Traitement du monde végétal par l'homéopathie
#19461
Chers amis, voici quelques nouvelles des travaux que nous effectuons sous l'égide de HSF France à Skoura au Maroc. Voici le rapport d'Abdelaziz, ingénieur agronome. Vous apprécierez la rigueur de l'approche et déjà les premiers résultats.
En outre, que les franco-français autochtones infoutus d'accorder leur participe passé en prennent aussi de la graine!



L’oasis de Skoura est située à 40 km d’Ouarzazate, elle appartient à l’étage bioclimatique aride à tendance
continentale. La moyenne annuelle des précipitations est de 115 mm. Elles se traduisent souvent par des
crues violentes des oueds occasionnant des pertes substantielles sur les infrastructures hydro agricoles, les
terrains cultivés et le patrimoine arboricole. Les températures varient en moyenne entre -5°C et 20°C en
hiver et entre 30°C et 45°C en été. Les gelées printanières sont très fréquentes dans la zone et occasionnent
souvent des pertes considérables de production notamment sur les rosacées fruitières et les roses à parfum.
Au niveau agricole les jardins de la palmeraie sont généralement mal entretenus. La taille des arbres est
quasiment absente ou peu régulière dans la plupart des parcelles L’utilisation des pesticides est presque
nulle. Cette gestion empirique a permis aux différents ennemis de cultures de se développer et de porter
préjudice à la production agricole et à sa qualité. D’un autre côté, le fait que la zone soit restée pratiquement
vierges quant à l’emploi d’intrants chimiques et particulièrement de pesticides, contribuerait à l’obtention de
fruits dits « naturels ».

Dans ce contexte, comment peut-on contribuer au développement durable de la palmeraie? Développement
dont la définition a été adoptée au sommet de la terre à RIO en 1992 « mode de développement sensé
satisfaire les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les
leurs.. ».

Au niveau des oasis marocaines, et de Skoura en particulier, les contraintes qui pèsent sur la durabilité sont
de quatre ordres : écologique, technologique, socio- économique et pathologique.

Contraintes écologiques : il s'agit essentiellement, de la pérennité des disponibilités en eau d'irrigation qui
dépendent des précipitations très irrégulières qui arrosent les versants Sud du Haut et du moyen Atlas,
châteaux d'eau du pré- Sahara. Cette situation contraint les agriculteurs à pratiquer une gestion économe de
l'eau en recourant à des technologies appropriées. Rappelons que la fertilité des sols est très directement liée
à leur alimentation en eau... Autre handicap à surmonter, le poids du foncier et la concurrence pour l'eau
d'autres secteurs d'activités notamment de l'industrie hôtelière liée au tourisme.

Contraintes technologiques liées à l'inadaptation de la motorisation agricole moderne et à la lutte chimique
inappropriée, en effet dans ces milieux de forte densité, végétale, animale et humaine et où l'eau de boisson
provient de nappes phréatiques peu profondes, l'usage de pesticides toxiques menacerait la santé des êtres
vivants en contaminant les ressources vitales, air, eau, sols, biocénose, produits agricoles et d'élevage,
alimentation…

Contraintes socio-économiques : pénalisée par son éloignement des grands marchés, la production de
l'agriculteur oasien doit supporter un coût prohibitif des transports.

Contrainte pathologique : le microclimat de Skoura, est favorable au développement des ennemis de
cultures. Les maladies et ravageurs ne sont pas maîtrisés ce qui nuit à la production globale des vergers.
Face à ces contraintes, HSF- France apporte sa contribution à l’édifice du développement durable de Skoura
en agissant à la fois sur la santé humaine et sur la santé végétale par la formation en homéopathie familiale
et en agro-homéopathie, la consultation et la distribution de médicaments homéopathiques et la constitution
d’une réserve de 170 remèdes au sein de l’association « Al Bichr ».

C’est dans le contexte de l’agro-homéopathie que nous avons d’abord mené une investigation pour recenser
les ennemis des principales cultures de la palmeraie. Mais vue la diversité des cultures et la contrainte du
temps, nous nous sommes limités en un premier temps aux trois cultures dont les ennemis sont consignés
dans le tableau suivant :

Image


La première phase de formation quant à elle a eu lieu durant la semaine du 15 au 20 avril 2013. Durant cette
semaine, nous avons consacré les matinées (de 9h à12h) à la formation théorique au siège de l’association Al Bichr,
et les après-midi aux sorties sur le terrain. Nous avons ainsi visité trois jardins à skoura (l’Hermitage, le jardin de
Jabrane, le jardin de Mafhoum) et plusieurs jardins à Tiflit.

Le dépistage nous a permis de constater que toutes les exploitations sont infestées de pucerons (dont on a identifié
5 espèces sur amandier, sur fève, sur rosier, sur prunier, sur luzerne, sur laurier…), de psylle et de trips sur oliviers ;
que les rosacées à noyaux présentent en plus des ravageurs, des symptômes de cloque et de criblure ; et que le
palmier dattier est infecté de fusariose. Les amandiers de Tiflit présentent en plus des symptômes de scolytes et de
capnodes.

Les remèdes homéopathiques que nous avons essayés sont :
Syrphida larva 6 CH et Coccinella 6 CH sur puceron de la fève, du rosier et du prunier,
Staphysagria 200 CH sur pucerons de l’amandier,
Petroleum 6 CH, Calcarea 200ch, Ocimum 6 CH, Syrphida 6 CH et Ledum 6 CH sur psylle de l’olivier
Thuya 200 CH sur cloque du pêcher,
Ocimum 76 CH, Calcarea 200 CH, Silicea 200 CH, Aurum 200 CH, Carbo vegt. 200CH, Arsenicum 200CH, Secale 200
CH sur fusariose du palmier dattier.

Les résultants obtenus sont très encourageants surtout pour le Thuya et pour les produits utilisés sur pucerons et ce
malgré quelques imperfections de notre part. En effet, d’une part la quantité d’eau utilisée est très faibles (environ
10l/arbre), d’autre part le traitement sur fève n’est pas justifié parce que la plante est déjà arrivée à la fin de son
cycle.

Le staphysagria qui a donné satisfaction sur les pucerons de l’amandier à l’Hermitage, n’a pas donné de bons
résultats à Tiflit, probablement parce que la personne que nous avons chargé du traitement s’est contenté d’une
quantité insignifiante de produit (l’équivalent d’une bouteille d’eau/arbre soit 1.5 l).

Les produits utilisés sur psylle et sur fusariose n’ont donné aucun résultat.
Pourquoi ?
Les produits sont-ils mal choisis ?
La dynamisation n’est-elle pas en adéquation avec l’âge et la taille des oliviers ?
Ou le volume d’eau utilisé est-il faible ? (certaines parcelles de l’exploitation de Tajanate n’ont pas été irriguée
depuis deux ans et même plus).
L’avenir nous apportera la réponse.

La deuxième semaine de formation (du 17 au 22 juin 2013) a été consacrée exclusivement à la formation pratique
(dépistage, identification des maladies et des ravageurs et traitement homéopathique). Le tableau ci-après résume
notre intervention au cours de cette semaine :

Image

Il est à noter que lors de notre passage chez Jabrane abdessadk le 20 juin, soit deux mois après, nous n’avons pas
trouvé de pucerons ni sur rosiers, ni sur pruniers ; alors qu’avec les traitements chimiques d’autres interventions
seraient nécessaires, même avec les produits systémiques.

Les échos que nous avons reçu de Skoura à ce jour seraient favorables pour les pucerons lanigères et les pucerons
verts du rosiers, pour les oïdiums du rosier et de la vigne. Mais il faut voir pour croire.

A suivre.
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