#66448
Je vais donc reformuler.

Un médicament agit sur la force vitale de la même manière qu'un miasme, mais plus temporaire. Pour qu'il agisse, il faut donc que la force vitale ait la réceptivité morbide qui convient.
Dans une situation de miasme chronique, la présence du miasme ne satisfait pas complètement la réceptivité morbide - si j'ai bien compris - ce qui permet de traiter par le similimum, avec une force supérieure afin de "déloger" le miasme.
Jusque là je crois que je ne dis pas trop de bêtises.

Là où j'ai un problème, c'est en situation aigue. Il est bien spécifié dans le passage que j'ai cité que dans une situation de miasme aigu, la réceptivité morbide est - contrairement à la situation chronique - immédiatement satisfaite.
Ma question est donc la suivante : si la réceptivité morbide est déjà satisfaite, comment un remède peut-il agir ?
#66450
Vincent W a écrit : 24 avr. 2021, 22:54 Ma question est donc la suivante : si la réceptivité morbide est déjà satisfaite, comment un remède peut-il agir ?
Mais tout simplement en étant de même genre et de force supérieure !

“ Est pris l'exemple de la scarlatine lisse qui est prévenue par Belladonna, cette dernière satisfaisant la réceptivité morbide avant l'arrivée du miasme de la Scarlatine.”

La Scarlatine ne peut s'installer, car étant similaire à la maladie Belladonna en cours ( cette similarité garantissant la réceptivité morbide du patient à l' affection Scarlatine qui menace ) mais aussi de force inférieure, cette dernière la repousse. Si la maladie Belladonna avait eu une force inférieure à cette Scarlatine (on peut imaginer une Belladonna pratiquement pas dynamisée ou un individu sensibilisé par la prise répétée de doses pondérables de Belladonna); il est probable que la maladie Belladonna en cours qui, répétons-nous : garantit la réceptivité morbide à autre affection dès lors qu'elle lui est semblable, aurait été délogée sans trop de peine par la Scarlatine qui se serait installée, et il aurait fallu revenir avec une Belladonna bien montée en dynamisation pour que celle-ci puisse reprendre sa place et amorcer le processus de guérison de la Force Vitale.
#66451
Vincent W a écrit : 19 avr. 2021, 07:10 Bonjour,
Merci de votre réponse.

Enfin, vous me confirmez que les miasmes aigus et miasmes chroniques sont probablement de nature différente.
En ce qui concerne le traitement d'un miasme chronique, la difficulté rencontrée par Hahnemann a été de trouver un remède vraiment similaire à opposer à la maladie. La similarité ne pouvant plus être pensée de façon finalement trop superficielle, comme face à une situation d'aigu. Cela est particulièrement vrai pour la Psore à laquelle est dédié l'aphorisme 171 de l'Organon qui dit entre autre :

“Dans les maladies chroniques non vénériennes, donc celles qui sont dues à la Psore, il est souvent nécessaire, pour effectuer une guérison, de donner successivement plusieurs remèdes antipsoriques, chacun d'eux étant choisi homéopathiquement en fonction de l'ensemble des symptômes qui subsistent après l'action du remède précédent.”

La Psore pouvant prendre une multitude incroyable de formes, c'est immanquablement à une cure en zigzag qu'il faut se résoudre avec une multitude de remèdes anti-psoriques qui se suivent, et cela, bien souvent au-delà d'une existence individuelle, de génération en génération, faisant comprendre qu'en fait, la vraie guérison Homéopathique d'un miasme comme la Psore doit se comprendre au niveau de lignées d'individus.
#66453
Emile a écrit : 25 avr. 2021, 09:49

La Scarlatine ne peut s'installer, car étant similaire à la maladie Belladonna en cours ( cette similarité garantissant la réceptivité morbide du patient à l' affection Scarlatine qui menace ) mais aussi de force inférieure, cette dernière la repousse. Si la maladie Belladonna avait eu une force inférieure à cette Scarlatine (on peut imaginer une Belladonna pratiquement pas dynamisée ou un individu sensibilisé par la prise répétée de doses pondérables de Belladonna); il est probable que la maladie Belladonna en cours qui, répétons-nous : garantit la réceptivité morbide à autre affection dès lors qu'elle lui est semblable, aurait été délogée sans trop de peine par la Scarlatine qui se serait installée, et il aurait fallu revenir avec une Belladonna bien montée en dynamisation pour que celle-ci puisse reprendre sa place et amorcer le processus de guérison de la Force Vitale.
D'accord, mais si une scarlatine trop forte déloge une Belladona moins forte, c'est bien que la force vitale a toujours une réceptivité morbide pour la scarlatine. Donc cela veut dire que la réceptivité morbide n'est pas satisfaite, contrairement à ce qui est cité plus haut.
Ou alors je n'ai toujours pas compris.
#66454
C'est bon j'ai ma réponse, contenu dans une des discussions du forum que vous m'avez transmis :
"EN effet nous ne sommes probablement pas devant un état binaire de porte ouverte ou fermée mais bien devant une porte qui a des infinités d'état entre la position ouverte ou fermée.
D'où le fait qu'on puiss exploiter ce DELTA en fonction de la dose quantité, répétition, etc
Cependant la réceptivité devient de plus en plus amoindrie à mesure des doses" Ed

Donc en fait c'est tout simplement une approximation de dire que la réceptivité morbide est "immédiatement satisfaite", il existe des états de réceptivité plus ou moins important, que l'on peut exploiter en fonction de la force des doses, selon ce que vous m'avez rappelé sur la force des médicaments.

Merci beaucoup votre aide.
#66461
C'est bien pour ce que tu expliques Terrasienna que j'ai l'impression qu'un miasme ne peut être complètement éliminé de par la durée d'action de certains médicaments. Tant qu'une personne a besoin de thuya par exemple, c'est que le miasme est encore actif, non ? Ou que la dynamisation n'a pas été assez haute ?
Et si ça peut durer quelques générations aussi.
J'ai été guerie par Phosphorus otites-angine-bronchites-rhumatismes-mauvaise circulation sanguine...niveau de santé bien relevé ensuite.
Mais 30 ans après, j'ai besoin de nouveau d'un petit coup de pouce de Phosphorus pour d'autres symptômes y répondants parfaitement.
Je n'ai eu que du 30 ch. Peut être monter plus haut alors ...?
#66488
Houlala quelle prise de tête les amis.
Je vous rappelle qu'il ne s'agit ici que d'images imparfaites pour tenter de se faire une idée de ce qui se passe. Il n'y a donc pas lieu de se prendre la tête, Vincent relis le §1 et dis à ton homéopathe qu'il n'est pas le premier à se faire avoir en donnant Sulfur en lieu et place de Hyos.

Ceci posé, l'idée, qui émane de Kent est que lorsque la FV a "senti" la présence de l'influx médicamenteux, la réceptivité à celui-ci est satisfaite en ∆t très rapide car si l'influx durait dans le temps on en mourrait. Dès lors tout un processus est lancé qui va se traduire pas une succession de symptômes. Point.

Sur le plan chronique, la FV assaillie par le miasme exprime cette "détresse" par un ensemble de symptômes, c'est la même chose que l'aigu sous ce point de vue. La présence de ces symptômes indique une réceptivité pour le médicament capable de les reproduire expérimentalement. Je me fais l'idée que ce qui se passe sur le plan énergétique à l'intérieur, sous l'impact du miasme, qu'il soit aigu ou chronique, représente le négatif de l'image qui nous est visible sous la forme de symptômes exprimés.

La réponse de Terrasienna me semble très complète, aussi je n'en ajoute pas plus!
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