#66374
J'ai une difficulté sur le sujet.

Dans le cours sur la réceptivité morbide, on dit qu'un miasme aigu satisfait une réceptivité morbide de la force vitale et qu'une fois satisfaite, cette réceptivité n'est plus présente
-> p177 du tome 1 du livre de monsieur Broussalian : "Au moment du contage dynamique, la réceptivité morbide est immédiatement satisfaite et elle s'estompe ". Est pris l'exemple de la scarlatine lisse qui est prévenue par Belladona, cette dernière satisfaisant la réceptivité morbide avant l'arrivée du miasme de la scarlatine.

Or, dans le cours sur les affections semblables, il y a une affirmation qui semble contradictoire (en tout cas je n'ai pas réussi à la résoudre)
-> p194 du même livre : "La similitude des deux manifestations [semblables] garantit que le patient présente une réceptivité morbide envers l'agent curatif dynamique". Donc là on nous dit au contraire qu'une affection en cours garantit la réceptivité morbide d'une autre affection si elle est semblable, ce qui me semble le contraire de ce qui est dit plus haut.

Il y a forcément quelque chose que je n'ai pas compris.
Quelqu'un pourrait-il m'aider ?

Merci d'avance.
#66383
Bonjour,
Je ne sais pas si ce que je vais dire est juste mais selon mon interprétation, il ne parle pas de la même chose.
Dans le premier cas, il prend l'exemple de la prise d'un remède en prévention d'une maladie comme une épidémie dans une classe.
Dans ce cas le principe actif homéopathique va venir boucher les "capteurs" et le miasme épidémique ne touchera pas l'enfant puisque le miasme ne pourra pas s'y greffer.

Dans le second cas il explique que si tu as les symptomes d'un miasme c'est que ton corps est sensible a la manifestation de ces symptômes. Donc en prenant le médicament qui aura ces memes symptômes mais différents en genre, ton energie vitale sera forcément receptive au médicament ( vu qu'elle l'a été pour le miasme).

Donc selon moi il n'y a pas de contradiction.
Mais ce n'est que mon point de vu de non initié ! Je me trompe peut etre..
#66384
nico_juju a écrit : 17 avr. 2021, 14:37 Bonjour,
Je ne sais pas si ce que je vais dire est juste mais selon mon interprétation, il ne parle pas de la même chose.
Dans le premier cas, il prend l'exemple de la prise d'un remède en prévention d'une maladie comme une épidémie dans une classe.
Dans ce cas le principe actif homéopathique va venir boucher les "capteurs" et le miasme épidémique ne touchera pas l'enfant puisque le miasme ne pourra pas s'y greffer.

Dans le second cas il explique que si tu as les symptomes d'un miasme c'est que ton corps est sensible a la manifestation de ces symptômes. Donc en prenant le médicament qui aura ces memes symptômes mais différents en genre, ton energie vitale sera forcément receptive au médicament ( vu qu'elle l'a été pour le miasme).

Donc selon moi il n'y a pas de contradiction.
Mais ce n'est que mon point de vu de non initié ! Je me trompe peut etre..
Vous oubliez le paramètre important des forces respectives des maladies naturelles et artificielles. Une maladie peut en chasser une autre similaire à elle, à condition d'être plus forte qu'elle (en plus d'être de genre différent) . La scarlatine ne peut pas prendre la place de la maladie Belladonna prise en préventif car elle est plus faible qu'elle.
nico_juju aimais cela
#66385
Bonjour,

Merci beaucoup de vos réponses.

Donc si je comprends bien, cette satisfaction de la réceptivité nécessite à la fois une similitude et une force suffisante.
Dans le cas que je cite en deuxième, la similitude est là mais non la force. Ainsi la force vitale garde une réceptivité partielle qui sera comblée par le médicament, car l'on peut augmenter la puissance tant que l'on veut.

Cependant il reste pour moi une question. Toujours page 177, il y a une longue citation de Kent disant que lors de la contagion par un miasme aigu, la réceptivité est d'emblée satisfaite et il n'y a plus que les effets de la stimulation initiale car la cause s'estompe, par disparition de la réceptivité morbide. S'il en était autrement, nous mourions de l'effet de tout miasme aigu.
Donc deux questions :
- comment peut-on traiter si la réceptivité morbide est déjà satisfaite ?
- je vois que ce qui est décrit là n'est pas applicable aux miasmes chronique ; y a-t-il une nature à ce point là différente des miasmes aigus et chroniques ?

Merci d'avance.
#66390
Tu pourras guerrir le miasme car tu auras justement couvert la maladie naturelle par une autre, similaire, différentes en genre, plus puissante dynamiquement et avec la quantité la plus faible possible.
Tu vas donc remplacer une maladie "persistante" par une autre qui partira d'elle même, beaucoup moins durable.

Je te conseil la lecture du 6eme organon si tu ne l'a pas encore lu. C'est coton à lire mais tellement intéressant !

Bon dimanche
#66392
ta question est très judicieuse et très pointue. Je ne suis pas certaine d'y répondre correctement. Les réponses précédentes sont très interessantes.

D'instinct je dirais qu'il y a une grande différence entre une affection chronique et une affection aigue, c'était mon premier réflexe à ta question, ce qui selon moi explique qu'on puisse "prévenir" une maladie aigue et non pas chronique.
(NB Il est très important de différencier miasme aigu et chronique, le premier nécessitant quelques jours pour guérir, le second des mois voire des années, sauf MST récente; le miasme chronique se greffant sur un niveau de santé déjà affaibli. La réceptivité morbide est satisfaite rapidement dans les cas aigus)

Peut être que le "récepteur" ouvert (comment qualifier des concepts énergétiques?) l'est bien plus transitoirement et violemment en aigu. En général, cette histoire de belladonna pour une scarlatine se donne dans une période de génie épidémique. Donc contagions rapides, multiples, massives. Comme si toute une population réagissait à la même agression au même moment. L'agression est précise, en un temps limité. Unité de temps, de lieu, d'action. C'est un médicament végétal nécessaire très souvent.

En revanche, une maladie chronique a ouvert une "brèche" plus profonde et durable, plus spécifique à une personne. Il faudra donc du temps, voire de la répétition de dose pour la refermer. Les remèdes antipsoriques les plus profonds et efficaces sont ceux dont l'action dans le temps est la plus longue.

Ceci dit, je ne vois pas en quoi ces deux principes se contredisent. C'est justement par un principe de similitude qu'on peut prévenir la scarlatine. C'est ce même principe qu'on utilisera dans une affection semblable. Pas vraiment certaine d'avoir compris ta question en fait :?
Athelas aimais cela
#66393
Bonjour,
Merci de votre réponse.

Je vois que j'ai mal posé mes questions.

La contradiction apparente réside dans le fait que dans le premier cas - je laisse de côté l'exemple particulier de la prévention avec Belladona - la réceptivité est totalement satisfaite par le miasme.

Dans le deuxième cas, au contraire, le miasme chronique ne satisfait pas la réceptivité morbide.
C'est là que l'on m'a rappelé la notion de force. Si j'ai bien compris dans le deuxième cas qui a l'air de concerner les miasmes chroniques, la réceptivité morbide n'est que partiellement remplie par le miasme et le médicament peut agir en étant similaire ET de force supérieure.
Enfin, vous me confirmez que les miasmes aigus et miasmes chroniques sont probablement de nature différente.

Cependant il me reste une difficulté :
Comment se fait-il que l'on puisse traiter dans le premier cas, le cas d'un miasme aigu ? Comment agira un miasme médicamenteux similaire si la réceptivité morbide est déjà pleinement satisfaite ?
#66400
En observant le déroulement de la pensée, il va peut être falloir songer à hyosciamus... hum ;)
Pas certaine du tout qu'on se comprenne, j'arreterais là si tel était le cas.

oui, il faut que ce soit similaire ET de force superieure, que ce soit en aigu OU en chronique, pour traiter à un instant t.

En aigu, la "faille" est transitoire et pleinement comblée par un médicament préventif. Donc le moment t du traitement est suffisant. Comme si un trou apparaissait dans la chaussée à un moment donné, et qu'un seul remplissage rapide suffisait à tout remettre en ordre définitivement.

En chronique, ce ne peut être le cas, puisqu'une durée prolongée est nécessaire pour que cette faille puisse être comblée. On a besoin de répétition, le temps t n'est plus un instant mais se prolonge, avec soit des hauts et des bas dans le comblement de la faille si la prise unique d'un traitement suffit, le temps que le corps soit complètement reparé, soit des rechutes appelant à la repetition du même remede, de preference à une dynamisation encore superieure à la précédente pour combler peu à peu cette fragilité.
C'est le trou qu'on remplit, mais qui, plus profond, ou avec un sol plus instable, du fait de la circulation, de torrents de pluie, se creuse de nouveau très rapidement, jusqu'à ce que les torrents s'arrêtent et/ou qu'on puisse faire des travaux sérieux qui nécessitent plus de temps, plus de soin, ou avec arrêt transitoire de la circulation automobile.

Dans le modèle théorique, des affections chroniques apparaissent sur des niveaux de santé plus bas. Les aigus "purs" sont plus souvent reservés aux hauts niveaux de santé, les autres étant touchés davantage par une exacerbation de l'état chronique. Pour moi la différence réside vraiment dans la profondeur de l'atteinte, c'est à dire du background du patient, et du déroulement dynamique de la guérison.
Je trouve que ça rejoint étrangement ta question de la nutrition. La nutrition permet éventuellement de passer un cap aigu, (tu peux te mettre à jeun 2 jours pour une pancreatite) mais ne sera pas suffisante pour réparer la trame du chronique(tendance à faire des calculs, étiologies émotionnelles et miasmatiques de l'alcoolisme ou de l'obésité).

C'est clair? :? :)
#66403
Bonjour Vincent W,
Dans le cours sur la réceptivité morbide, on dit qu'un miasme aigu satisfait une réceptivité morbide de la force vitale et qu'une fois satisfaite, cette réceptivité n'est plus présente
-> p177 du tome 1 du livre de monsieur Broussalian : "Au moment du contage dynamique, la réceptivité morbide est immédiatement satisfaite et elle s'estompe ". Est pris l'exemple de la scarlatine lisse qui est prévenue par Belladona, cette dernière satisfaisant la réceptivité morbide avant l'arrivée du miasme de la scarlatine.

Or, dans le cours sur les affections semblables, il y a une affirmation qui semble contradictoire (en tout cas je n'ai pas réussi à la résoudre)
-> p194 du même livre : "La similitude des deux manifestations [semblables] garantit que le patient présente une réceptivité morbide envers l'agent curatif dynamique". Donc là on nous dit au contraire qu'une affection en cours garantit la réceptivité morbide d'une autre affection si elle est semblable, ce qui me semble le contraire de ce qui est dit plus haut.
Ce qui paraît contradictoire n'est-il pas tout simplement le fait que ce qui est souligné dans le texte cité n'est autre qu'une affection artificielle créée par le médicament homéopathique ?
Et ainsi, l'explication imagée (avec l'astucieuse comparaison à la réparation d'un revêtement de terrain/de route) de Terrasienna de la fissure pour le miasme aigu et de la grosse brèche avec effondrement sous-jascent et sous-couches non stables pour le miasme chronique prend toute sa signification.
#66405
Bonjour,

Merci encore pour vos réponses.
Effectivement mon homéopathe songe sérieusement à Hyosciamus, lorsque le Sulfur que je prend actuellement m'aura assez fait mûrir... ;)

Je crois que j'ai bien compris ce qu'il se passe en chronique.
Mais mon cerveau butte encore sur le fait que lors d'une infection par un miasme aigu, il est bien spécifié par Kent, cité dans le libre de monsieur Broussalian, que la réceptivité est "immédiatement satisfaite". C'est-à-dire, pour poursuivre la métaphore, que la fissure de la réceptivité morbide est immédiatement rempli par l'enduit du miasme aigu.
Donc je ne comprend pas comment on peut traiter une force vitale qui n'a plus la réceptivité morbide, puisque même le miasme aigu n'est plus actif et que la force vitale ne fait que subir les effets - la cause, le miasme, n'étant plus actif - en attendant la résolution spontanée.

Je suis désolé de ma lenteur de compréhension.
#66407
Personnellement je crois bien qu'on ne peut jamais faire disparaître un miasme.
Comme dit Édouard, c'est comme un lierre qui grimpe à nouveau lentement après qu'on l'ai coupé ou comme le mycelium des champignons.
Le traitement homeopatique amène une guérison sur un épisode aigu ou une maladie précise chronique.
Mais d'autres symptômes appartenant au miasme peuvent surgir bien des années plus tard. C'est pourquoi on reprend parfois au cours de sa vie, le médicament qui nous a guérit autrefois notre maladie chronique,
Et dont nous avons de nouveau besoin.
#66427
bien sûr que si, on peut eliminer un miasme chronique! le syphilitique est le plus facile à faire partir, la sycose le plus difficile, peut être celui ci ne peut on venir à bout. C'est surtout la psore qui est presque obligée d'être degradée en permanence vu le monde dans lequel on vit. Sinon cela ne servirait à rien de traiter par homeo! je comprends que Hahnemann ait galéré avec son ouvrage sur les maladies chroniques...
#66428
les medicaments vegetaux antisyphilitiques purs sont peu connus, à mon sens car leur durée d'action est très breve, un phytolacca, mezereum sera necessaire pendant qq mois, une annee. Aurum et mercure peuvent durer infiniment plus longtemps parce qu' ils sont antispsoriques en même temps.
en revanche un pulsatilla, thuya pourra être necessaire pendant plusieurs années avant que la couche ne lâche, ce qui fait qu'on connait mieux ces tableaux.
donc pas d'opinions en homéo si nos maîtres nous ont donné des indications
VIncent je ne comprends pas ce que tu n'as pas compris :)
Françoise aimais cela

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