#59749
Bonjour à tous les participants du forum,

Je me présente Pierre, 27 ans, du Nord de la France.
Nous, notre famille, recherchons depuis plusieurs années des moyens pour remédier à nos problèmes de santé.
Nous avons eu l'occasion de nous informer sur de nombreux sujets cependant nous constatons par bien des pratiques que le résultat obtenu tient plus du fait d'arrêter de mettre de l'huile sur le feu grâce à une hygiène de vie qu'à une guérison à proprement parler.

Les informations que j'ai pu trouvées sur ce site, PH, m'ont convaincu du bien fondé de l'homéopathie que je ne connaissais que mal et de loin. Je remercie pour ces informations le Dr. Broussalian, et ceux qui accompagnent cette démarche, de s'exercer dans la recherche de la vérité, bien que des erreurs soient toujours possibles et humaines, car cette recherche de vérité a un coût personnel et public que vous n'ignorez sans doute.

Avant de me lancer plus loin dans l'approfondissement de l'homéopathie, je souhaiterais partager quelques interrogations et solliciter votre avis, à vous qui êtes connaisseurs de la pratique homéopathique.

Mettons les pieds dans le plat: les pratiques visant à améliorer / remonter le terrain sont-elles considérées en soi, en homéopathie, comme une démarche de suppression de type allopathique?
A priori je dirais que non mais si je vous sollicite c'est pour avoir d'autres lumière que la petite qui est mienne.

Il me semble que S. Hahnemann indiquait une diète stricte à ses patients si j'ai bien compris. Me permettant de conclure que celui-ci n'exigerait pas une chose contraignante et inutile qui ne participerait pas à la guérison, je suis poussé à la conclusion que l'hygiène de vie, particulièrement dans les maladies chroniques, est un levier important de santé, de guérison.

J'en viens aux pratiques "de terrain" en question qui m'interpellent.
1) Dr. Natasha Campbell-McBride.
Ce docteur, après avoir sorti sa fille de l'autisme, et ce n'est pas rien, a mis en place une sorte de régime appelé GAPS qui vise à sortir d'états mentaux graves (autisme, schizophrénie, dépression...) ou de maladies chroniques (asthme, eczéma...).
Elle apporte un raisonnement similaire à la vision homéopathique, en expliquant qu'à force de traitement allopathique, le terrain, particulièrement la flore intestinale, devient hautement générateur de toxicité (dérivés des opiacés, d'alcool, etc..) produits par une flore déséquilibrée. Elle fait remarquer que les traitements allopathiques font passer progressivement les symptôme d'un plan physique et superficiel à un plan émotionnel et mental (perturbation de la sécrétion des neurotransmetteurs principalement produits dans les intestins et déversement en continu de produits toxiques par la flore pathogène) .
Si j'ai bien compris, cette approche vise à permettre au corps de retrouver un terrain propre à son rétablissement (auto-guérison / auto-réparation).
Voyez-y vous une pratique allopathique ? une pratique complémentaire à l'homéopathie telle les diètes de S. Hahnemann ? autre chose ?
Si l'objectif de Hahnemann était le bien de ses patients, de quel oeil verrait-il ce genre de diète qui "sauve" un enfant autiste par exemple?
Certes cette vision est plus "matérialiste" que la doctrine, au vrai et bon sens du terme, homéopathique. Mais si le bien en est obtenu? Il semblerait, nous avons pu l'expérimenter et en voir des témoignages, que les symptômes suivant cette diète repassent sur le plan physique. Ce qui est, je trouve, intéressant.
Autre interrogation: cette flore bactérienne qui paraît tant déterminer notre santé ("toutes les maladies commencent dans les intestins" (Hippocrate ?) cela ne veut pas dire que c'est La première cause mais peut-être la première manifestation sur le plan physique) est-elle assimilable à notre "force vitale" ? Ou bien alors, en tant qu'habitants en nous, sont-elles des entités ayant leur propre force vitale en nous ?

Si je me tourne vers vous, vous pouvez imaginer que je n'ai pas su, grâce à ce régime, résoudre mes problèmes. Cependant il me fournit actuellement les grandes lignes pour me nourrir sans le payer sur un plan mental car sans ce régime, je serais un légume... Cependant, la non réussite, qui n'est que la mienne, est sûrement également dû à un manque de discipline et d'observance stricte de ce régime qui conditionne sa réussite. En effet pour mettre en place ce régime il faut de l'organisation, du temps, de la volonté que j'ai du mal à mettre en action suivant mon contexte.
Les résultats de l'homéopathie me paraissent ainsi très intéressants pour enlever une première "couche d'abattement" qui me rend difficile la mise en place d'actions discipliné, strictes et persévérantes à long terme . J'y entrevois également une possibilité de vrai guérison, pleine d'espérance, toute contraire au fatalisme ambiant de notre société qui "baisse les bras", "laisse tomber", "se résigne".

2) L'eau de Quinton.
Même raisonnement. Allopathie ou remontée et reconstruction très utile du terrain ? Les résultats sont probants. Il ne me semble pas également qu'on puisse parler de suppression mais je sollicite votre avis.

3) Urinothérapie
L'Inde est montrée en exemple dans la pratique homéopathique.
Il semblerait également qu'il y soit pratiqué l'urinothérapie, appelée aussi amaroli.
Les résultats annoncés sont grands également.

Voici pour mon premier texte sur ce forum. Je vous remercie de patienter sa longueur.
Je ne viens pas faire la promotion d'autres pratiques, que l'on s'entende sur ce point. Seulement tout ce qui peut-être utile à la santé, il me semble, doit attirer notre attention.
De plus l'argumentation que j'ai trouvé sur ce site a achevé de me convaincre du bien fondé de la science homéopathique.

Je suis heureux de participer à ce forum, même si j'ai pour l'instant bien plus de questions que de réponses. Je suis confiant d'y trouver bienveillance et amour sans compromission de la vérité même quand celle-ci nous remet en cause (n'est-ce pas souvent le cas?).

Bonne journée !

Cordialement,

Pierre C.
#59754
Bonjour Pierre

Vos interrogations sont légitimes, rejoignent beaucoup de questions couramment posées. On aimerait que les participants du forum aient un peu plus de notions d’homéopathie de base, pour vous répondre plus facilement !

Eliminons tout de suite l’inutile urinothérapie. C’est une forme d’isothérapie, et je vous renvoie à nos autres discussions à ce sujet pour plus d’infos. Pour faire simple, seules quelques rares personnes en excellente santé, peuvent observer un petit bénéfice avec cette méthode. Effectivement, ils doivent être plus nombreux en Inde que chez nous. En Occident, du fait des niveaux de santé très dégradés, les plans émotionnels et psychiques sont de plus en plus atteints. Donc méfiez-vous des afficionados de ces méthodes, ils ne sont peut-être pas tout à fait « dans le même monde que nous » pour utiliser un euphémisme et n’ont pas du tout envie d’y revenir. Ce type de patient généralement éprouve une très grande méfiance pour toute substance étrangère à son corps.
Bref, oubliez !

Sur le sérum de quinton et toutes ces « petit moyens » je ne nie pas qu’il puisse avoir des propriétés. Attention aux cardiaques et insuffisants rénaux. Mais quelles sont les lois pour le choix de cette substance, sur quels patients les appliquer ? qu’en attendre ? Ce ne peut pas être une panacée, donc comment rigoureusement prescrire ? Perso, j’utilise les lois de Hering pour avoir une idée de la compétence d’un praticien alternatif, magnétiseur, acupuncteur, etc... Le processus de guérison ou d’amélioration de la santé doit s’effectuer de haut en bas et de dedans en dehors. Si ça va dans l’autre sens, le praticien doit être capable de le détecter, et il doit à minima insuffler de l’énergie pour qu’une autre praticien quel qu’il soit, trouve le "cas" ensuite plus facile.

Un homéopathe est convaincu que l’homéopathie est la seule méthode MEDICAMENTEUSE pour guérir. Nous ne nous occupons pas ou très peu des moyens physiques et régimes. Nous ne reconnaissons pas à Hahnemann des capacités extraordinaires dans ce domaine. Il a simplement été parmi les premiers à utiliser son bon sens de manière systématique dans la prévention des maladies. Le plein air, l’exercice physique, la recherche d’équilibre dans la vie, y compris sexuelle, etc…sont autant de principes importants pour une vie harmonieuse.
La médecine chinoise recommande très finement des principes pour équilibrer la santé par l’alimentation. Mais il s’agit de rééquilibrage. Pas de guérison. Nous voyons régulièrement des patients, qui par exemple avaient arrêté le gluten et lactose avec succès dans la cadre d’une polyarthrite par exemple, et qui rechutent malgré tout plusieurs années après, malgré la poursuite du régime. Là, l’homéopathie prend la suite pour parvenir à la guérison.
Pour mémoire, j’ai également vu des enfants autistes s’améliorer au bout de quelques années sans intervention aucune ou presque(ni même de régime). Simplement les vaccins avaient été arrêtés… Le niveau de santé initial devait être suffisamment bon pour que le corps élimine une partie de l’intoxication vaccinale (censure, frappe!) Donc bien sûr que les régimes alimentaires adaptés, individualisés, non transformés en obsession, religion, qui ne soient pas de l’anorexie déguisée ONT LEUR PLACE. Mais là encore, sur quels critères s'appuient ils.

La médecine chinoise recommande également le Qi Gong, comme gymnastique de rééquilibrage énergétique, et ça fonctionne. Vous avez certainement tout un tas d’autres moyens pour aider les gens à passer certain obstacles et améliorer leur état de santé. (EMDR, Ostéo, etc…) Et bien sûr, dans le cadre d’addictions, l’homéo peut rarement agir s’il n’y a pas une volonté du patient, et des cercles d’accompagnement.

Mais sincèrement, je n’ai jamais observé ailleurs (hors miracle) l’évolution à travers les années que l’on observe avec une homéopathie uniciste bien conduite, sur un niveau de santé donné.

Alors, chers patients, oui, prenez-vous en charge. Equilibrez votre alimentation, faites de l’exercice physique en plein air, surveillez et impliquez-vous pour la qualité de vos relations, de votre environnement, etc.. Tout cela, y compris le respect de valeurs morales, va influer sur notre santé individuelle et communautaire. En revanche, la santé n’est pas un absolu en soi, elle est au service de la vie, de votre projet de vie. Certains ne pourront jamais récupérer, et pourtant leurs vies seront magnifiques.
VeroniqueB aimais cela
#59762
Bonjour Pierre.

Vos interrogations sont tout à fait fondées. J'adhère complètement au discours de Terrasienna. J'ai moi-même été dans votre situation, à envisager tout un tas de thérapies pour mon fils autiste et notamment le désormais très célèbre régime SGSC.
Enlever le lait et la caséine a été le premier réflexe... Allez savoir pourquoi ? Certainement pour avoir entendu comme tout le monde que c'était nocif et aussi que des parents d'enfants comme le mien, m'ont dit que c'était la première chose à faire...
Le problème n'est pas tant de retirer certains aliments de l'alimentation, mais de complémenter le malade avec des substances "naturelles" où non, pour compenser les carences hypothétiques liées à l'éviction de ces mêmes aliments. Il n'est pas rare qu'un praticien, en même temps que de prescrire le régime, place de la spiruline, ou autre décoction de plante pour booster, réparer, soutenir l'organisme... Voir pire, de l'homéopathie à la sauce complexe sans lactose bien sûr :) Comment peut-on observer les bienfaits d'un régime si on prend en même temps des substances qui peuvent interagir aussi sur l'organisme ?

Pour le cas de mon fils et des enfants autistes, les familles sont prises par le temps. Cette épée de Damoclès qui dit que l'autisme est réversible, mais qu'après 5 ans c'est foutu ! Le temps presse, il a 4 ans ! dans 1 an son cerveau se reprogramme et il faut vite vite agir !!! Alors on fait n'importe quoi. On tente un régime pendant 2 semaines et ça ne fait rien du coup on lâche du leste et on passe sur autre chose, on tente des bains de sels d'epsom car il parait que ça été formidable pour Paul... Et puis Jaques a réussi à sortir des mots en prenant 2 semaines des antibiotiques prescrit par le médecin D. Tu peux me donner son numéro stp ?

Bref la logique et le bon sens voudrait qu'on tente une chose à la fois et qu'on se laisse le temps d'observer les effets, et enfin constater effectivement si le niveau de santé remonte ou dégringole selon la loi de Hering. Je ne l'ai compris qu'après avoir bien fait chuter le niveau de santé de mon petit bonhomme.

Exemple concret de la loi de Hering :

Mon fils démarrait à 1an 1/2 un asthme allergique (rhume, éternuements, toux sèche nocturne, dyspnée). On lui a donnée flixotide et ventoline à cette époque. 1 an et un rappel de vaccin plus tard (le dernier ;) ), plus d'asthme. L'année de ces 2 ans a été tranquille au niveau des allergies et les années suivantes également. Par contre, a démarrée à cette époque une stéréotypie visuelle infernale, il secouait des objets devant ses yeux à longueur de journée. Selon la loi de Hering on se trouve ici devant une chute du niveau de santé car les symptômes physiques localisés sur les muqueuses ont disparus au profit d'une atteinte émotionnelle et mentale bien plus profonde.

Aujourd'hui, 5 ans après les faits, et 9 mois de traitement homéopathique, les éternuements, le coryza et la toux reviennent gentiment. Normal, son niveau de santé remonte, l'agitation diminue, les symptômes anciens reviennent sur un plan plus superficiel.

Quelle que soit la pratique, la loi de Hering est un outil irremplaçable pour interpréter la direction de guérison que prend l'organisme : la santé remonte, ou diminue. Cela s'observe sur tous les êtres vivants. Il est possible que certaines pratiques puissent infuser de l'énergie au patient et fasse remonter le niveau de santé mais derrière comment le cas est il géré ? J'ai l'exemple d'une amie qui s'est faite planter des aiguilles dans l'oreille pour dégager une strate émotionnelle. Cela a fonctionné manifestement car les symptômes qu'elle avait au moment de la consultation sont partis, un mieux-être s'est installé, et s'est développée ensuite une verrue séborréhique sur la joue. Une verrue qu'elle avait déjà eue dans le passé mais qu'elle avait faite enlever. Que dit le praticien ? il faut la faire enlever... Il est fort à parier qu'on revienne au point de départ non ?...
L'homéopathie est effectivement la seule thérapeutique à envisager quand on utilise des substances médicamenteuses pour guérir mais cela va encore plus loin. Dans l'idéal, les thérapeutes qui travaillent sur le "terrain" devraient eux aussi étudier l'organon pour comprendre les rouages des maladies, l'interprétation des symptômes, ... et ils deviendraient certainement homéopathes par la suite.

Quand est-ce que tu prends ton 1er package Pierre déjà :D ?
#59763
Bonjour Terrasienna, Bonjour Christophe,

Merci pour le temps que vous prenez même si cela vous fait répéter.

Je comprends qu'il faut que j'approfondisse davantage le sujet.
Terrasienna, je pense pouvoir commencer à comprendre votre point de vue.
Je pourrais argumenter, contr'argumenter sur tel ou tel point (urinothérapie n'est pas que de l'isothérapie, eau de Quinton a montré par expérience que c'est un grand moyen, un régime s'il ne vise pas à renverser la flore bactérienne du bon côté sera inefficace à long terme, modification des génome des céréales, le jeûne dont j'avais oublié de parlé qui soigne les pathologies mentales...). Mais je ne suis pas sûr que cela soit judicieux et éclaire davantage la question.

Cependant je pense qu'en effet, si j'ai bien compris votre propos, vous situez l'homéopathie sur un autre plan, non pas en contradiction mais sur un plan différent qui procure une guérison devant un mal ciblé. Force est de constater que les résultats avancés en homéopathie (bien pratiquée) semble atteindre d'une manière scientifique le résultat voulu et d'une manière définitive. Cela ne peut-être qu'enthousiasmant.

De toute manière si je suis ici c'est bien qu'il y a une raison! Avec mon niveau de santé, mon hygiène de vie et les méthodes que j'ai pu exposées, je me rends compte, et c'est un constat qui ne concerne que moi, que je ne m'en sors pas. Et ceux qui soutiennent les méthodes que j'ai pu citées et qui pourraient dire que c'est parce que je n'ai pas été assez discipliné, rigoureux, dans ma pratique, je leur donne raison.
Mais peut-être qu'à un certain moment l'hygiène de vie ne suffit pas, c'est peut-être cela que vous vouliez signifier par "la seule méthode MEDICAMENTEUSE"? Là est peut-être la question. Est-ce qu'un grand rehaussement de l'hygiène de vie suffit ou alors, vu le contexte de vie, le médicament s'avère salvateur. Et voilà pourquoi me voici.

Je réalise que c'est peut-être une réflexion qui paraît idiote mais j'assume le ridicule: En rejetant l'allopathie grossière et inefficace telle qu'elle est mal appliquée à un grand nombre de patients, je me dis et constate bêtement que j'avais (et quand je dis" je", je pense que cela concerne tout un milieu ) jeté le bébé avec l'eau du bain. C'est-à-dire que je n'envisageais même plus un MÉDICAMENT, c'est-à-dire, une chose (je n'ose dire substance) qui face au mal, le cible et l'élimine. Et que beaucoup de produits qui nous sont présentés, avec des vitamines, des minéraux, des hormones, des ceci, des cela, ne ciblent rien mais entrent dans le cadre de l'hygiène de vie.

Cette réflexion semblera peut-être navrante pour certains d'entre vous qui trouveront que j'ai enfoncé la plus grande porte ouverte du forum. Mais la frontière est parfois mince entre cette amélioration de terrain par l'hygiène de vie prônée par certains et les promesses de guérison qu'ils en font.
C'est comme s'il y avait une zone d'ambiguïté dans laquelle les personnes ne savent pas si leur mal nécessite un rehaussement de l'hygiène de vie ou d'un traitement curatif médicamenteux. Or dans les milieux "bio", alternatifs, etc .. aux constations parfois justes, que reste-t-il en "médicament" ? Homéopathie ? souvent cela ne fonctionne pas ou peu car mal appliqué. Huiles essentielles ? cela soulage rapidement mais quid de la cause du mal ? vous direz "suppression", à raison à mon avis (mon avis grâce à ce site!).
Si bien que le médicament n'est plus tellement envisagé et s'installe alors une hypertrophie de l'hygiène de vie et toute dérive comme "l'anorexie déguisée" que vous avez constaté.
C'est peut-être cela, ce n'est pas toujours facile d'y voir clair.

Mais là vous me direz que quand toutes ces méthodes disent "peut-être, on ne sait quand", l'homéopathie dit "oui, avec du temps".
Terrasienna: "Mais sincèrement, je n’ai jamais observé ailleurs (hors miracle) l’évolution à travers les années que l’on observe avec une homéopathie uniciste bien conduite, sur un niveau de santé donné."

Il semble en effet, de ce que je commence à entr'apercevoir, que l'homéopathie apporte un cadre raisonné, scientifique : ce qui rassure ; immatériel: ce qui peu surprendre.

Christophe, je pense que votre réflexe du régime SGSC était légitime à l'époque, gluten et caséine sont utilisées d'une manière délétère par une flore bactérienne déséquilibrée. Arrêter de jeter de l'huile sur le feu c'est bien, mais d'accord avec vous: guérir c'est mieux. Vous avez fait le mieux que vous pouviez faire selon les connaissances du moment.

Heureux que votre fils se porte mieux grâce à l'homéopathie, un joie dont je me réjouit.

Merci à vous deux pour l'indication de la loi de Héring qui semble incontournable.

Je pense effectivement accéder au premier package même si je ne sais pas encore ce que je ferais de ces connaissances. Je me dis que dans un premier temps ce me sera utile pour les consultations avec un homéopathe uniciste dont j'ai eu les coordonnées dans le Nord (et peut-être pour mon chat qui est vraiment dérangé du ciboulot). Je ne vois pas comment je pourrais utiliser ce package, ou d'autres, autrement car j'ai l'impression que la majorité des cas qui m'environnent sont chroniques et que les maladies chroniques sont affaire d'homéopathes aguerris, or je ne suis pas du tout dans le domaine de la médecine donc je ne vois pas comment exercer si jamais l'envie, si je puis dire, me prenait.

Bonne soirée. Heureux de cette rencontre.

Pierre C.
#59764
Votre compréhension est impressionnante Pierre! Vous nous rejoignez quand vous voulez! :D
Oui, les médicaments (homéopathiques bien sûr) peuvent soigner, à condition qu'ils soient utilisés dans le cadre d'une méthode rigoureuse donnée, c'est bien toute la difficulté.
Culpabiliser les patients qui ne suivent pas strictement un régime me rappelle le traitement des personnes obèses à l'hôpital (j'espère que ça a changé depuis): vous n'avez qu'à moins manger disaient certains endocrinos! C'est bien le problème justement...
J'insiste de nouveau sur la variable temps, ce temps nécessaire pour que le corps puisse effectuer un travail de réparation par l'homéo. Les cas chroniques européens arrivent souvent dans un état catastrophique, et le première étape est de trouve le fil d'ariane qui permettra de remonter peu à peu l'énergie. C'est parfois très frustrant car peu efficace initialement. Pour un nombre sans arrêt croissant de patients, on ne trouve plus le médicament du premier coup, ou alors le cheminement est irrégulier. Plus le temps passe, plus c'est facile, et plus les bénéfices engrangés sont importants. La persévérance paye, et ce n'est plus une valeur actuelle.
#59781
Bonjour Pierre,

Vous trouverez de ma part un MP. Bien entendu je partage pour l'essentiel ce qui a été écrit. Vous aurez ma perception de patient, ce qui est une présentation un peu moins idyllique. Mais vous retrouverez au final je crois la même colonne vertébrale car je m'appuie moi aussi sur l'Organon.

Un texte d'Édouard Broussalian a fait toute la différence pour m'amener à consulter l'un de ces étudiants. Ce fut un grand changement dans ma vie et ça va continuer.
#59787
Bonjour à tous.

Encore merci pour vos éclairages.

Je ne voudrais pas donner l'impression de renier les choses que j'ai évoquées dans mes messages précédents car je pense que bien utilisées, celles-ci peuvent être utiles et me paraissent plus efficaces que d'autres solutions chimiques allopathiques. On peut d'ailleurs observer que ces méthodes naturelles, dans le sens non industrielles, sont occultées, niées, ridiculisées, calomniées par ceux qui ne sont intéressés qu'au profit personnel ou communautaire ou à une idéologie / doctrine néfaste. C'est un indicateur qui souvent, mais pas toujours, peut nous indiquer de bonnes pistes.

Je m'explique: une personne migraineuse (à se cogner la tête contre le mur ou à ramper comme écrasée par ce mal) veut avoir recours à l'homéopathie, très bien.
Elle cherche un homéopathe compétent selon l'Organon. Elle obtient un rendez-vous un, deux mois plus tard (c'est mon cas personnel pour un premier rendez-vous, cependant imaginons une période possible sans accès à un médecin homéopathe).

En attendant si nous pensons au patient, qui doit d'ailleurs apprendre à bien porter son nom, et à sa souffrance. Certes il doit patienter mais en attendant il doit continuer d'assumer ses devoirs d'états (travail, enfants...), tout en n'étant pas invivable avec ses proches.
Le fait qu'il veuille faire un lavement (irrigation colonique, autre soin que j'avais également oublié de citer), constatant sa constipation concomitante avec le mal de tête, et que celle-ci une fois soulagée le mal de tête l'est aussi.
Je ne vois pas, mais comme dit plus haut je dois étudier bien plus en profondeur encore le sujet et particulièrement l'Organon, en quoi cela serait une suppression.
Comparaison n'est pas raison: si j'ai le nez bouché, attendrais-je l'efficacité de remède homéopathique, ou en attendant, puis-je me moucher? En me mouchant effacerais-je les symptômes, ce qui gênerait le diagnostique homéopathique? Il ne me semble pas, cependant je suis prêt à prendre connaissance d'une autre explication..

Au lieu que ce patient "craque" et prenne un médicament allopathique non souhaitable, ces soins ne peuvent-ils pas être de bons auxiliaires accompagnant la guérison homéopathique pour soutenir le patient?

Mon propos vise à pondérer mes précédents messages et à éviter de passer pour une girouette. Non pas pour ma propre personne mais pour le discrédit que cela pourrait apporter à votre travail. Passer d'un remède "miracle" à un autre, rejetant à chaque fois tout le passé pour ne plus voir que sa lubie du moment n'est pas du tout ma démarche.
C'est un travers désastreux dans lequel je me surveille de ne pas tomber, car tout homme est faillible, ne voulant pas ternir votre travail.
C'est ma première expérience d'écrit 'sérieux' public sur internet et, bien que peu de lecteurs liront ces lignes, je m'aperçois de la responsabilité que l'on prend à s'exprimer sans prudence, pouvant égarer facilement quelque autre personne par des propos mal pesés, incomplets, etc... Une personne trompée par une vision "idyllique", pour reprendre le terme, pourra se fourvoyer pendant des mois, des années.

Voilà, encore merci aux personnes du forum et au docteur Broussalian pour son travail et sa pédagogie qui éveillent chez moi un intérêt indéniable pour la discipline qu'il enseigne, explique et défend.

Bonne journée.

Cordialement,

Pierre C.
#59791
Bonjour Pierre,

Je vais tenter une réponse pour éclairer votre exemple. De plus cela me fera réviser pour le prochain examen donc tout le monde y gagne ;)

Si on reprend votre exemple de migraines, a fortiori chroniques, cela est l'expression symptomatique d'un trouble dynamique (énergétique) entretenu par une force vitale désaccordée. Quand des symptômes viennent et partent, avec ou sans facteur étiologique, avec ou sans symptômes concomitants, ce n'est qu'une exacerbation d'un fond chronique qui fait son oeuvre là dessous. L'exception est la réelle maladie épidémique qui touche invariablement les personnes peu importent leur sexe, tempérament, constitution...

Donc, si on part du principe qu'une personne est atteinte d'une maladie chronique, cette affection morbide n'a aucune tendance spontanée à la guérison. La caractéristique principale de la maladie chronique est de forer toujours plus loin. Pour lutter contre une invasion centripète de l'affection chronique, l'organisme va exhiber des symptômes sur les trois plans (physique, émotionnel et mental). La ventilation des symptômes sur ces trois plans va dépendre principalement du niveau d'énergie du patient en gardant en tête que plus il y a d'énergie disponible, plus les symptômes auront tendance à se trouver sur le plan physique.

Les thérapeutes vont donc baser leur spécialité sur la manière de faire disparaitre ces symptômes qui sont "gênants" pour le patient. Et là il y a plusieurs écoles, tendances, systèmes , etc...

Le risque, et vous le sous-entendez dans votre précédent post, est de provoquer une SUPPRESSION. Peu importe la nature de la thérapeutique (énergétique, holistique, chinoise, ...) et de la nature des médicaments utilisés, qu'ils soient chimiques (allopathie), naturels (plantes, huiles, homéopathie, ...), il est possible de faire des suppressions de symptômes.

On va se concentrer sur les médecines qui utilisent des médicaments comme traitement pour continuer la démonstration et je vais m'appuyer sur l'Organon. Tout d'abord une suppression se définit par le fait que le groupe de symptômes ciblé a disparu (et ne revient plus dans le cadre d'une réelle maladie chronique) ET que le niveau de santé a chuté, constat etayé par la survenue d'un nouveau groupe de symptômes plus profond selon la loi de Hering. Une suppression ne va pas survenir à tous les coups. Si à chaque mal de tête ou rhume on provoquait une surpression, on ne vivrait pas bien longtemps... Non, il faut entre autre que le groupe de symptômes à supprimer soit relativement PUISSANT et caractéristique, qu'il soit un point de fixation de la maladie chronique et que le niveau de santé soit BAS. Le terrain idéal qui fait la lie d'une bonne suppression est par exemple une personne dans un bas groupe de santé avec des symptômes physiques marqués et pour lesquels la médecine possède des drogues puissantes.

Les praticiens faisant usage de substances médicamenteuses vont alors rentrer dans la bataille. Si on prend l'exemple d'une personne faisant du psoriasis, avec un tableau symptomatique fourni et des troubles émotionnels ; Son psoriasis est au premier plan donc c'est un symptôme marqué et caractéristique. Elle n'est pas dans un niveau de santé terrible (l'homéopathe va s'en assurer en détaillant son anamnèse). Si le traitement donné à cette personne est un immuno-suppresseur ou autre drogue puissante dont les laboratoires ont le secret, il est fort à parier que le résultat va être une suppression magistrale à la clef avec une augmentation probable des troubles émotionnels et mentaux et la survenue d'un autre groupe de symptômes sur un plan plus profond de l'organisme.
La même suppression peut être obtenue avec des traitements naturels. Car comme détaillé plus haut, plus l'organisme va être dans un bas niveau de santé, plus la suppression sera aisée.

Concernant l'exemple dans ton post, les moyens physiologiques utilisés pour contrer un symptôme gênant (mouchage, usage de sérum physiologique, ou même l'usage de doliprane éventuellement) ont peu de risques de faire une vraie suppression car les moyens utilisés ne sont pas exagérés et le symptôme accessoire. Le vrai risque est littéralement d'ECRASER le symptôme sur un sujet qui n'a plus les moyens de l'entretenir.

Par contre, les années avancent et l'énergie disponible diminue car nous subissons tous les ravages du temps et les chocs en tout genre... Arrivera un moment ou l'organisme, ne pourra plus entretenir les migraines. Une suppression peut aussi venir naturellement sans l'aide de drogues... Ce qui est sûr c'est que les traitements symptomatiques accélèrent le processus, tout en greffant un cortège de symptômes dit "secondaires" (qui ne sont en fait que les symptômes primaires de la substance).

L'homéopathe, dans son anamnèse, va rechercher systématiquement ces moments clefs de la vie médicale du patient, c'est à dire si il y a eu une suppression qui peut expliquer l'état actuel dans lequel il se trouve.

J'espère avoir éclairé un peu le débat.
#59795
Pragmatiquement, on manque de toutes façons d'homéopathes compétents, donc effectivement, en attendant, il faut trouver d'autres solutions. C'est ce que j'ai essayé de suggérer par les "petits moyens". Or ces petits moyens, surtout s'ils ne suivent pas la loi de hering, comme la phytotherapie , constituent une suppression.
Tout ce qui est non médicamenteux, suivant les lois de hering sont ok pour nous
si vous avez besoin d'un médicament, mieux vaut le moins possible, le moins fréquemment possible, et que vous arriviez à supporter au maximum votre trouble. Et pas dynamisé. Et là, chacun est différent. Certains deviendront fous à l'idée d'un seul bouton d'acné sur le fornt (niveau de santé bas groupe C) tandis que d'autres travailleront en serrant les dents avec des douleurs épouvantables. Chacun fait ce qu'il peut. Les plantes, huiles essentielles ont souvent l'avantage de ne pas laisser de produits trop toxiques dans le corps (sauf digitale par ex)
Actuellement, au vu de la dégradation de la santé de nos contemporains, il est rare de ne pas avoir besoin de recourir - ne serait ce qu'une fois sur plusieurs années -à des antalgiques ou antibiotiques par exemple. Et on laisse souvent le traitement des malades initialement. Donc vous avez la théorie, dans un monde idéal qui n'est pas du tout d'actualité, à partir de cela, il vous faudra trouver votre chemin avec quelques compromis pour parvenir à une meilleure santé.
Christian42 aimais cela
#59839
Bonjour à tous,

Désolé du délai de réponse, mes céphalées et la confusion qu'elles apportent viennent de me laisser un peu tranquille suite à des repas légers ou absents, de l'effort physique et un intestin dégagé qui me permet de retrouver un clarté d'esprit, je vous réponds maintenant.
Je vous remercie encore une fois pour vos réflexions qui me sont bien utiles.

Merci Christophe d'avoir en quelque sorte tout dérouler le raisonnement, d'amont en aval du sujet; et d'avoir mis la mesure dans des notions qui sont pour moi nouvelles.
Ce raisonnement "homéopathique"met en effet de l'ordre.
J'ai bien saisi votre explication, celle-ci me rassure ( re-assure) dans la pertinence de l'analyse homéopathique.
Bonne préparation et réussite d'examen.

Merci Terrasienna pour l'aspect "réaliste" de la question. Il y a de belles conceptions qui nous séduisent mais c'est parfois en voyant leur inadéquation avec la réalité qu'on apprend qu'elles peuvent être néfastes, funestes. Heureux de ne pas constater cela ici à présent.
Force est de constater, comme vous l'écriviez dans votre premier message, que la vision homéopathique, par l'ordre et la méthode qu'elle nécessite fournit des outils précis, même si exigeants à manier, pour déterminer la mesure des soins à apporter.

En état de dépravation actuelle des niveaux de santé, la recherche de solutions de tout ordre apparaît comme une priorité pour les personnes rencontrant des atteintes à leur santé.
Le piège existe, pour un bon nombre de personnes, et moi le premier, de vouloir en tout (alimentation, soin, etc...) tendre vers une pureté idéalisée. Cela peut mener, comme dans mon cas, à une dispersion dans de nombreux soins naturels.
Or il me semble que la dispersion est rarement un gage de persévérance et d'efficacité.

Encore merci pour cet échange, bonne journée.

Cordialement,

Pierre
#67452
Merci pour ce débat passionnant.
J'ai eu l'occasion de traiter quelques problèmes chroniques (laryngites récurrentes notamment) par des cures thermales (à Enghien, en l'occurrence, pour m'économiser le voyage à Luchon). Le résultat a été immédiat et spectaculaire : je n'ai plus fait une seule laryngite après la première cure. La deuxième n'a servi qu'à renforcer la première, et je n'ai fait une autre laryngite que 40 ans après.
S'agit-il d'une suppression ?
Le souffre abondant des eaux en question auquel j'ai été soumis n'a pourtant rien d'un remède homéopathique, donc j'aurais tendance à penser qu'is s'est agi d'une suppression (surtout avec l'immense fatigue qui fut la mienne pendant plus d'un mois après la cure.)
Si je ne me trompe pas, cela signifierait que les symptômes laryngés sont passés en souterrain, et que d'autres symptômes ont dû apparaître.
Merci de vos lumières ! :D :D :D
#67470
Il n'y a pas de certitude que ces bains sulfurés fréquentés il y a 40 ans, aient provoqué de suppression à votre endroit. Tout d'abord il faut comprendre qu'un effet homéopathique peut se produire de la part d'une substance présentée à dose pondérable, dès lors qu'il existe une similarité entre les symptômes du patient et ceux provoqués par cette substance. C'est souvent le cas pour des anti-psoriques comme le souffre ou le zinc que la médecine conventionnelle emploie finalement sans vraiment le savoir, d'une façon homéopathique rudimentaire. Bien entendu la puissance dynamique de ces très très basses dynamisations est faible et leurs éventuels effets de toxicité chimique sont de réelles possibilités. Une suppression se produit en homéopathie lorsque l'homéopathicité du remède vis à vis de la totalité du patient est réduite à un tout petit cercle de symptômes, bien souvent cutanés. Dès lors, pour un polychreste comme le soufre, qui couvre un immense champ de symptômes, il est très peu vraisemblable qu'il n'ai pas couvert, en plus de votre laryngite, de larges pans de votre symptomatologie de l'époque, sans que vous en soyez conscient. Sulfur n'était peut-être pas votre similimum de l'époque, mais peut être un simple similime suffisant pour déja faire progresser votre niveau de santé en faisant disparaître quelques symptômes gênants et en en faisant apparaître d'autres sous la forme de la fatigue que vous aviez noté et dont les modalités auraient pu indiquer un remède suivant. Vous aviez à mon sens posé là le premier pas d'une cure en zig-zag qu'il conviendrait de reprendre aujourd'hui !!

Tous ces éléments sont abordés en détail dans les cours.
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