#60020
M a 37 ans, elle travaille à l’hôpital comme manipulatrice radio dans le service de radiothérapie où je travaille aussi. Elle consulte une première fois en homéopathie en janvier 2016 pour insomnie et dorsalgies.
Elle n’a jamais eu besoin de beaucoup de sommeil, mais en 2016, même si elle ne ressent pas la fatigue, elle s’inquiète. Elle rêve de mort, d’accidents de voiture, du diable. Son sommeil est très léger (la pluie la réveille). Elle s’endort couchée sur le côté D et se réveille sur le ventre.
Elle est ravissante, mince, blonde aux cheveux longs, speed, travaille beaucoup, très fiable et empathique, mais se livre peu. La routine, c’est la « mort ». Adore faire la fête.
Elle a pris 30 kg pendant sa première grossesse (2011, son fils a maintenant 8 ans).
Il faut qu’elle soit toujours occupée.
Ne supporte pas d’avoir des vêtements serrés.
Elle aime bien l’alcool, et boit 1,5 l d’eau par jour par « nécessité ».
M. a comme principal souci de santé connu une endométriose, diagnostiquée en 2012, 10 mois après son accouchement : 3 endométriomes (le plus gros mesurant 9 cm au niveau de l’ovaire droit et 2 nodules au niveau de la cloison recto-vaginale) qui étaient totalement asymptomatiques. Opérée aussitôt pour ablation de ces nodules. Elle a eu d’importantes douleurs abdominales à partir de cette intervention, majorées par toute alimentation. Ensuite, elle a été sous pilule non stop, pour éviter la repousse des endométriomes.
Son histoire de vie : père algérien très strict, mère française qui compensait ; mariage = échec ; quitte son mari et son berger allemand en 2013, et part avec son fils ; 2015 le divorce est prononcé ; gros soucis financiers dans les suites qui font qu’en plus de son travail de manipulatrice, elle fait régulièrement des remplacements.
Jeannine, qui partage la consultation, trouve le remède X, qu’on lui prescrit en 30 CH (je n’en ai pas dans ma granulothèque), une goutte du verre.
Ses insomnies s’atténuent, mais ses douleurs abdominales s’accentuent…
Je lui conseille ne de pas reprendre tant que son sommeil est bon.

Juillet 2016 : une de ses collègues m’appelle pour me demander de faire quelque chose pour aider M… Elle a une « déchirure » musculaire du mollet G, ne peut plus marcher. M. ne veut pas s’arrêter car son absence pèserait sur le travail de ses collègues. Pas de notion de trauma (mais 15 jours avant, déchirure du mollet après effort violent). Mollet d’allure normale.
Douleur de la fesse au talon, « réduite » au mollet après tartinage de crème anti-inflammatoire, prise de Doliprane, d’Arnica 30 CH. Mais elle reste clouée sur son siège, tout à fait impotente à cause de la douleur. Que faire ?
Je regarde le remède X dans le Boericke : « sensation de raideur, comme si quelque chose était arraché à l’intérieur du corps » dans les généralités. Mmm, pas mal. Je vais lui redonner son chronique, puisqu’elle dormait mieux avec. Mais je ne l’ai toujours pas… sauf en LM. Et au vu de l’intensité de la douleur, pas question de lui dire d'aller l'acheter à la pharmacie, je lui donne X en LM5 (une bouteille de 50 cl avec moitié d’eau où j’ai mis quelques gouttes de X LM5 d’un flacon de 20ml d’alcool où j’avais mis 3 globules de Chowdhury ; je lui donne 1 càc d’un verre de dilution où j’avais mis 1 càc du liquide de la bouteille).
Après la prise, elle s’est endormie… Je ne la revois que le lendemain, elle me dit qu’elle a été rapidement soulagée de sa douleur avec X. Mais, elle se déplace avec son membre inférieur fléchi pour éviter la douleur.
Reprendre X en augmentant un peu la quantité. M sera arrêtée 6 jours après, et je ne la revois pas pendant plus d’un mois (congés annuels).

Novembre 2016 : M est raide, bloquée du dos. Je lui fais sniffer le flacon de X LM5, elle va mieux quasiment aussitôt. Je lui prépare une bouteille de 50 cl avec 25 cl d’eau et quelques globules de X LM1 de Chowdhury.
Deux jours plus tard, elle n’a plus aucune douleur et n’a rien pris d’autre que X, mais… la bouteille est vide ! (gloups... n'ai-je pas fait une bêtise ???)

Novembre 2018 : (remarquer que l’on travaille ensemble, j’ai pu constater qu’elle menait une vie normale, pas d’arrêt maladie ; aucune sollicitation de sa part) elle prend un 2ème RDV d’homéopathie. La raison ? elle voudrait un 2ème enfant (son fils est très attiré par son père, elle sent qu'elle va se retrouver seule ; car si elle a un compagnon, elle s'est juré de ne plus s'engager dans un nouveau mariage). Elle a arrêté la pilule pendant 3 mois, rien spontanément ; deux stimulations ovariennes : échec ; et là, vient me voir avant la 3ème et dernière stimulation (ne veut pas de FIV) car veut mettre toutes les chances de son côté pour avoir ce deuxième enfant.
Je fais le point sur l’effet de X, et c’est ainsi que j’apprends que depuis 2016, elle n’a plus jamais eu de douleurs abdominales (post chirurgie de l’endométriose, merci X !). Je vérifie qu’elle relève toujours du remède X, c’est le cas. D’ailleurs un signe de plus en faveur du remède : ptose de sa paupière sup D.
Je lui conseille de reprendre X en LM1 (une bouteille de 25 cl avec 3 globules de Chowdhury) direct bouteille. A 37 ans, avec un ovaire G atrophique, une endométriose, les chances sont minces. Mais X fait de l’effet, car elle dort comme un bébé lorsqu’elle en prend...

Mars 2019 : je suis dans mon bureau, toc, toc, toc, c’est M.. qui vient m’annoncer qu’elle est enceinte de 2 mois. Bébé « naturel », les 3 stimulations n’ont rien donné. Elle avait abandonné l’idée d’être enceinte, elle a eu un moment de cafard, se sentait angoissée et elle est allée voir un acupuncteur.
Dernière prise de X LM1 : fin janvier 2019. Et depuis, elle n’en n'a pas repris.

Juillet 2019 : M boite de nouveau terriblement, métrorragies de fin de 2ème trimestre de grossesse. Je l’arrête, et lui donne une bouteille de X LM2. Sinon, sa grossesse se déroule sans souci.
En trois jours, la douleur est passée (elle conserve un endolorissement du dos), les saignements aussi, mais les contractions ont augmenté (quelles contractions ??? première nouvelle !). Contractions non douloureuses.
Consigne = stop tant que ça va, reprendre si douleur, saignement, ou reprise des contractions.
X = ???

Conclusion : 3 ans et demi de recul avec X LM1 (et un peu de LM5) qui a permis :
- l’arrêt des douleurs abdominales post-op (je l’ai vue grimacer de douleur avant d’être compétente en homéopathie) pendant plus de 2 ans ;
- peut-être une atténuation de l’endométriose, mais elle a pris la pilule pendant tout ce temps ;
- de tomber enceinte, car je ne crois pas au fait que soit l’acupuncteur !
Merci Jeannine.
M n’avait jamais réalisé tout cela ; c’est en reprenant son histoire calmement, lors de sa 2ème consultation que tout est apparu. Guérison de l’endométriose en douceur ??? la suite nous le dira car j’ai conseillé à M de ne pas reprendre la pilule après son accouchement, si elle veut bien que je la suive.
Je confirme que X est sycotique au dernier point !
#60022
Difficile de ne pas penser d'abord à Lyc ou Sep.
Mais ces tumeurs utérines, ce désir d'alcool, cette intolérance aux vêtements (et le fait que tu n'aies pas ce remède sous la main) attire l'attention sur Crot-h. J'ai remarqué également la vivacité de crotale. On ne retrouve pas la jovialité ou la gaité, mais ce type de tempérament existe bien chez lach ou 3ème degré. (le trigonocéphale fait partie de la sous-famille des crotalinae)
#60027
Bravo Jean Umber, tu étais sur la bonne piste avec le venin.
Bravo Emile tu as trouvé le remède APIS.
Jeannine a pris comme bout de fil qui dépasse de la pelote le rêve de démons. Et ensuite, on trouve plein de choses qui collent... mais sur 3 ans et demi, grande cachotière, parce que sycotique, qu'est M, comme :
- la tuméfaction de 9 cm (quand même) de l'ovaire droit,
- le désir d'indépendance (le rejet de toute idée de mariage alors que M n'est probablement
- pas loin de la nymphomanie),
- l'activité incessante,
- la prise de 30 kg pendant sa première grossière (mais pas pour la 2ème grossesse sous Apis !). Elle a dû faire une néphropathie, d'où cette "obligation" de boire tant d'eau tous les jours.
- Les douleurs la bloquent (dans tous les sens du terme) : aggravée par le mouvement. Douleurs articulaires, comme tout bon médicament sycotique.
- Son attitude "tout va très bien madame la Marquise".
- Son sourire permanent, même pendant les douleurs. Il n'y a pas de rire ponctuant les phrases. Mais quand même quelque chose avec le sourire affiché en permanence.
- J'ai été la radiothérapeute de sa grand-mère maternelle pour son cancer du sein (la mamie pourrait bien être Apis aussi !)
#62322
Et bien, M a attrapé le coronavirus début mars.
Elle reprenait son boulot, après l'arrivée de son petit garçon : grossesse et accouchement sans souci.
Le mardi 3 mars, elle reprend le boulot.
Le mercredi 4, elle reste dans sa voiture à l'hosto, n'osant pas venir dans le service (par peur de contaminer tout le monde, collègues et patients) car elle se doute qu'elle a attrapé le virus : forte fièvre, courbatures, perte du goût et de l'odorat, asthénie marquée. Une personne bienveillante lui donne un comprimé d'anti-inflammatoire et l'adresse aux urgences de l'hôpital. Prélèvement, rentrez chez vous.
Résultat du prélèvement : vendredi 13 mars. Dès que je percute, je lui envoie un SMS en lui recommandant de prendre APIS (elle est en LM2 qu'elle prend direct bouteille). Elle le fait. Elle a pris également, lorsqu'elle a su qu'elle était Covid+, ce qui lui a été préconisé par les urgences : un comprimé de Doliprane (elle n'en a pris qu'un). A la suite de cette prise, elle tousse. Une toux qui inquiète la cadre du service qui l'appelle tous les 2 jours. La cadre, inquiète, finit par m'en parler (moi, j'avais zappé !).
Je l'appelle vendredi 27 mars : dès qu'elle décroche, elle se met à tousser, j'ai l'impression que le fait de parler la fait tousser. Elle me confirme cela. Elle me dit que tout va très bien (en toussant, bien sûr)[madame la Marquise], qu'elle se sent très bien. Elle n'a plus de fièvre, l'odorat revient un peu, mais pas encore le goût (le café n'a aucun goût). La toux ? aggravée par le fait de parler, de se coucher (s'allonger, c'est la position). Là, elle me répond qu'après avoir pris Apis LM2 (et le Doliprane) le jour où elle a appris qu'elle était Covid+, elle s'est senti nettement mieux. Qu'à cela ne tienne : reprendre Apis LM2, si pas d'effet me dire. Je dois préciser que le médecin du travail de l'hôpital, en l'ayant entendu au téléphone, sans l'examiner ni rien, a prolongé son arrêt de travail d'encore une semaine.
Je l'appelle ce samedi 4 avril : ça va très bien [madame la Marquise], en forme, ne tousse plus (je confirme, pas une toux au fil). Dès qu'elle a repris Apis LM2, la toux s'est atténué. Elle en a repris tous les deux jours jusqu'au 1er avril, parce qu'elle ne toussait plus. Bien ! Autre chose à déclarer ? non. Non, non, juste, j'ai du mal à dormir. Son tout petit fait des petites nuits (minuit-5 heures), et pendant ces 5 heures, elle se réveille toutes les heures. Réveillée par quoi ? par rien, pas de cauchemar, pas de toux, pas d'idées en boucle, et elle conclut que son cycle de sommeil est écourté et dure une heure. Avant cette histoire de Covid, Apis la faisait dormir comme un bébé, là : non ! Goût et odorat reviennent très légèrement...
Passer à Apis LM3.
Conclusion : comme le disait André Saine, le constitutionnel peut guérir la maladie engendrée par le Coronavirus. M. n'est pas encore guérie (anosmie et agueusie résiduelles, troubles du sommeil), mais tout de même sur la bonne voie. J'ai cru entendre qu'elle allait reprendre le boulot (je l'aurai sous la main !)
#63051
Suite du cas de M.
Apis LM3 n'a rien donné.
M. a repris son travail. Mais elle a dû s'arrêter de nouveau quelques jours à cause de la bronchite/bronchiolite de son petit, traité par une pédiatre/homéopathe (pluraliste)(M. m'a montré la prescription et m'a demandé ce que j'en pensais : beaucoup trop de quantité, essayer avec un seul remède, en liquide ; M. avant d'aller consulter sa pédiatre lui avait donné Allium cepa et ça l'avait amélioré, je lui ai conseillé de rester sur ce seul remède, et manifestement, ça a fonctionné).
Tout récemment (15 mai) elle m'a dit qu'elle avait dû reprendre Apis, car elle sentait qu'elle allait moins bien : Apis LM2, 2 ou 3 prises, et de nouveau c'est bon. J'ai omis de la questionner sur son anosmie/agueusie, mais en tout cas, son énergie est excellente et elle est rayonnante.
#63052
Questionnement
Si ses anosmie/agueusie suite au Covid persistent, malgré le fait qu'elle soit très bien en énergie, ne serait-ce pas utile de lui faire sniffer ou prendre peut-être carrément par la bouche (car profondément sycotique) un peu d'Am-c, à la fois comme anti-psorique et comme aide pour la débarrasser des restes de son infection Covid ?

Avant de diffuser ce post j'ai fait une recherche […]

Il n'y a aucun souci Jen , c'est une mépris[…]

merci pour tout, Emile ! Que nous faut-il de plus.[…]

Présentation

Bonjour Patrick Suis très content de t'accu[…]