par annick
Membre d'honneur
#61867
Les Alsaciens ont signalé les nombreux cas d’anosmie - agueusie.
Les ORL aussi ! Et ils communiquent :


Le Dr Charlotte Hautefort, ORL à la Lariboisière et le Pr Dominique Salmon à la Pitié ont fait remonter l’explosion des consultations pour Anosmie sévère brutale sans obstruction nasale, avec troubles du gout très gênants, isolée ou avec symptômes COVID classiques, ou parfois simple rhinite ;
Sur DOCADOC ORL (4000 ORL libéraux et hospitaliers), les ORL ont tous vu un ou plusieurs patients avec ce symptôme exceptionnel (d’habitude traité par 8j de corticothérapie)
Ca semble extrêmement fréquent, d’après les premiers retours.
Peut on informer les services de médecine du travail et les centres 15 rapidement
- d’une part, Contre indication des corticoïdes habituels pour cette atteinte normalement rare ; -d’autre part critère diagnostique majeur dans le contexte).
Les ORL commencent à le savoir grâce à Docadoc mais les généralistes ne sont pas encore au courant.

L’existence d’une ANOSMIE brutale, complète, SANS OBSTRUCTION NASALE avec disparition complète du gout très gênante, rend le diagnostic COVID quasi certain. Elle peut être isolée ou avec symptômes minimes (rhinite, fébricule ou non)
Ce motif de consultation habituellement très rare explose chez les ORL libéraux et les généralistes

3 points importants :
- Ne pas les traiter par corticoïdes inhalés ou per os (comme on fait sur ces anosmies le plus souvent)
- Toujours chercher ce symptôme si cas suspect>> ça fait le diagnostic s’il n’y a pas d’obstruction nasale et si le gout a disparu
- Cela semble plutôt des formes bénignes mais semble aussi assez fréquent dans les formes graves si on recherche le symptôme, à évaluer, pas de modification de la conduite à tenir
par Emile
-
#61870
Ce sont des symptômes bien couverts par les médicaments du livre sur les grippes et les pneumonies.
Phos,Bell,Hep,Ant-t,Puls,Merc,Kali-bi,Ip,Ars,Sulph,Nux-v,Lyc,Bry-->RES : DYSPNÉE / toux, avec
Phos,Bell,Hep,Ant-t,Puls,Merc,Kali-bi,Ip,Ars,Sulph,Nux-v,Lyc,Bry-->N : ODORAT / anosmie
Phos,Bell,Hep,Ant-t,Puls,Merc,Kali-bi,Ip,Ars,Sulph,Nux-v,Lyc,Bry-->B : GOUT / ABSENT, agueusie
par Emile
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#61873
B : GOUT / ABSENT, agueusie / aliments / coryza, dans le: Puls, Nat-m, Sulph, Sul-ac, Sep, Nat-c, Hep, Sil, Rhod, Calc, Ant-t, Mag-m, Nux-v, Cycl, Alum
par didier
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#61874
Puls prioritaire.
Les symptômes qui se modifient rapidement...
La variabilité, c'est peut-être un mot qui convient mieux.???
J'ai du mal à voir une "trame" dans les cas que j'ai lu jusqu'ici.
Avatar de l’utilisateur
par Kathmandou
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#61878
Insaisissable, imprévisible, il court il court le virus
par Terrasienna
Staff
#61879
merci Annick, j'avais bien repéré ce symptôme, mais pas pensé qu'il était presque pathognomonique!

cela n'empêche pas d'avoir peut être besoin de remèdes différents en fonction des régions où l'on vit
par annick
Membre d'honneur
#61884
didier a écrit : 19 mars 2020, 20:52 La variabilité, c'est peut-être un mot qui convient mieux.???
J'ai du mal à voir une "trame" dans les cas que j'ai lu jusqu'ici.
Je ne pense pas qu’il faille chercher une trame.
Ce virus est polymorphe et la maladie s’étale souvent sur 3 semaines.

Il y a des symptômes de début éminemment variables :
-soit une petite atteinte ORL : douleurs aux yeux sans rougeur, douleurs de la gorge sans angine sans douleur à la déglutition et myalgies ou rhino
-soit perte du goût et de l'odorat avec ou sans rhino
-soit diarrhées
-soit chez les personnes âgées : confusion, faiblesse, chutes

Cela correspond bien sûr à des remèdes différents propres au patient ou au type du virus (ou comme dit Terrasienna à la région).

Si le patient a un bon NS ou croise un bon homéopathe, on peut s’arrêter là. C’est une forme mineure.


Sinon la maladie évolue et nécessite sans doute un autre remède. La fièvre, les céphalées, la toux sèche viennent souvent à ce moment-là. C'est une forme bénigne.


Puis on peut évoluer vers une détresse respiratoire et grande faiblesse avec ses remèdes indiqués. Cela devient une forme grave.
Il semble qu'il y ait à la fois une septicémie virale et une réaction inflammatoire immunitaire disproportionnée qui détruit les poumons.
par annick
Membre d'honneur
#61885
Si on répertorise perte de gout, de l’odorat, perte de gout avec coryza :
Nat-m, Puls, Sil, Calc, Hep, Sep, Ant-t, Sulph, Sul-ac, Mag-m…..
Nux-v gout absent ds coryza

Si on répertorise perte de gout et de l’odorat :
Bell, Phos, Bry, Ars…souvent cités ds cette épidémie
Mais aussi Merc, Kali-bi, Kali-s, Ip, Nux-m, Psor…
par annick
Membre d'honneur
#62370
L’équipe d’Infectiologie de l’Hôpital Nord Franche-Comté a réalisé cette étude :

Suite aux informations récentes concernant l’anosmie et l’agueusie comme symptômes du COVID 19, nous avons voulu savoir quelle était la valeur prédictive de ces 2 signes fonctionnels pour le diagnostic de COVID 19.
Comme un grand nombre d’hôpitaux, notre établissement a mis en place un circuit ambulatoire de prélèvement pour les soignants de notre bassin de population présentant des symptômes compatibles avec une infection à SARS CoV2, afin de confirmer ou non cette infection.
Au moment du prélèvement, nous recueillons de façon systématique les signes fonctionnels que présentent les soignants, à l’aide d’un formulaire standardisé.
La semaine dernière, nous avons ainsi interrogé, puis prélevé, 217 personnes (prélèvement nasopharyngé, avec un seul écouvillon passé dans les 2 narines jusqu’au rhinopharynx), pour réalisation d’une RT-PCR SARS CoV2.
Au total, le résultat du test était positif pour 43.8% des 217 personnes testées (n= 95 patients/217).
Parmi les 82 patients qui déclaraient avoir une anosmie ou une altération de l’odorat (soit 37,8 % de la totalité des personnes testées), le taux de positivité de la RT PCR SARS CoV2 était de 78% (n=64 patients /82)
Parmi les 81 patients qui déclaraient avoir une agueusie ou une altération du goût (soit 37,3 % de la totalité des personnes testées), le taux de positivité de la RT PCR SARS CoV2 était de 76.5 % (n=62 patients/81)
Parmi les 63 patients qui déclaraient avoir une altération du goût ET des odeurs (soit 29% % de la totalité des personnes testées), le taux de positivité de la RT PCR SARS CoV2 était de 82.5 % (n=52 patients/63)
Ainsi, dans cette population essentiellement composée de soignants, prélevés en ambulatoire, du fait de symptômes d’intensité modérée faisant évoquer un COVID 19, dans une région d’Europe confrontée actuellement à une circulation virale intense (Nord Franche-Comté), la valeur prédictive positive d’une altération du goût est de 76.5% vis-à-vis du fait d’avoir une résultat de RT PCR SARS CoV2 positif sur l’écouvillon nasopharyngé. Cette valeur prédictive positive est de 78% pour ce qui est de l’altération des odeurs et de 82.5% pour ce qui est de l’association d’une altération du goût ET des odeurs.
Parmi les personnes testées :
- La sensibilité du symptôme « altération du goût » est de 65.3% et sa spécificité est de 84.4%,
- la sensibilité du symptôme « altération des odeurs » est de 63% et sa spécificité est de 85%,
- la sensibilité du symptôme « altération des odeurs ET du goût » est de 54.7% et sa spécificité est de 91%,
(en prenant à chaque fois pour référence la positivité d’un test de RT PCR SARS CoV2 sur prélèvement nasopharyngé).
Nous en tirons 2 conséquences pour notre pratique : en cette période où les tests de confirmation du COVID 19 sont encore peu disponibles, avec des délais encore longs pour le prélèvement et le rendu des résultats, si l’interrogatoire retrouve de façon fiable la présence d’une altération nette du goût ET des odeurs, on peut affirmer, en attendant la réalisation d’un test, que le patient a 82.5% de probabilité que son test à la recherche de COVID 19 par RT PCR sur écouvillon nasopharyngé soit positif. Ceci concerne une proportion non négligeable des personnes testées actuellement dans notre centre (29% des patients testés)..
A l’inverse, si un patient présente des symptômes faisant évoquer un COVID 19 et rapporte (de façon fiable) une altération du goût et/ou des odeurs, en cette période d’épidémie intense, mais que le résultat du test à la recherche de SARS CoV2 s’avère négatif, il conviendra de rester prudent avant d’affirmer l’absence de COVID 19, et de maintenir des précautions d’hygiène adéquates, en proposant éventuellement de répéter le test (peut-être sur un autre type de prélèvement plus profond : expectoration…).
#65648
Edouard Broussalian a écrit : 19 mars 2020, 19:52 Bien sûr l'anosmie brutale qui est le premier symptôme est très intéressante.
On ne peut même pas prendre la rubrique anosmie avec coryza puisqu'apparemment il n'y a pas de coryza.
Oui, mais presque 1 an plus tard, à part amonium carbonicum ou bryonia en 30ch, peuvent-il agir sur l'anosmie ou y-a-t-il un autre médoc qui se détache par son efficacité.

PS : Au fait, merci pour ammonium carb. Non je n’ai pas eu le virus mais je suis asthmatique depuis mes 10 ans environ. Et j’ai 68 ans (déjà, hahaha)

Répondez à ma question parce que là, je pars sur autre chose, gracias.

Je me suis dit je vais essayer ammonium, dans le cadre de ma propre découverte sur l'homéo que j'ai fait en avril 2020 (grâce à influenzinum 9CH que j'avais mis dans ma poche)

Effectivement depuis avril, je revisite toute l’homéopathie (j’exagère. j’en ai vu que quelques dizaines) et j’ai découvert pas mal de médocs qui calment mon asthme mais pas plus (C’est déjà sympa).

Alors, j’ai essayé ammonium 30ch, au lit, sous mon épaule pour dormir. Oui, oui, sous l’épaule.

Extra, je ne me réveille plus fatigué. Après des dizaines d’années, ça farte !
Et surtout ma faiblesse, ma léthargie du matin s’est envolée de 90-95%
Et, après quelques dizaines de minutes debout (quelques fois ce n’est même pas 5mn), je ne tombe plus dans la procrastination, d’une manière énorme !
Je peux agir sans être anéanti au bout de peu de temps, obligé de me reposer, de me détendre, de chercher la « récupération » permanente.

C’est récent, ça fait 10 jours…

Et ces deux derniers matins des magiciens (donc jour 9 et 10), j’ai pris INFLUENZINUM 30 CH, dans ma poche, presque en me levant, pour parfaire la chose.
Oui car au mois d’avril, ayant mis INFLU in the pocket, j’ai été surpris de voir de minutes en minutes ma procrastination explosée.
Et j’ai compris que j’avais sucé les médocs homéo toute ma vie, alors que ce n’était pas la peine.

Quel choc, quand j’ai expérimenté en aveugle total et en randomisation absolue, cette propriété pour moi, inconnue !
Ben oui, je l’ai mis dans ma poche pour l’apporter à une amie qui était grippée. Donc, j’étais très loin de penser que j’allais expérimenter quelque chose (aveugle total) et que je réalisais l’action du médoc (rando absolue).
Faut bien rire de leurs conneries et en plus, ça permet de mettre en image mon expérience surprise !

Ce sont ces 2 médocs qui agissent le plus. Et ammonium m’apporte plus de liberté respiratoire, plus de force physique.

ATTENTION : Influ gardé, plus d’une heure, fini par enlever des forces physiques.
Ces 2 derniers matins, ½ heure d'influ me suffisait…


et voilou...

Merci
#65649
Edouard Broussalian a écrit : 19 mars 2020, 19:52 Bien sûr l'anosmie brutale qui est le premier symptôme est très intéressante.
On ne peut même pas prendre la rubrique anosmie avec coryza puisqu'apparemment il n'y a pas de coryza.
Je viens de voir ce symptôme significatif et étonnant. la langue COVID !

J'ai trouvé ce tweet pour la montrer : https://twitter.com/timspector/status/1 ... 25506?s=20

Vers quel(s) médoc(s) homéo on pourrait chercher ?

merci
un arbre qui cache la foret

Le symptôme de sensation de bandage serr&eac[…]

Covid exemple standard

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bonjour ,l'homeo n'etant pas une histoire de quant[…]

COVID exemple standard

Superbe merci beaucoup