par Emile
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#54748
Depuis un mois une dame de 45 ans se plaint d'alternances de diarrhée et de constipation. Elle est mariée et ne présente rien de vraiment saillant dans ses antécédents, si ce n'est il y a 5 ans, une entérocolite avec de nombreuses selles diarrhéiques mucopurulentes.
Elle est prise brusquement le 15 avril 1931 de vomissements accompagnés de selles fétides. Elle est soignée d'abord par un confrère allopathe, qui diagnostique une l'entérite aiguë, puis devant les phénomènes généraux qui s'accentuent, il pense à une appendicite aiguë et prescrit alors de la glace et de la morphine.

Je vois cette dame le 18 avril, je trouve une malade au faciès pincé, avec un pouls bondissant, une haute température : 40°8, de l'irritation cérébrale, de la prostration, le tout accompagné de vomissements incoercibles et de selles fétides. L'examen clinique de la malade me fait éliminer l'hypothèse d'une d'appendicite. Pas de douleur au point de Mac Burney, pas de contraction de défense musculaire de la fosse iliaque, absence d'hyperesthésie cutanée, etc…

Par contre, l'examen de la région hépatique me fait découvrir une zone douloureuse empâtée, mal délimitée, sur le bord inférieur du foie, qui me fait penser à une péri-cholécystite fibreuse avec nette présence d'adhérences péri-vésiculaire, semblant encapsuler une petite vésicule scléreuse. Je fais appeler un chirurgien qui, tout en confirmant mon diagnostic, ne pose pas la nécessité d'une intervention chirurgicale immédiate sur la vésicule.

Je prescris alors successivement les remèdes homéopathiques R1 et R2 en 6 CH.

R1 était indiqué par la violence extrême des symptômes, la sécheresse des muqueuses, la congestion céphalique, l'hyperexcitabilité de la malade avec impossibilité de supporter le poids des couvertures.

R2 lui était indiqué par l'amélioration par les compresses d'eau chaude que j'avais substituées à la glace, l'aggravation horaire de une heure à trois heures du matin, et la nette tendance à l'aggravation des symptômes.

L'amélioration par ces remèdes fut très peu sensible, j'eus alors recours au remède R3 en 30CH, dissous dans 150 cm³ d'eau, dont je fis prendre à la malade une cuillerée à soupe d'heure en heure. Le médicament étant indiqué :

1. par les vomissements incoercibles de la malade que rien ne pouvait arrêter, elle était dans l'impossibilité absolue de tolérer ne serait-ce qu'une cuillerée à soupe d'eau froide,
2. par l'amélioration par la chaleur.
3. par la discordance entre la température et le pouls.

L'amélioration apportée par R3 fut immédiate en arrêtant les vomissements que rien autre n'avait pu faire cesser.

Trois nouvelles crises moins violentes, en mai, furent radicalement jugulées par ce même remède R3. L'état de la malade est resté excellent jusqu'à aujourd'hui (10 mars 1932). Une radioscopie pratiquée par le chirurgien qui l'avait vue au moment de la crise (mai 1931) a confirmé mon diagnostic.

Que proposez-vous pour R1, R2, R3 ?
par Anne
Diplômé PH
#54777
pour R1 : aconit ? tableau violent, fv élevée, sécheresse des muqueuses
R2 : ars : l'horaire + l'amél par le chaud
R3 : pyrog : vomissement dès que l'eau se réchauffe dans l'estomac, amél chaud

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Merci beaucoup pour toutes ces réponses.