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par Athelas
Diplômé PH
#55368
annick a écrit : 04 mai 2018, 07:44 Athèlas à raison de rappeler qu'on ne prend pas les signes communs de la maladie avec un bemol : l'occlusion est un syndrome clinique pas une maladie
évidemment, mais si le syndrome a une sémiologie relativement bien établie ça change rien.
par Emile
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#55393
Vous avez analysé le premier cas d'obstruction intestinale. Avant que je donne sa solution, pourriez-vous maintenant vous pencher sur ce second cas :

OBSTRUCTION INTESTINALE

Dans les premiers mois de l'année 1914, je fus appelé auprès d'un malade que je trouvais dans un état si grave que je compris aussitôt que j'étais appelé derrière le dos d'un confrère. Je reprochais à sa femme de m'avoir mandé sans prévenir le médecin traitant, mais je finis par me rendre à ses supplications et j'examinais son mari.

M. X…, mécanicien retraité de la compagnie du Nord, est alité depuis plusieurs mois en raison de violentes douleurs abdominales accompagnées d'une constipation qui devient, de jour en jour, de plus en plus opiniâtre ; c'est à peine si laxatifs et lavements produisent un petit résultat à intervalles éloignés. Le malade n'a aucun appétit, d'ailleurs il a des vomissements dès qu'il prend des aliments liquides, aussi est-il considérablement amaigri.

A l'examen du ventre qui contraste, par son développement, avec l'état de maigreur du malade, je remarque par places, les saillies que font les intestins distendus.

Le palper n'est pas très douloureux et me donne la sensation de grosses masses indurées, irrégulières, remplissant tout l'abdomen.

Je ne pousse pas plus loin mon examen, tant le diagnostic me paraît évident ; cependant je remarque que le teint du malade n'est pas celui qu'a, d'ordinaire, un cancéreux aussi avancé. Ce n'est qu'une simple impression, mais qui me suffit pour accorder au malade le bénéfice du doute.

J'ordonne le remède R2 (12e).

Un granule toutes les heures.

A Madame X. qui me reconduit, j'explique, avec ménagement, que son mari est gravement atteint et vraisemblablement d'une maladie cancéreuse de l'intestin. J'ajoute que je puis me tromper et que je le souhaite, car dans ce cas la médication prescrite produira un bon effet. Madame X. n'est nullement surprise de mes paroles et m'avoue alors que c'est le diagnostic posé par un chirurgien qui a refusé de pratiquer une intervention, jugeant le cas inopérable.

Un mois plus tard, environ, je revois M. et Mme X. qui entrent dans mon cabinet et sont obligés de se nommer, car je ne les reconnais pas tout d'abord.

Et j'apprends d'eux qu'au nez et à la barbe du médecin traitant complètement ahuri, l'intestin s'était remis à fonctionner dès le lendemain de ma visite. Pendant quatre jours, l'intestin s'était exonéré : « à seaux, Monsieur le Docteur, à pleins seaux ! »

M. X. était si bien guéri qu'il put reprendre du service lors de la mobilisation et le continuer pendant les premières années de la grande guerre.

J'appris un jour, par un confrère ami du chirurgien, que ce dernier lui avait parlé de ce cas resté pour lui une énigme. « Je me suis trompé dans mon diagnostic, lui disait-il, cela est bien évident, mais comment diable l'intestin s'est-il remis à fonctionner seul? »

Il le saura, si jamais ces lignes tombent sous ses yeux.

Après le R1 du premier cas, que proposez-vous pour R2 ?
par Yohann
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#55397
Il me semble que R1=R2=Plb.
Et Plb me semble en fin de compte bien trompeur, et nos homeopathes semblent bien plus ruses que lui...
Dans le cas de notre pauvre veillard, a dilution elevee, le facies reste encore tres marque alors que les douleurs regressent, paradoxalement, bien qu'aucune matiere n'est encore expulsee. Constat tres interessant. Mais Plb etant un remede lent, progressif et apparamment quelque peu trompeur, il ne fallait pas se decourager et au contraire, retrograder (comme si le cas etait beaucoup moins grave) et entrainer ainsi que Plb se "retourne" et agisse rapidement et directement sur l'expulsion en rusant a l'inverse.. . Dans le second cas, c'est exactenent l'inverse qui se passe au niveau de l'expression du visage non proportionnelle a l'etat grave du malade nous confirmant l'emploi de Plb connu pour brouiller les pistes, mais cette fois ci a dilution elevee d'apres le raisonnement inverse...En rusant dans les deux cas, Plb est tombe lui meme dans le piege qu' il nous a tendu et a entraine ainsi "sans le vouloir" a une guerison complete de nos malades...
par Anne
Diplômé PH
#55403
Cette fois-ci, dans ce 2nd cas on a un symptôme un peu plus modalisé. Alors je m'y accroche.
ES : VOMISSEMENTS / LIQUIDES, les : (2)acon., (1)ant-t., (1)aran., (1)arn., (1)ars., (2)bism., (1)bry., (1)cham., (1)chin., (1)dulc., (1)ip., (1)kreos., (1)nux-v., (1)phos., (1)sil., (1,1)spong., (1)sul-ac.
il y aurait 2 medoc qui m'interesseraient : nux-v et phos

comme je suppose que R1 et R2 sont similaires
je proposerai nux-v mais sans grande conviction
par Emile
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#55503
Bravo à tous ceux qui ont pensé à Opium pour R1. En effet, lisons la pathogénésie d'Opium telle qu'elle a été relatée par Samuel Hahnemann :
« pression et gonflement pressif du bas-ventre qui semble sur le point de crever... accumulation de vents dans l'estomac et les intestins ; vomissement continuel, effort pour vomir, vomissement de sang, visage très pâle, teint blême, constipation pendant 10 jours et qui se termine par la mort... »
N'est-ce pas là le tableau de notre pauvre homme (hormis la mort qui lui a été évitée) si merveilleusement guéri par l'Opium à doses homœopathiques ?

Et bravo à ceux qui ont vu que dans le second cas, R2 n'était pas ce même Opium, mais plutôt Plumbum, ne serait-ce que pour la raison d'un amaigrissement considérable du sujet qui est une de ses keynotes, ainsi qu'une possible rétraction de l'abdomen expliquant l'apparition en saillie des intestins distendus.

Est-ce l'enjeu du XXIÈME siècle? U[…]

Merci beaucoup pour toutes ces réponses.

Kozer (suite) : C'est tout même dingue c[…]

Avant de diffuser ce post j'ai fait une recherche […]