par Gyromède
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#4105
Quelqu'un sait-il qui a écrit ces lignes et où ?

Avant tout je précise bien que je ne cherche pas à faire de la provocation envers l'équipe de Planète-Homéo qui bâti un site enthousiasmant sur l'homéopathie, mais voici ce que j'ai découvert au fil de mes lectures :

Procédé de dilution cinquante millésimale- Il a été décrit par Hahnemann dans son Organon posthume publié en Allemagne en 1920. Le principe en a été rappelé et publié par Flury en 1948. Il est d'ailleurs complètement étranger au développement de l'homéopathie, et nous ne le citons que pour mémoire, étant donné son caractère irrationnel, qui ne peut séduire que les amateurs d'étiquettes hautement numérotées.

Procédé de dilution de korsakov- Il n'y a pas de commune mesure entre le procédé par flacon unique dit de Korsakov et la méthode par flacons séparés décrite par Hahnemann. Celle-ci est la seule rationelle et scientifique car elle est la seule vraiment décimale ou centésimale. Les autres sont de l'inconnu numéroté du fait des phénomènes d'adsorption (adhérence persistante des éléments dissous aux parois du flacon unique) et du mélange inévitable en proportions inconnues, dans chaque dilution successive, de fractions des dilutions précédentes : le numérotage étant alors de pure fantaisie, car il répond à des chiffres de manipulations variables, et en aucune façon au numérotage d'une dilution déterminée. L'expérience montre que la déconcentration est infiniment plus lente par le procédé de Korsakov (flacon unique) que par la méthode d'Hahnemann (flacons séparés), et qu'elle est en outre, désordonnée. Comme le décrochage des molécules se fait de plus en plus difficilement, il est impossible d'en déterminer le dosage. On a voulu aussi, en faveur des hauts numérotages, assimiler déconcentration et succussion, en employant le moyen terme de dynamisation, ou de puissance, ce qui amena une confusion vertigineuse entre toutes les préparations et surtout entre tous les numérotages, si bien qu'une 1000e faite au flacon unique passait pour une préparation très infinitésimale, alors qu'elle l'est à peine ou pas du tout. On est même allé jusqu'à numéroter les secousses au même titre que les dilutions.
Il était facile, dans ces conditions, d'obtenir, par ces systèmes aberrants, des préparations dont le numérotage fût astronomique et sans rapport avec le réel, ce qui satisfaisait les amateurs de mystère et d'extravagance. Mais, bien plus, en dehors de toute cette aberration, les korsakoviennes de haut numérotage n'ont jamais été faites, parce qu'elles sont infaisables. L'anarchie dans les préparations était devenue telle qu'elle compromettait, au bénéfice du "guérissage", l'exercice et et le progrès de l'homéopathie. Elle écartait de cette méthode tout esprit scientifique sérieux, d'où la nécessité de la codification de 1948, pour obtenir les autorisations ministérielles nécessaires (loi de 1941) à la fabrication de tous les remèdes, homéopathiques ou autres.
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par Edouard Broussalian
Staff
#4111
Bonjour Emile, cela sent les arguments de la pharmacopée française qui a entériné les préparations centésimales et enterré les korsakoviennes, sous des prétextes fallacieux comme amateurs "de mystère et d'extravagance."
Il faut lire un texte de Fincke pour balayer tout ceci d'un revers de main. J'attends la suite ;-)
par Gyromède
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#4115
Bonjour Edouard,

Je savais que ces passages ne devraient pas laisser indifférent Planete-Homéo !

Il s'agit de 2 extraits tirés de "L'Homéopathie" par Pierre Vannier dans la collection "Que sais-je ?" dans sa 7eme édition mise à jour : 2eme trimestre 1980.

Dans ce petit ouvrage de 128 page est aussi décrit un autre procédé de dilution, dit par fluxion continue, qui utilise un courant de solvant à débit variable (les succussions ne sont pas évoquées pour ce procédé).

Sur un plan humain, il y a une histoire qui mêle homéopathie et famille derrière ce patronyme de Vannier. Pierre Vannier devait être le neveu de Léon Vannier (1880-1963), médecin homéopathe parisien, devenu en 1915 le chef de file de l'homéopathie française. Son livre "La pratique de l'Homéopathie (doin)" a été le premier livre que j'ai pu lire sur cette méthode thérapeutique.

Biographie

Fils de Jean Vannier et d'Agathe Join, il naquit en Mayenne à Marigné-Peuton.

Il s'installe comme médecin homéopathe à Paris en 1905. Il est notamment l'initiateur :
  • du journal L'Homéopathie française (aujourd'hui L'Homéopathie européenne) en 1912
  • des Laboratoires homéopathiques de France (rachetés en 1988 par les laboratoires Boiron)
  • du centre homéopathique de France en 1931.
    « Faire connaître l’homéopathie et surtout en faire une médecine propre et adaptée aux connaissances modernes de la médecine et ainsi lutter contre, non seulement l'opposition rencontrée dans les milieux officiels, mais aussi contre une certaine forme d'application des connaissances homéopathiques qui n'étaient pas orthodoxes » (Dr Léon Vannier).
Son frère, Édouard Vannier, docteur en médecine à Saint-Georges-sur-Loire, aura plusieurs enfants qui suivront la vocation de leur oncle, dont :
  • Jean Vannier (1896-1944), notaire
  • Pierre-Édouard Vannier (1899-1986), médecin homéopathe à Paris (rédacteur du Que sais-je sur l'homéopathie)
  • Henri Vannier (1905-1990), médecin homéopathe à Rouen
Léon Vannier repose au cimetière ancien de Rueil-Malmaison.

Je ne peux m’empêcher de noter que le seul neveu de Léon qui n'ait pas fait de l'homéopathie son métier, est celui qui a vécu le moins longtemps ! (mais il y a peut-être d'autres causes, la guerre par exemple, vu la date de décès de Jean Vannier)
par Gyromède
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#4134
En fait je découvre que la méthode de dilution à flux continu serait due au Fincke qu'Edouard Broussalian à cité dans son précédent message.

http://www.medecine-integree.com/homeop ... -les-bases que je rappelle ci-dessous :

Au cours de l'histoire plusieurs méthodes ont été utilisées pour la préparation des remèdes dilués et dynamisés (méthodes permettant de faire passer les propriétés - information - des produits dans le substratum) :
  • Méthode Hahnemannienne : dilutions successives en flacons multiples au 1 / 10 (DH) ou 1 / 100 (CH) et dynamisation à chaque dilution : on dispose une série de flacons et bouchons neufs lavés à l'eau bi-distillée et secs en nombre correspondant au numéro de la dilution que l'on désire préparer. On met dans un premier flacon une partie en poids de la substance de base (teinture-mère, macérât glycériné, extraits d'organes, souches biothérapiques, troisième décimale pour les minéraux insolubles) et l'on complète à 99 parties en volume au moyen d'alcool à 70° (sauf incompatibilité ou insolubilité de la drogue). On bouche et secoue au minimum 100 fois la dilution obtenue : c'est la première centésimale (1 CH). On prélève ensuite une partie en volume de cette 1 CH, que l'on verse dans un deuxième flacon contenant déjà 99 parties en volume d'alcool à 70°, l'on bouche et secoue également 100 fois. La dilution obtenue est de 2 CH et l'on opère de la même manière jusqu'à la dilution voulue. S. Hahnemann utilisait surtout les dilutions 6 CH, 12 CH, 30 CH et 200 CH.
  • Méthode Korsakovienne : dilution au 1 / 100, à l'aide d'un seul flacon, par remplissage, succussion et vidage successifs, méthode que S. Hahnemann ne semble pas avoir directement expérimentée, mais dont il a admis la justesse du principe. Récemment réintroduits en France, ces remèdes constituent à nos yeux un bien meilleur choix car leur action est plus douce, plus profonde et plus durable.
  • Méthode des LM, obtenus par passages successifs de la solution au globule et du globule à la solution, méthode fastidieuse de préparation (remèdes disponibles en Allemagne et en Inde), mais qui semble avoir donné à S. Hahnemann les résultats les meilleurs en clinique. La prescription en est classiquement progressive LM/1 puis LM/2, LM/3, à raison d’une prise par jour durant une semaine … jusqu’à LM/30.
  • Méthode de la fluxion continue de Fincke, surtout utilisée aux USA, permet d’obtenir des dilutions très élevées (jusqu'à 5 millions de K !).(mais quid des succusions dans cette approche ?)


On enseigne classiquement que :
  • les basses dilutions (4 et 5 CH) sont à utiliser sur des symptômes aigus ou des signes très localisés,
  • les hautes dilutions (15 et 30 CH), remèdes toxiques en particulier, sont à utiliser sur des signes psychiques précis ou sur des maladies chroniques,
  • entre les deux, on utilise les 7 et 9 CH pour les troubles fonctionnels.
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par Edouard Broussalian
Staff
#4142
Bonjour Emile,
Question pointue, je suis obligé de te faire une réponse un peu conséquente:
S. Hahnemann utilisait surtout les dilutions 6 CH, 12 CH, 30 CH et 200 CH.
Oui il employait les dynamisations paires. J’ignore pourquoi depuis Vannier, en France ce sont les impaires qui sont en honneur. Notamment la 15 produit souvent des aggravations terribles. Il a employé jusqu'à des 1000 c. Mais justement pour ne pas avoir besoin d'un tel nombre de flacons il a mis au point le procédé LM, selon les termes du Révérend Everest, témoin de l'époque: "à la suite d'innombrables essais cliniques"
Récemment réintroduits en France, ces remèdes constituent à nos yeux un bien meilleur choix car leur action est plus douce, plus profonde et plus durable
Oui j'en sais quelque chose, j'ai été un de ceux qui ont agi en faveur de leur introduction. Maintenant si c'est pour voir prescrire des catastrophes comme Psorinum M, puis XM, puis LM à une semaine d'intervalle...
Il existe des tas d'appareillages qui ont été inventés pour monter tranquillement les plus hautes dynamisations. Je vous poste à tous un article tout à l'heure dans la rubrique Organon.
mais qui semble avoir donné à S. Hahnemann les résultats les meilleurs en clinique.
Disons que Hahnemann en était satisfait et toute personne qui les a essayés en dira la même chose. Je ne parle pas des incompétents qui les donnent en globules secs en LM15 par exemple ;-) Le meilleur fournisseur est Choudhury à Calcutta.
La prescription en est classiquement progressive LM/1 puis LM/2, LM/3, à raison d’une prise par jour durant une semaine … jusqu’à LM/30.
On commence généralement par 0/1, ouverture classique comme aux échecs. Cependant il n'est pas exclu de commencer à 0/2 ou 0/3.
Cependant j'en profite ici pour détruire un mythe persistant: ON NE RENOUVELLE JAMAIS une prise en liquide, que ce soit une LM ou pas, sans que l'on se soit d'abord assuré que la première dose ne provoque pas un effet net rapide et marqué, et sinon on procède prudemment à la répétition jusqu'à ce qu'un effet thérapeutique apparaisse et l'on stoppe alors toute prise.
fincke: surtout utilisée aux USA, permet d’obtenir des dilutions très élevées
C'était la référence absolue, tout le monde, Lippe, Hering, Kent les utilisaient. Je les emploie avec délectation et aussi pour me permettre une comparaison valable avec leurs cas classiques dans la littérature. Fincke est mort avec son secret de fabrication. Un article complet là dessus dans THE ORGANON vol 2 si j'ai du temps pour le sortir.
• les basses dilutions (4 et 5 CH) sont à utiliser sur des symptômes aigus ou des signes très localisés,
• les hautes dilutions (15 et 30 CH), remèdes toxiques en particulier, sont à utiliser sur des signes psychiques précis ou sur des maladies chroniques,
• entre les deux, on utilise les 7 et 9 CH pour les troubles fonctionnels.
Je ne peux manquer de bondir contre ces sottises de l'école française.
Pour guérir il faut 3 paramètres:
1. Ressemblance la plus grande entre l'agent thérapeutique et la maladie naturelle
2. Différence de genre entre entre les deux
3. Plus grande puissance dynamique de l'agent médicamenteux.

Je ne me concentre donc que sur le point 1. Lorsque l'on possède des signes caractéristiques du patient, on est de plus en plus certain de l'homéopathicté du médicament (son degré de ressemblance).

Alors la règle de prescription est la suivante:
on a toujours intérêt à prescrire la plus haute dynamisation mais dans la quantité la plus minime.

Ainsi une bête entorse avec les signes d'Arnica réagira merveilleusement plus vite et bien à Arnica XM que du 9c péniblement renouvelé.

Tu vois ainsi l'incompréhension qui fait donner des "hautes" pour les signes psychiques alors qu'une simple LM1 agit très bien dessus déjà. C'est une bévue fondamentale de l'école française qui est resté hypnotisée par les organes et n'a jamais compris la notion de force vitale.

Voici le lien sur la machine de Skinner:
http://planete-homeopathie.org/forum/l-appare ... -t523.html
par HERBADILLA
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#4152
Je me joins à Edouard pour dire que nous avons les preuves qu'Hahnemann utilisait des dilutions centésimales paires après avoir visualisé des dizaines de fiches correspondant à ces observations de patients prises durant ces années parisiennes de 1835 à 1843, fiches extraites de ces cahiers cliniques parisiens. Soit 30 - 24 - 18 - 12 - 6CH. il utilisait aussi des dilutions Centésimales plus hautes jusqu'à la MC, et il y a des observations pour ce qui est dilutions supérieures, où il a pu donner successivement une dilution 195C, puis 196C, puis 197C. Jean-claude
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par Athelas
Diplômé PH
#4159
Emile a écrit : On enseigne classiquement que :
  • les basses dilutions (4 et 5 CH) sont à utiliser sur des symptômes aigus ou des signes très localisés,
  • les hautes dilutions (15 et 30 CH), remèdes toxiques en particulier, sont à utiliser sur des signes psychiques précis ou sur des maladies chroniques,
  • entre les deux, on utilise les 7 et 9 CH pour les troubles fonctionnels.
Je propose que vraiment la note de l'homéopathie française soit dégradée en triple niais. :lol:
on lit ça partout, partout, partout. Une forme de publicité mensongère.

Xavier
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par Edouard Broussalian
Staff
#4163
HERBADILLA a écrit :Je me joins à Edouard pour dire que nous avons les preuves qu'Hahnemann utilisait des dilutions centésimales paires après avoir visualisé des dizaines de fiches correspondant à ces observations de patients prises durant ces années parisiennes de 1835 à 1843, fiches extraites de ces cahiers cliniques parisiens. Soit 30 - 24 - 18 - 12 - 6CH. il utilisait aussi des dilutions Centésimales plus hautes jusqu'à la MC, et il y a des observations pour ce qui est dilutions supérieures, où il a pu donner successivement une dilution 195C, puis 196C, puis 197C. Jean-claude
Jean Claude, pense à nous poster qq exemples :-)
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par GIL2VENCE
Etudiant
#4176
Merci pour ces précisions tellement enrichissantes.
Bonsoir Edouard, avec un peu de retard j'ai pris connaissance des derniers cas cliniques, c'est vraiment succulent,
tu prescrits pour le jeune Ahmed son remède en olfaction parce qu'il est en bonne santé, je comprends donc que son énergie vitale est de bonne qualité et donc peu "désordonnée".
ma question est : 1) le choix d'utiliser un granule sec, une dose liquide ou l'olfaction dépend donc de la qualité de l'Energie Vitale du patient ?
si oui,
ma seconde question est : 2) le choix de l'intensité (j'entends la quantité de la dose, qu'elle soit sèche ou liquide) dépend de quoi ? l'importance de l'imprégnation de la maladie du patient ? l'ancienneté de sa maladie ?...
enfin une dernière question : 3) la hauteur de dynamisation de la dose dépend elle bien (j'espère ne pas faire de boulette) de l'homéopaticité du patient avec son remède ?
merci de tes précisions et surtout M E R C I encore de tout ce que tu nous offres...c'est juste passionnant ! :D :D :D
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par Edouard Broussalian
Staff
#4188
GIL2VENCE a écrit :Merci pour ces précisions tellement enrichissantes.
Bonsoir Edouard, avec un peu de retard j'ai pris connaissance des derniers cas cliniques, c'est vraiment succulent,
tu prescrits pour le jeune Ahmed son remède en olfaction parce qu'il est en bonne santé, je comprends donc que son énergie vitale est de bonne qualité et donc peu "désordonnée".
ma question est : 1) le choix d'utiliser un granule sec, une dose liquide ou l'olfaction dépend donc de la qualité de l'Energie Vitale du patient ?
si oui,
ma seconde question est : 2) le choix de l'intensité (j'entends la quantité de la dose, qu'elle soit sèche ou liquide) dépend de quoi ? l'importance de l'imprégnation de la maladie du patient ? l'ancienneté de sa maladie ?...
enfin une dernière question : 3) la hauteur de dynamisation de la dose dépend elle bien (j'espère ne pas faire de boulette) de l'homéopaticité du patient avec son remède ?
merci de tes précisions et surtout M E R C I encore de tout ce que tu nous offres...c'est juste passionnant ! :D :D :D
:-)
Règle d'or: donner la plus haute dynamisation à la quantité la plus faible possible.

Donc ici, pas de soupçon concernant l'état général, une 10m me va bien, en olfaction.
Je commence presque tous mes cas en olfaction.
Doute sur l'homéopathicité: commence avec 30.
Doute sur la pathologie; présence de troubles avancés: commence à 30.
Pas sûr du médicament: donne placebo et revois le cas ;-)
par Magnolia
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#4196
Ok pour le placebo mais que marque t on sur l ordonnance et comment le prend t on

Magnolia
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par Edouard Broussalian
Staff
#4198
Magnolia a écrit :Ok pour le placebo mais que marque t on sur l ordonnance et comment le prend t on

Magnolia
Tu ne marques rien. Tu as des granules neutres en stock ;-)
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par GIL2VENCE
Etudiant
#4209
Edouard Broussalian a écrit :
GIL2VENCE a écrit :Merci pour ces précisions tellement enrichissantes.
Bonsoir Edouard, avec un peu de retard j'ai pris connaissance des derniers cas cliniques, c'est vraiment succulent,
tu prescrits pour le jeune Ahmed son remède en olfaction parce qu'il est en bonne santé, je comprends donc que son énergie vitale est de bonne qualité et donc peu "désordonnée".
ma question est : 1) le choix d'utiliser un granule sec, une dose liquide ou l'olfaction dépend donc de la qualité de l'Energie Vitale du patient ?
si oui,
ma seconde question est : 2) le choix de l'intensité (j'entends la quantité de la dose, qu'elle soit sèche ou liquide) dépend de quoi ? l'importance de l'imprégnation de la maladie du patient ? l'ancienneté de sa maladie ?...
enfin une dernière question : 3) la hauteur de dynamisation de la dose dépend elle bien (j'espère ne pas faire de boulette) de l'homéopaticité du patient avec son remède ?
merci de tes précisions et surtout M E R C I encore de tout ce que tu nous offres...c'est juste passionnant ! :D :D :D
:-)
Règle d'or: donner la plus haute dynamisation à la quantité la plus faible possible.

Donc ici, pas de soupçon concernant l'état général, une 10m me va bien, en olfaction.
Je commence presque tous mes cas en olfaction.
Doute sur l'homéopathicité: commence avec 30.
Doute sur la pathologie; présence de troubles avancés: commence à 30.
Pas sûr du médicament: donne placebo et revois le cas ;-)
Royal, Merci Ed,
j'y vois encore plus clair.
à ce soir, j'essaies de finir pas tard le cabinet.
Avatar de l’utilisateur
par Gaby
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#4359
Edouard Broussalian a écrit :
HERBADILLA a écrit :Je me joins à Edouard pour dire que nous avons les preuves qu'Hahnemann utilisait des dilutions centésimales paires après avoir visualisé des dizaines de fiches correspondant à ces observations de patients prises durant ces années parisiennes de 1835 à 1843, fiches extraites de ces cahiers cliniques parisiens. Soit 30 - 24 - 18 - 12 - 6CH. il utilisait aussi des dilutions Centésimales plus hautes jusqu'à la MC, et il y a des observations pour ce qui est dilutions supérieures, où il a pu donner successivement une dilution 195C, puis 196C, puis 197C. Jean-claude
Jean Claude, pense à nous poster qq exemples :-)
Voilà Ed, jen suis sûre que Jean claude va nous montrer un cas entier, s'il trouve le temps.

Comme interim, je te présente ici un cas du journal de Hahnemann, qui était transcrit et traduit en Allemand (une version Français/Allemand).

Hahnemann, Journal DF 5, 1837 - 1842; Haug Verlag, Heidelberg 1992

Un résume du cas de Castil Blase

13. Decembre 1837
Symptomes: douleurs de la tête a 4 ou 5 heures du soir et pendant la nuit, s’aggravant étant couché; picotement intérieur;
Hep C30, en 15 cuillerées; 1 c. dans 1 verre d’eau; en donner 1 c. à bouche dans un verre Aqua (cbv)

Beaucoup de changements de symptômes; ensuite je donnerai seulement les prescriptions:

6 Janvier: Oleand 1 glob C30 en 15,1
5. Fevrier: Oleand 1 glob. C24 en 15, 1 Spiritus; en mettre 1C.à.b.d. un v. Aqua; en prendre 1,2 pet.C.
28 Fev. Ol en 7 cuill.
9. Mars Oleand 1 glob. C18 en 15...
12. Avril: Hep 1 glob C24 en 15....
28. Mai: Hep 1 glob C18, 15, 1...
23 Juin Hep 1 glob C12 se porte très bien
17. Janvier 1838: Sulph 1 glob. 190, 15 c d’eau...
17. Mai: Sulph 1 glob. 190, en 15...
24. Mai: mettre 1 petit cuill. dans un second verre d’eau, et en prendre 1, 2..
8. Juin: Sulph 1 glob 191 en 15, 1 Spirit...
9. Juillet: Sulph 1 glob. 192 en 15, 1 Spirit...
6. Août: Sulph 1 glob 193 en 15, 1 Sprit....
20. Août Nux-m 1 glob 85 en 15, 1 Spirit....
21. Septiembre 1839 (?): --
28. Sept.: N.m 1 glob 31, 15 - 1 cbv... (No.1)
3. Octobre: N.m 1 glob 32, en 15...
******
D'ailleurs: les potences descendants (C24, 18, 12) c'est rien de nouveau; Hahnemann recommendait cette procedure déjà dans les 'Maladies chroniques' Vol 1, une foot-note dans le chapitre Psora; dans ma version Allemande c'est en page 157 de 188 total).

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