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par Edouard Troesch
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#17897
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egora.fr - Fanny Napolier - 26/06/2013

Quatre médecins homéopathes seront reçus aujourd’hui à l’Elysée et à la direction générale de la santé (DGS). Ils protestent contre la transposition d’une directive européenne en droit français causant, selon eux, la disparition du marché de 75% des remèdes homéopathiques. Leur syndicat, le SNMHF se désolidarise et fulmine contre l’initiative d’un “quarteron de médecins homéopathes qui ne représentent qu’eux mêmes”.

"Ils veulent sabrer l’homéopathie, mais on ne va pas les laisser faire !", assure, remonté, le docteur Jean-Michel Alexis. Généraliste homéopathe à Draguignan (Var), il se bat avec quelques collègues contre la transposition d’une directive européenne de 1994 qui induit un changement dans la délivrance des AMM, effective en France depuis 2001. Toutefois les dossiers pour l'homéopathie n'ont commencé à être examinés par l'ANSM qu'au mois de janvier dernier. Si, jusqu’à maintenant, toutes les dilutions d’une même souche ne nécessitaient qu’une seule autorisation, depuis quelques mois, les laboratoires doivent en demander une pour la teinture mère et pour chaque dilution de la 2ème ch à la 30ème. Soit plus de trente dossiers pour un même remède. "Sachant que chaque demande coûte entre 30 000 et 50 000 euros ! Les laboratoires ne vont évidemment pas payer 30 fois 50 000 euros !", rapporte le docteur Alexis.

75% des médicaments homéopathiques en danger ?

De fait, ce médecin assure que certaines dilutions ne sont déjà plus trouvables en France. Et à terme, ce sont 75% des médicaments homéopathiques qui ne seraient plus produits par les laboratoires à cause d’un coût trop élevé. "Vous imaginez, trois quarts de votre outil de travail qui disparait ?", s’alarme pour sa part Jean-Louis Ode, praticien à Saint-Raphaël (Var).

"On ne sait pas d’où sortent ces chiffres !", clame-t-on au Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF), qui fustige l’initiative des quatre praticiens varois. "Quand l’ANSM les aura tous examiné, en 2015, ça représentera à peine 10, peut-être 15% des médicaments produits", garantit le SNMHF.

Au contraire, le syndicat se dit très satisfait de cette nouvelle législation. "Les autorités considèrent enfin que les médicaments homéopathiques sont de vrais médicaments puisqu’elles les soumettent aux mêmes procédures que tous les autres." Le SNMHF assure que l’incompréhension règne concernant la démarche de leurs confrères.

Reçus aujourd'hui à la DGS, au Sénat et à l'Elysée

Mais les quatre homéopathes varois comptent bien faire entendre leur cause. Ils ont mis en ligne au mois de janvier une pétition qui a déjà recueilli 70 000 signatures. Et il semble que cela porte ses fruits. Ils ont été reçus récemment par la conseillère chargée des médicaments auprès de Marisol Touraine, Chantal Berlogey, ainsi qu’au Comité économique des produits de santé pour une réunion de trois heures.

Mieux, Jean-Michel Alexis, Jean-Louis Ode et deux autres de leurs confrères, seront entendus en fin de matinée par Catherine Choma, sous directrice de la Direction générale de la santé (DGS), puis dans l’après-midi à l’Elysée, par le professeur Olivier Lyon-Caen, conseiller pour la santé de François Hollande. Rien de moins. Il y a aussi, une étape prévue au Sénat…

"Le professeur Lyon-Caen nous a demandé des choses scientifiques. Nous allons donc lui demander de revenir à une AMM de groupe pour les médicaments très dilués, entre 12 et 30 ch. A un tel niveau ils ne contiennent plus de teinture mère, ils agissent simplement avec la mémoire de l’eau. Donc il n’y a plus de risque", assure Jean-Michel Alexis.

Une manière, selon le praticien de soumettre une "proposition réalisable" et de couper la poire en deux pour le moment.

Le SNMHF perplexe


Pour les praticiens frondeurs, cette nouvelle législation s’avère opportune pour les laboratoires. "Les allopathes sont contents, puisqu’on a tendance à leur piquer des parts de marché. Et ceux qui produisent de l’homéopathie sont intéressés d’avoir seulement 600 ou 800 souches. Ils recentrent leur production, c’est plus rentable", assure Jean-Michel Alexis.

Là encore les positions divergent avec le SNMHF. "Comment un labo peut être content que l’on réduise sa production ?".

Boiron, le principal producteur de médicaments homéopathiques, avoue que cette polémique les dépasse. "Les bras nous en tombent, nous soutenons à fond la démarche initiée par la directive européenne. Le médicament homéopathique est la raison d'être de Boiron depuis 100 ans. Cinquante personnes chez Boiron consacrent leur temps à la présentation de ces dossiers depuis dix ans. Nous ne comprenons pas".

D'un autre côté, le représentant de Boiron ne se prononce pas sur les éventuelles conséquences sur la production de laboratoires plus petits.

"Pour nous l'argument économique ne tient pas. Nous avons déposé un dossier pour l'acetanilidum, qui ne représente que quelques dizaines de tubes commercialisés chaque année. C'est notre mission de le faire", poursuit le laboratoire. Boiron espère avoir "l'immense majorité de ses souches, dotées d'une AMM. Aujourd'hui, sur 200 produits évalués par l'ANSM, 27 seulement on été retoqués. Ce qui représente moins de 1/1000 du volume de prescription. Nous sommes confiants".

Au SNMHF, on ne comprend pas comment ce dossier a pu être porté si haut et on s’interroge sur le dessous des cartes. Reste à voir quelles suites seront réservées par le Château à ces revendications.
par Gyromède
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#17903
Le SNMHF trouve-t-il acceptable de n'avoir d'autorisés que des nosodes préparés à partir de produits biologiques pasteurisés ?
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par ByeBye01
Banni
#17921
De fait, ce médecin assure que certaines dilutions ne sont déjà plus trouvables en France. Et à terme, ce sont 75% des médicaments homéopathiques qui ne seraient plus produits par les laboratoires à cause d’un coût trop élevé

?? A vérifier, je reste dubitatif et ce n'est pas les informations que j'ai du Labo (Boiron). Sur la même ligne que le SNMHF, une autorisation de mise sur le marché (AMM) c'est aussi quelque part la reconnaissance d'une activité thérapeutique, travailler sur le long terme et, in fine, pérenniser une prise en charge par les organismes sociaux, ne nous trompons pas d'ennemi..
par Gyromède
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#17925
La même démarche de suppression des libertés par la méthode des enregistrements payants européens a été appliquée pour interdire aux agriculteurs, à vous , à moi de cultiver les semences des vieilles variétés de légumes et de fruits. C'est tout un patrimoine végétal créé par les générations précédentes qui ainsi amené à disparaître. Une association : Kokopelli qui a pour raison d'être de perpétuer les vieilles variétés de tomates, haricots, aubergines etc. etc, est harcelée judiciairement par des vendeurs de semences homologuées qui veulent avoir le monopole de choisir ce que nous pouvons manger.

Au fait j'oublie de signaler que les plus puissants des syndicats agricoles sont dubitatifs sur l'opportunité de critiquer ce genre de réglementation qui veut la disparition des semences qui ont permis à nos ancêtres de vivre en meilleurs état de santé que nous aujourd'hui. C'est dire la confiance que l'on peut avoir dans ces institutions dévoyées.
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par Julien
Diplômé PH
#17927
?? A vérifier, je reste dubitatif et ce n'est pas les informations que j'ai du Labo (Boiron). Sur la même ligne que le SNMHF, une autorisation de mise sur le marché (AMM) c'est aussi quelque part la reconnaissance d'une activité thérapeutique, travailler sur le long terme et, in fine, pérenniser une prise en charge par les organismes sociaux, ne nous trompons pas d'ennemi..
La seule reconnaissance thérapeutique c'est le soulagement et, si possible, la guérison du malade. Le reste ce n'est qu'un écran de fumée et du brouhahaha pour se convaincre d'exister.
par Gyromède
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#17929
gilles63 a écrit :Je connais un proche qui a ete soigne durablement avec PSOR de chez boiron donc chauffé
Est ce si nocif que ça le chauffage des nosodes et autres
D'abord ce n'est pas le médicament homéopathique nosode qui est chauffé (enfin j'espère ! ;) ;) ), mais le produit biologique initial avant les opérations de triturations, dilutions, succussions qui vont aboutir au médicament homéopathique. Ensuite en homéopathie la notion de nocivité d'un médicament n'est pas vraiment pertinente (il appelle les règles d'emploi liées à sa pathogénésie). Si le produit initial est chauffé et bien il faut faire le proving de ce produit modifié pour connaître quelles sont ses indications. Aujourd'hui rien ne nous dit, ni ne nous assure que ces indications les mêmes que celles du produit non chauffé et que nous n'avons rien perdu avec la disparition de l'ancienne méthode de préparation.

Nous avons affaire là à un processus bureaucratique aveugle qui ignore totalement ce qu'est la doctrine et la démarche de l'homéopathie de Hahnemann.
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par ByeBye01
Banni
#17930
"Nous avons affaire là à un processus bureaucratique aveugle qui ignore totalement ce qu'est la doctrine et la démarche de l'homéopathie de Hahnemann".

Là-dessus, nous avons peu de chance d'être en désaccord pour le reste j'attends confirmation de l'info véhiculée par le quarteron d'homéopathes
par Gyromède
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#17931
gilles63 a écrit :Frederick, que ferez vous le jour ou vous aurez besoin d"un remède rare trouvé par un homeopathe et que Boiron vous dira "n'existe plus car nous en vendions peu et donc nous n'avons pas demande d'AMM"
A l'heure ou l'on réduit la découverte de nouveaux remèdes allopat(cause générique) ,cette loi est entrain de tuer aussi l'homeo qui date de plusieurs siecles et aurait pu être la voie de recours face à tous ces nouveaux agresseurs de l'homme(H7N9 .....)
Ah mais Frederik sera sans doute dubitatif sur l'intérêt qu'avait cet homéopathe a prescrire ce remède de dessous les fagots, alors qu'une prescription en zigzag empruntant les routes des remèdes labellisés aurait permis à tout le monde de dormir la conscience tranquille et sans la peur du gendarme médical. Et puis Frederik nous expliquera que lui il pratique le doute cartésien comme hygiène de l'esprit et que la critique systématique et il faut le dire un poil perverse de tout ce qui peut faire de l'homéopathie une discipline médicale domestiquée et acceptable par la doxa dominante lui parait être d'un extrémisme insupportable.
par Gyromède
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#17932
Frédérick a écrit :De fait, ce médecin assure que certaines dilutions ne sont déjà plus trouvables en France. Et à terme, ce sont 75% des médicaments homéopathiques qui ne seraient plus produits par les laboratoires à cause d’un coût trop élevé

?? A vérifier, je reste dubitatif et ce n'est pas les informations que j'ai du Labo (Boiron). Sur la même ligne que le SNMHF, une autorisation de mise sur le marché (AMM) c'est aussi quelque part la reconnaissance d'une activité thérapeutique, travailler sur le long terme et, in fine, pérenniser une prise en charge par les organismes sociaux, ne nous trompons pas d'ennemi..
Mais quel est l'homéopathe un peu sérieux qui attend une telle reconnaissance ? Oui qui peut-il être hormis un ectoplasme, alors qu'il doit savoir que tout remède une fois dilué et potentialisé a forcement l'activité que lui confère sa pathogénésie, selon une loi de la nature mainte fois vérifiée depuis Hahnemann.
La seule question que peut se poser l'homéopathe c'est de savoir si la pathogénésie de ce remède est intéressante ou pas pour ses malades mais certainement pas si le remède a une activité thérapeutique !
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par ByeBye01
Banni
#17936
La seule question que peut se poser l'homéopathe c'est de savoir si la pathogénésie de ce remède est intéressante ou pas pour ses malades mais certainement pas si le remède a une activité thérapeutique !


Si la pathogénésie existe et clairement notifiée c'est que forcément à une dilution ou à une autre le remède (souche expérimentée) présentera à un niveau ou à un autre, une activité thérapeutique et personnellement, en l'occurrence, c'est bien ce qui m'importe.
par Gyromède
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#17940
Frédérick a écrit :La seule question que peut se poser l'homéopathe c'est de savoir si la pathogénésie de ce remède est intéressante ou pas pour ses malades mais certainement pas si le remède a une activité thérapeutique !


Si la pathogénésie existe et clairement notifiée c'est que forcément à une dilution ou à une autre le remède (souche expérimentée) présentera à un niveau ou à un autre, une activité thérapeutique et personnellement, en l'occurrence, c'est bien ce qui m'importe.
Donc si le concept d'existence de vérités a bien un sens pour vous, vous devriez dénoncer l'arbitraire de la mise hors circuit de médicaments dont la pathogénésie est établie, connue et enrichie depuis Hahnemann. Mais si en fait vous vous contentez de demi-vérités, de vérités négociables, si vous êtes en mathématique près à lâcher le théorème de Pythagore pour vous faire bien voir de tel puissant du moment et de son inquisition ou de je ne sais quel acteur social, alors bien entendu toutes les impostures et donc tous les consensus sont possibles et tout ce qui risque de se passer c'est que Galilée et Giordano Bruno aient chacun leur repos éternel un peu dérangé. ;) ;)
par Francis D
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#17941
Edouard Troesch a écrit :
Là encore les positions divergent avec le SNMHF. "Comment un labo peut être content que l’on réduise sa production ?".

Boiron, le principal producteur de médicaments homéopathiques, avoue que cette polémique les dépasse. "Les bras nous en tombent, nous soutenons à fond la démarche initiée par la directive européenne. Le médicament homéopathique est la raison d'être de Boiron depuis 100 ans. Cinquante personnes chez Boiron consacrent leur temps à la présentation de ces dossiers depuis dix ans. Nous ne comprenons pas".

D'un autre côté, le représentant de Boiron ne se prononce pas sur les éventuelles conséquences sur la production de laboratoires plus petits.

"Pour nous l'argument économique ne tient pas. Nous avons déposé un dossier pour l'acetanilidum, qui ne représente que quelques dizaines de tubes commercialisés chaque année. C'est notre mission de le faire", poursuit le laboratoire. Boiron espère avoir "l'immense majorité de ses souches, dotées d'une AMM. Aujourd'hui, sur 200 produits évalués par l'ANSM, 27 seulement on été retoqués. Ce qui représente moins de 1/1000 du volume de prescription. Nous sommes confiants.
J'espère de tout coeur que le SNMHF voit juste et que Boiron dit vrai. Mais comment s'explique donc les difficultés actuelles, inhabituelles, pour se procurer des médicaments de base comme Merc-cor 30 CH?
par Francis D
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#17945
Comment compte le Syndicat National des Médecins Homéopathes de France (SNMHF)?

Le SNMHF a publié sur son site un communiqué pour vilipender le "quarteron" de protestataires "qui ne représente qu'eux mêmes". Pour rassurer les homéopathes et leurs patients, le SNMHF, dans ce même communiqué précise:

"Moins de 200 souches ont été évaluées et seulement 27 - moins de 1% du volume des prescriptions - ont été retoquées".

Eh bien je ne trouve pas cela très rassurant: 27 retoquées sur moins de 200 souches évaluées, cela fait environ 15% de souches rejetées.

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