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#57373
.. elles n'ont pas les mêmes teneurs.

Ce texte est fort mal écrit, je vous le restitue tel que publié


Homéopathie, efficace placebo par André Grimaldi, Professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière

Faut-il rembourser l'homéopathie ? Débat secondaire disent certains, car cela ne représente que de 100 à 200 millions d'euros par an. Et puis: "si cela ne fait pas de bien , au moins cela ne fait pas de mal" Et c'est de l'emploi sur le territoire national. Le déremboursement pourrait inciter à la consommation des médicaments beaucoup plus chers.Sans compter le mécontentement des utilisateurs qui sont autant d'électeurs. Toutes bonnes raisons pour continuer à rembourser un "médicament" par ailleurs dispensé de toute étude visant à démontrer son efficacité et sa tolérance avant sa mise sur le marché. Ce faisant, les autorités de santé estiment implicitement que l'effet du médicament homéopathique ne relèverait que de l'effet placebo.
Cependant, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a demandé à la Haute Autorité de Santé (HAS) d'évaluer l'efficacité des médicaments homéopathiques. Mais évaluer par rapport à quoi ? Par rapport à un placebo en apparence semblable au médicament testé, mais ne contenant aucune substance biologiquement active. Le serpent se mord la queue. On connait le résultat, qui sera récusé par les homéopathes puisque leur médicament prétend agir par la simple "mémoire de l'eau" ayant eu contact avec des substances actives susceptibles de reproduire les symptômes du malade.En somme, soigner le mal non pas par le mal mais par le souvenir du mal que conserveraient les très hautes dilutions. De plus, les essais devraient être réalisés en double aveugle avec des séquences alternant, de façon aléatoire, chez le même malade, le médicament homéopathique et le placebo, car la force de conviction principale de l'homéopathie, c'est qu'il prétend individualiser sa prescription. A chaque personne son médicament. Reste que le placebo est efficace sur certains symptômes (douleurs, fatigue, troubles de l'érection ..) et chez certaines personnes.
Cette efficacité s'explique par le biais de la chimie "cérébrales" (opioïdes endogènes, dopamine, neurostéroïdes ..) dont la sécrétion peut d'ailleurs être bloquée par des inhibiteurs enzymatiques. L'efficacité limitée mais réelle du placebo ne pourrait donc être démontrée qu'en comparant les répondeurs au placebo à des non-répondeurs.

PENSÉE MAGIQUE DU PATIENT
On peut penser que l'individualisation moléculaire permise par la médecine dite "ohmique" (génomique, épigénomique, métabolomique ..) permettra demain de reconnaître ex ante et pas ex post les répondeurs et les non-répondeurs. Reste que l'effet placebo, tout chimique qu'il soit, est bien d'origine psychique, confirmant l'obsolescence du vieux dualisme postulant l'existence d'une barrière étanche entre le corps et l'esprit. Le placebo ne marche que si l'on y croit. D'où la question légitime: "Si ça marche pour le patient, si ça lui fait du bien, pourquoi lui dire que c'est un placebo ?"
L'effet placebo est en effet d'autant plus efficace qu'il est magnifié par un discours pseudo-scientifique ou une doctrine à résonance philosophique. Prescrire l'homéopathie ou la réflexologie en disant "ce n'est qu'un placebo", reviendrait à tuer l'effet placebo par l'effet nocebo. Pour autant, est-il éthique de conter des calembredaines aux malades alors qu'on dénonce à juste titre le manque de transparence des médecins ? Peut-être si le médecin y croit lui-même, à condition toutefois de ne pas retarder un traitement efficace et justifié, et que les honoraires respectent "le tact et la mesure". Au cours du colloque singulier, le médecin se doit donc de faire au mieux avec ce conflit éthique: utiliser l'effet placebo sans le faire tout à fait et sans mentir vraiment. Surtout ne pas s'opposée à la pensée magique du patient si elle ne comporte pas de danger pour lui. Le premier effet placebo n'est-il pas la relation médecin-malade, ce qu'oublie la "médecine industrielle" où les patients sont vus à la chaîne toutes les dix minutes.
Mais, quand il s'agit de santé publique ou de débat public, on doit dire la vérité. les autorités ne peuvent pas appeler à la pertinence des actes et prescriptions si elle ne respectent pas elles-mêmes la pertinence des remboursements par la solidarité nationale. Cela concerne aussi tous les traitements n'ayant pas fait la preuve d'une efficacité supérieure au placebo et n'ayant pas un rapport bénéfice-risque jugé positif. Il n'est pas question d'interdire l'homéopathie, mais d'en faire supporter les coûts par les utilisateurs ou par le biais d'assurances privées dites "complémentaires".
Reste l'utilisation des mots à des fins marketing. En inventant le terme d'"allopathie", les promoteurs de l'homéopathie séparent le monde de la médecine selon leurs propres catégories. Ils visent à réduire la médecine scientifique à un dogme parmi d'autres. Or, la médecine scientifique associe de façon indissociable, d'une part, la démonstration empirique de l'efficacité apportée par les études randomisées et par le big data, et, d'autre part, la compréhension physiopathologique, aujourd'hui moléculaire, du mécanisme d'action des médicaments. Non nous ne sommes pas des "allopathes"!
#57374
Connais tu les conflits d'intérêt de ce professeur émérite qui "aime la vérité"?
Il faudra qu'il nous explique comment un effet placebo s'accentue et se prolonge sur les années, entraînant une consommation moindre de médicament, voire sa complète suppression, y compris des "compléments alimentaires".
Quant au mot allopathie inventé par les homéopathes comme "communication" et "marketing" c'est à pisser de rire, l'hôpital qui se fout de la charité! Ce mot a été forgé en référence à un concept très précis par Hahnemann, avant que tout marketing commence à prospérer, et que notamment le marketing soit inventé pour vendre davantage d'allopathie! Quelle ignorance!!
#57376
je ne connais rien de ce monsieur si ce n'est qu'il était endocrinologue.
7 pages de déclarations sur "transparence.gouv" pour 134 "avantages" de 2013 à 2018 avec divers labos.
Il ne déclare aucun "conflit d’intérêts" en rapport avec cet article dit-il.
#57385
Or, la médecine scientifique associe de façon indissociable, d'une part, la démonstration empirique de l'efficacité apportée par les études randomisées et par le big data, et, d'autre part, la compréhension physiopathologique, aujourd'hui moléculaire, du mécanisme d'action des médicaments.
Cette allégation du "médecin scientifique" Grimaldi me ferait largement sourire si elle n'était dramatique... Pas vous ?

Ce serait un régal d'entendre un vrai scientifique (conscient de ce qu'est une vraie preuve scientifique... Bachelard, Wittgenstein : help ! :lol: ) connu de la scène publique et ayant donc droit à une tribune autant retentissante que celles accordées au Pr. Grimaldi, de nous expliquer et nous prouver de A à Z (c'est à dire dans l'ensemble d'un humain vivant, ce qui revient à dire de son matériel vers son immatériel, de son extérieur vers son intérieur et de son bas vers son haut) "les mécanismes d'action (y compris moléculaires, mais dans leur ensemble !) des drogues vendues par les firmes pour lesquelles non seulement il reçoit des avantages (dont le montant peut être connu) mais au sujet desquelles il a signé des conventions avec les mêmes firmes... Conventions dont les montants demeurent "pudiquement" inconnus du public (qui, si on écoute l'auto-déclaration de son indépendance devrait de fait délivrer un blanc-seing à la Parole)... Conventions dont on peut penser qu'elles sont la partie immergée de l'iceberg de ses émoluments ! Mais peut-être suis-je trop suspicieux ? :lol:

Si M. le Pr. Grimaldi souhaite nous enlever un doute, il est libre de publier de son propre chef les montants détaillés de ses défraiements et de leurs payeurs ! Cela nous donnerait au moins un vague sentiment de preuve de ses objectivité et indépendance !

Pour rester dans l'actualité, et pour revenir à ces fabuleux (fabuleux ! au sens premier du terme) engagement et démarche pour la "Vérité" scientifique de cet éminent professeur, ce serait utile de lui demander de nous prouver scientifiquement de A à Z la compréhension des mécanismes qui ont conduit à la "protocolisation" récente du baclofène dans son utilisation "détournée" pour le traitement de l'alcoolisme !

L'idée qu'on risque d'attendre longtemps ses preuves scientifiques me donne déjà l'envie de me bourrer la gueule pour oublier ! :lol:

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