il y a une réponse sur pubmed, mais inaccessible.
Ce doit être celle-ci avec une réaction des auteurs de l'article.
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
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par Jean Umber
Diplômé PH
#54531
Encore merci... mais il manque la page 3. On voit que la discussion fait rage.
par Emile
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#54532
Après son l'article de 2008, et toujours comme coauteur, Shultz a publié, en 2016, un travail complémentaire sur le même sujet avec des conclusions allant dans le même sens. Voici une proposition de traduction de son résumé :

RÉSUMÉ
Le trouble du spectre autistique (TSA) est caractérisé par des déficits persistants dans la communication sociale et une atteinte tant du comportement, que du niveau des intérêts et des activités. Notre étude sur cas-témoins précédente a montré que l'utilisation d'acétaminophène à l'âge de 12 à 18 mois est associée à une probabilité accrue de TSA (RC 8,37, IC à 95 %: 2,08-33,7). Dans cette étude, nous montrons encore une fois que l'utilisation d'acétaminophène est associée au TSA (p = 0,013). Comme ces enfants sont plus âgés que lors de notre première étude, l'association est inversée; moins d'enfants atteints de TSA par rapport aux enfants non atteints d'un TSA utilisent l'acétaminophène comme "premier choix" comparativement aux enfants qui n'en prennent jamais (OR 0,165, IC à 95 %: 0,045,0,599). Nous avons constaté qu'un nombre significativement plus élevé d'enfants atteints de TSA que d'enfants non atteints de TSA passent à l'ibuprofène lorsque l'acétaminophène n'est pas efficace pour réduire la fièvre (p = 0,033) et que ce changement d'utilisation est dû à un dysfonctionnement du système endocannabinoïde. Nous avons également constaté que les enfants atteints d'un TSA par rapport aux enfants non atteints d'un TSA sont significativement plus susceptibles de faire preuve d'une sociabilité accrue lorsqu'ils ont de la fièvre (p = 0,037) et nous émettons l'hypothèse que cette augmentation est attribuable à l'activation de l'anandamide du système endocannabinoïde chez les enfants atteints d'un TSA qui présentent un faible tonus endocannabinoïde à la suite d'une utilisation précoce de l'acétaminophène. À la lumière de ce qui précède, nous recommandons que l'utilisation de l'acétaminophène soit révisée pour des raisons de sécurité chez les enfants.
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
par Emile
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#54534
Jean Umber a écrit : 19 févr. 2018, 22:23 Encore merci... mais il manque la page 3. On voit que la discussion fait rage.
Effectivement, la "réponse à la réponse" à l'article de Shultz et al est tronquée. Cette discussion est bien rappelée et commentée dans ce papier de 2009 par Peter Good que je mets en pièce jointe.
Peter Good pointe le fait que le tournant à la hausse des années 80, dans l'incidence de l'épidémie d'autisme, correspond chronologiquement à la substitution progressive de l'acétaminophène (Paracétamol, Tyenol …) à l'aspirine pour contrôler les épisodes fébriles des jeunes enfants.
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
par Emile
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#54568
Une récente étude (acceptée le 11 décembre 2017) montrant l'induction de troubles du type autistique chez de jeunes rats albinos par le paracétamol utilisé pour contrôler la fièvre.
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
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par Jean Umber
Diplômé PH
#54579
Encore plus excitant, si l'on peut dire

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29460795

Où il ressort que non seulement le paracétamol, mais aussi l'amoxicilline (qui est un phénol, je le précise, :shock: ), voire le glyphosate (qui comporte une liaison Carbone - Phosphore sensible aux oxydants), favoriseraient l'autisme.
amoxicilline.jpg
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.

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PULS ou pas PULS

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