#27993
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Bonsoir les ami(e)s,
Je vous conseille absolument de regarder ce documentaire diffusé le vendredi 31 janvier sur Arte.
On y explique le lien entre le cerveau, le ventre et la flore intestinale.
On est encore loin de savoir toutes les relations qui existent entre ces 3 éléments.
Tout cela va dans le même sens que la psycho-neuro-immunologie.
En regardant ce documentaire, on comprendra aussi l'importance de l'alimentation. Et on en revient à ce qui disait Hippocrate : "Que ton aliment soit ton meilleur médicament".
Je pense que niveau alimentation on est complètement à côté de la plaque actuellement. Mais j'aurais l'occasion d'y revenir.
Une chose est certaine, tant que la médecine allopathique continuera de ne pas s'intéresser à la globalité d'un être humain elle foncera toujours dans un mur !
En complément, il y a 2 articles parus dans le monde sur le même sujet.

http://www.dailymotion.com/video/x1arsj ... cerveau_tv

Page sur le site d'ARTE concernant le documentaire :
http://www.arte.tv/guide/fr/048696-000/ ... me-cerveau


« Le ventre, notre deuxième cerveau »
LE MONDE TELEVISION - 31.01.2014 - Alain Constan

C’est un étrange voyage au cœur de nos entrailles que propose Cécile Denjean dans ce documentaire parfois complexe mais passionnant. Notre ventre abrite plus de 200 millions de neurones connectés qui transmettent des ordres. Ce « cerveau du bas »,qui règne sur une impressionnante colonie de bactéries, décide-t-il de nos humeurs ?

« Les scientifiques se sont aperçus qu’il existait quantité de neurones dans notre ventre, à peu près autant que dans le cortex d’un chat ou d’un chien. Ils s’occupent, entre autres, de notre digestion. S’il n’avait disposé que d’un seul cerveau, celui “du haut”, l’être humain aurait été absorbé en permanence par ce processus très complexe et n’aurait pas pu développer d’autres activités intellectuelles. Le fait d’avoir deux cerveaux a joué un rôle majeur dans notre évolution », souligne Cécile Denjean, l’auteur du documentaire.

LE VENTRE PARTICIPE À LA GESTION DE NOS ÉMOTIONS


Outre des images de synthèse impressionnantes et des animations réussies, les explications délivrées par une quinzaine d’intervenants de haut niveau, travaillant souvent dans des universités ou des services hospitaliers de pointe en France, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Chine, en Belgique ou au Canada, permettent de mieux comprendre l’impact de notre ventre sur nos comportements.

Des chercheurs ont, par exemple, découvert que notre cerveau entérique – celui du ventre – produisait 95 % de la sérotonine, un neurotransmetteur qui participe à la gestion de nos émotions. Si la psychanalyse gastrique cherche encore son fondateur, l’acupuncture abdominale, pratiquée depuis une quarantaine d’années en Chine, soigne de nombreuses pathologies dont la maladie de Parkinson, celle d’Alzheimer et la dépression.

L’INCROYABLE COMPLEXITÉ DE NOS VENTRES


« On s’est aperçu que la maladie de Parkinson, qui s’attaque aux neurones du cerveau, s’en prend aussi à ceux du ventre. Cette maladie neurodégénérative démarre longtemps avant que les premiers troubles moteurs n’apparaissent. Or, quand les tremblements surviennent, il est trop tard puisque 70 % des neurones sont déjà détruits. Si on arrivait à diagnostiquer Parkinson dix à vingt ans plus tôt par une simple biopsie intestinale de routine, cela pourrait permettre d’anticiper sur la destruction de neurones », estime Cécile Denjean. Au CHU de Nantes, des médecins confirment qu’une simple biopsie intestinale peut diagnostiquer la maladie de Parkinson.

De l’université Columbia de New York au CHU de Grenoble en passant par le Collège de France, l’université Mac Master d’Hamilton au Canada, l’Inserm de Nantes ou l’université technique de Munich, les propos tenus par les intervenants permettent de mieux comprendre l’incroyable complexité de ce qui se passe dans nos ventres. On sait désormais qu’une conversation secrète existe entre les deux cerveaux. Elle ouvre d’immenses espoirs thérapeutiques.


Ces microbes qui nous gouvernent
LE MONDE SCIENCE ET TECHNO - 02.09.2013 - Florence Rosier

Nous sommes, à notre insu, le terreau fertile d'une bien étrange "forêt tropicale" : les cent mille milliards de bactéries qui prospèrent en silence dans nos entrailles. Cette jungle intestine, les scientifiques la nomment "flore microbienne" ou "microbiote intestinal". "Comme pour la forêt tropicale naturelle, la perte de la diversité biologique de notre flore microbienne pose problème, souligne le professeur Oluf Pederson, de l'université de Copenhague (Danemark ). Plus nos bactéries intestinales sont nombreuses et diversifiées, meilleure est notre santé. "Il est le principal auteur, avec le professeur Dusko Ehrlich, de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), à Jouy-en-Josas (Yvelines), d'une étude publiée le 29 août dans Nature montrant que cette richesse bactérienne nous protège des maladies liées à l'obésité.

Pesant en moyenne 1,5 kilogramme chez un adulte, notre microbiote intestinal abrite une population de bactéries dont le nombre est dix fois plus élevé que celui de nos propres cellules. On ne cesse de lui découvrir de nouvelles fonctions, au point qu'on le considère comme un organe à part entière. Longtemps ignoré, cet insaisissable organe veille sur notre santé physique. Il améliore la nutrition et le métabolisme de notre organisme et dialogue sans cesse avec nos tissus - même à distance du tube digestif. Plus surprenant, il jouerait un rôle sur nos fonctions cognitives et mentales ! En cas de dérèglement, il participe au développement de maladies aussi variées que le diabète et l'obésité, des allergies et désordres auto-immuns, des troubles cognitifs et de l'humeur.

GROUPES "PAUVRE"ET "RICHE"

"En analysant le génome des bactéries intestinales de 292 adultes danois (123 non obèses et 169 obèses ), nous avons trouvé que près du quart d'entre eux (23 %) présentent un déficit important en bactéries intestinales, indique Dusko Ehrlich, qui a piloté le consortium international MetaHIT à l'origine de l'étude de Nature. Les sujets du groupe "pauvre" ont en moyenne 40 % d'espèces bactériennes en moins que ceux du groupe "riche". "Ce groupe déficitaire présente un risque accru d'obésité. Dans ce groupe, huit espèces bactériennes " jusqu'ici inconnues, productrices de butyrate [un acide gras à courte chaîne] ", sont particulièrement manquantes. Ont-elles un rôle protecteur contre la prise de poids ?

Surtout, les personnes à la flore appauvrie ont plus de risque de diabète, de maladies cardiovasculaires et de troubles hépatiques. "Elles montrent plus de complications métaboliques, explique Dusko Ehrlich : des anomalies des lipides dans le sang ("dyslipidémies"), une résistance accrue à l'insuline et des taux importants de "protéines inflammatoires" dans le sang. "Ces taux élevés signent une inflammation chronique "à bas bruit" des tissus, délétère pour l'organisme.

Qui plus est, "les personnes déficitaires en bactéries intestinales prennent plus facilement du poids", note le professeur Karine Clément, qui dirige l'Institut de cardiométabolisme et de nutrition (Inserm-UPMC) de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris). Cette clinicienne-chercheuse vient de conduire, avec Dusko Ehrlich, une autre étude, publiée dans Nature le 29 août.

RÉGIME RICHE EN PROTÉINES ET EN FIBRES, PAUVRE EN CALORIES


Chez 49 adultes français obèses ou en surpoids, les chercheurs ont analysé les effets d'un régime riche en protéines et en fibres, pauvre en calories. Après six semaines, ce régime a comme prévu amélioré les paramètres métaboliques et entraîné une perte de poids. Il a aussi augmenté la richesse des espèces bactériennes des sujets initialement déficitaires. Cependant, "les sujets dotés d'une flore initialement pauvre ont plus de mal à améliorer leurs paramètres inflammatoires et lipidiques", relève Karine Clément.

Elle coordonne le projet européen Métacardis, lancéen 2012. Son but : étudier chez 2 000 patients le rôle du microbiote intestinal dans les maladies cardiaques et métaboliques. Parmi ses enjeux : identifier les sujets obèses à risque de complications, prédire leurs réponses aux interventions nutritionnelles, développer des traitements adaptés. "En analysant six des huit espèces manquantes chez les sujets à la flore appauvrie, on peut identifier 95 % des sujets à risque de complications", se réjouit Dusko Ehrlich, qui espère mettre au point un test diagnostique. Il a fondé une société pour la mise au point de biomarqueurs à partir de gènes bactériens, et participe à Métacardis avec l'unité Métagénopolis de l'INRA.

FONCTIONS NUTRITIVES DU MICROBIOTE INTESTINAL


Une flore appauvrie est-elle la cause ou la conséquence des troubles métaboliques ? C'est la question centrale de la poule et de l'oeuf. "On ne peut trancher, admet Dusko Ehrlich, mais les résultats des essais de transplantations fécales plaident en faveur d'un rôle causal. "Quand on greffe à des diabétiques de type 2 le microbiote intestinal d'un sujet sain, leur diabète s'améliore. Par ailleurs, "en transplantant dans l'intestin de souris diabétiques obèses une bactérie qui leur fait défaut (Akkermansia muciniphila), nous avons amélioré leurs paramètres inflammatoires et leur diabète. Ces animaux maigrissaient alors qu'ils mangeaient autant", raconte Patrice Cani, de l'Université catholique de Louvain (Bruxelles), quia publié ce travail, en mai,
dans la revue PNAS.

Le rôle du microbiote intestinal ne se limite pas au métabolisme. Ses fonctions nutritives sont connues de longue date : il produitdes vitamines vitales, aide le système digestif à convertir les aliments en nutriments. Plus insolite, il pourrait intervenir dans la modulation des effets des chimiothérapies anticancéreuses - une action étudiée par l'équipe Inserm du professeur Laurence Zitvogel , à l'Institut Gustave-Roussy (Villejuif).

Nos bactéries intestinales interfèrent aussi avec la maturation de notre système immunitaire. "Toute dérégulation de cette flore peut donc favoriser des maladies allergiques, inflammatoires, infectieuses ou auto-immunes - voire certains cancers", souligne Guy Gorochov, professeur d'immunologie à la Pitié Salpêtrière. Un article de synthèse, paru en août dans Gastrointestinal Endoscopy, confirme l'intérêt des transplantations de microbiote fécal, prélevé chez des sujets sains, à des sujets souffrant d'infections à Clostridium difficilecause importante d'inflammations du côlon et de diarrhées : 92 % ont guéri de cette infection récurrente.

IMPACT IMPORTANT SUR LE DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME IMMUNITAIRE


Un autre article publié dans Nature le 29 août a interpellé Guy Gorochov : quand les chercheurs enlevaient le microbiote intestinal de souris, ils observaient des perturbations du développement des lymphocytes B, les cellules immunitaires qui produisent les anticorps. Quand ils réinjectaient du microbiote à des animaux qui en étaient dépourvus, le répertoire des anticorps changeait.

"Ce travail suggère que le microbiote a un impact important sur le développement du système immunitaire systémique, pas seulement local", dit ce chercheur de l'Inserm qui étudie les liens potentiels entre microbiote et sclérose en plaques, avec l'Institut du cerveau et de la moelle épinière. "Le microbiote n'expliquera pas tout, il y a un effet de mode, juge-t-il. Mais c'est un champ d'étude fascinant, en plein essor grâce au progrès des techniques d'analyse de la complexité des génomes bactériens ("métagénomique")."

Dans Les Misérables, Victor Hugo décrivait les égouts de Paris : "Ces fétides écoulements de fange souterraine,(...) savez-vous ce que c'est ? C'est de la prairie en fleur, c'est de l'herbe verte,(...) c'est du sang chaud dans vos veines, c'est de la santé, c'est de la joie, c'est de la vie. "La science nous l'enseigne aujourd'hui : cette vision de poète est une vérité viscérale.

Un dialogue entre l'intestin et le cerveau

C'est un continent inconnu qui émerge : celui des liens réciproques entre intestin et cerveau - entre digestion et fonctions cognitives ou états mentaux. "Notre intestin et notre cerveau dialoguent en permanence, par voie sanguine ou nerveuse. Nos bactéries intestinales interfèrent avec les cellules de notre intestin, donc avec ces échanges. Elles peuvent ainsi, selon leur composition, agir sur les fonctions cérébrales",résume Serge Luquet, du CNRS (université Paris-VII-Diderot). Chez l'animal, ces bactéries semblent être un élément important du développement du cerveau. En témoigne, parmi d'autres, un saisissant résultat issu de l'équipe canadienne de Stephen Collins (cahier "Science & techno" du 24 mars 2012). En transplantant à des souris dépourvues de flore intestinale, issues d'une souche "timide" ou "anxieuse", le microbiote de rongeurs issus d'une souche "audacieuse" - et réciproquement -, les chercheurs ont inversé le comportement de ces animaux ! "Le bémol, c'est que le microbiote n'est pas seul en cause, et qu'on ne peut imputer les effets observés à telle ou telle bactérie", nuance Serge Luquet.
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par Athelas
Diplômé PH
#28022
Salut Ed,

mais non t'as pas fait une connerie. C'est très intéressant. Mais tu t'es juste laissé aller à regarder trop loin au fond de l'entonnoir réductionniste. :D
Une découverte ou une constatation amène 36000 interrogations. Mais souvent rien pour guérir.

L'année dernière j'avais fait un petit post pour évoquer un sujet comparable pour illustrer un cours d’Édouard.

http://planete-homeopathie.org/forum/post2719 ... adio#p2719
par Ovicar
#28038
Bonjour,

La réflexion que je vous propose est le reflet d’un questionnement interne, les réponses que je peux apporter ou les affirmations soumises au lecteur ne concernent que moi en tant qu’individu et à ce niveau chacun doit apporter ses propres réponses. Il se peut que les questions soulevées, vous concernent également, les réponses vous appartiennent. Il doit être considéré sous la forme d’une réflexion personnelle dans la proposition d’un dialogue, de votre propre dialogue intérieur. Ce n’est pas un travail académique.

On est en perpétuelle transformation. À des niveaux de sensibilité différente, tout a un impact sur notre physiologie qui elle-même se doit de préserver son équilibre. Suivant l’impact et la sensibilité, une injection de bactéries, la prise d’un remède homéopathique, il y aura modification de la physiologie (1) au sens large incluant jusqu’au changement de comportement. C'est un fait, quand on interfère dans une physiologie, on la modifie. Ce changement peut aller jusqu’au fait que la perception de la réalité de cette physiologie change, on voit les choses différemment, la sensibilité à notre environnement est différente, on a plus d’énergie, on ne se reconnaît plus… Pour un homme victime d’un traumatisme comme un tremblement de terre, l’impact de l’expérience peut déclencher une peur panique, une angoisse persistante. La prise d’Aconit peut rétablir la physiologie en permettant à la physiologie d’intégrer l’expérience du tremblement de terre.

La question de l’œuf ou de la poule mérite d’être développée car elle nous enferme dans l’aboutissement de la logique dualiste. Pour concevoir l’homéopathie, la notion d’énergie vitale fut nécessaire, ce fut l’ouverture consciente nécessaire à l’explication des faits observés dans la réalité. Pour concevoir l’œuf ou la poule la vraie question n’est pas de savoir si c’est l’œuf ou la poule qui est apparue en premier mais bien de savoir ce qui a permis leur apparition dans la réalité qui est la nôtre. Pour cela on est bien obligé d’admettre qu’il y a quelque chose qui a rendu cela possible et c’est sur cela que l’on doit s’interroger. Cette chose bien que présente en nous, nous dépasse.

Si l’on observe finement les choses on s’aperçoit que tout est transformation par interaction, inter-être. Cette notion d’inter-être est très importante. Dans l’inter-être tout est mouvement, transformation. Dans l’inter-être les notions de naissance et de mort ne sont que des étapes de transformation dans une réalité supérieure qui n’est pas soumise au temps, donc à un début puis par conséquence à une fin.

Au niveau d’une physiologie dans son sens large c’est pareil. Dans la réalité qui est la nôtre le corps est nécessaire mais celui-ci s’adapte en continu non seulement avec notre vécu objectif mais également avec notre vécu subjectif, avec son environnement. On peut parler également de conscient, inconscient, subconscient. Le physique, le mental, l’émotionnel, le spirituel sont un tout indivisible qui créent la réalité de ce niveau en s’inscrivant dans une réalité plus profonde qui permet les transformations successives. On parle de métamorphose en cas de changement particulièrement important. On parle de naissance quand on quitte le ventre de sa mère pour prendre sa première respiration dans ce plan de réalité et l’on parle de mort quand on expire pour la dernière fois dans ce plan de réalité. Il y a un ou plusieurs autres ordres de réalité qui permettent cela et ce qui n’est plus visible dans un plan de réalité peut l’être dans un autre, y avoir une autre réalité…

Ce qui sous-tend notre réalité n’est pas de nature directive. Ce qui est directif dans nos vies, ce sont nos conditionnements, nos habitudes, notre mémoire, la connaissance transmise par l’éducation, nos expériences. Il faut se rendre compte que ce soit en médecine, en religion, en philosophie, par le biais de notre propre expérience, tout cela a pour but de mieux nous connaître nous-mêmes, de découvrir la réalité plus profonde que nous sommes puisque nous en avons conscience, du moins intuitivement. Cette réalité comprend également l’environnement, l’univers.
Le problème est justement que nôtre réalité profonde est non directive, on jouit de la liberté par essence. Ce qui veut dire qu’en naissant, nous naissons avec tout ce conditionnement mais également avec cette part de nous-mêmes qui sous-tend tout cela, avec cette liberté. La recherche de la vérité consiste à définir cette liberté et à l’éprouver en fonction de nôtre conditionnement du retour que l’on obtient dans nos vies, dans la réalité.

Par définition la réalité est parfaite car il y a cohérence. C’est l’usage de notre liberté en fonction de nos capacités présentes, de nos conditionnements qui peuvent la rendre parfois si inhumaine.
Mais bien que nos capacités soient réduites par le conditionnement nous disposons d’accès à ce qui est illimité. À ce niveau on peut parler de l’esprit, de l’intelligence qui sert à discerner le vrai du faux, de la conscience qui sert à prendre acte des faits et de leur implication.
Le mental, c’est l’outil qui sert à la transcription ce aussi bien à un niveau réactif dû à la mémoire qu’à un niveau de la conscience. Au niveau réactif cela pourra déboucher sur un compliment ou une insulte…, au niveau de la conscience cela pourra déboucher sur la découverte de l’homéopathie ou de l’allopathie… Ce sera à l’intelligence de démêler le vrai du faux. C’est par la mémoire que cette connaissance sera acquise. Les faits étant là pour corroborer la vérité, même si celle-ci est difficile à atteindre dans ses applications car plus il y a de complexité et plus l’organisation d’une vérité est difficile. En somme pour faire voler un avion en papier la connaissance du réel est moindre que pour faire voler un airbus, une fusée, une soucoupe volante…

Il en va de même pour guérir un homme, plus nous pourrons connaître sa réalité, son ressenti, en lien avec une réalité plus profonde et plus nous accéderons à des moyens de pouvoir le guérir. Le fait d’établir un lien avec la notion de miasmes a permis à Samuel Hahnemann de pénétrer plus profondément dans la réalité que nous sommes. En tenir compte nous permet plus de précision dans l’établissement de la globalité du malade et par conséquence de trouver un médicament plus adapté à l’état du malade.

La guérison dans notre langage consiste au rétablissement de la santé, ce qui rétablit également notre potentialité. Ce n’est pas la réalisation de l’homme qui consiste à découvrir ce qu’il Est, sa vérité, ou du moins à tenir compte d’une réalité plus profonde qui permet sa présence sur cette terre et qui par voie de conséquence le transformera tout comme l’homéopathie transforme l’approche médicale, car elle agit à un niveau immatériel de notre réalité par le biais l’information. L’information est immatérielle mais elle nous constitue par le biais du sens, du non-sens, de la conscience, de l’inconscience, pour construire quelque chose de complexe il faut un plan… Son expression sera effective dans la physiologie à un sens large. Une physiologie exprimera toujours ce qui est vrai pour elle, il n’y a pas de hasard, juste une méconnaissance des causes.
Quand un remède homéopathique fonctionne par une juste mise en résonance c’est comme un miracle, la réalité du malade est changée, il retrouve l’état antérieur de santé. C’est littéralement une remontée dans le temps par gommage de l’expression physiologique.

La réalisation de nôtre vérité nous appartient, elle est soumise à une vérité d’un ordre supérieur…


(1) Définition : La physiologie dans le sens donné inclut l’entier de l’être humain, sa dimension matérielle et immatérielle, ainsi que toutes les interactions qui en découlent.
#28042
Olivier: fais moi un résumé stp.
Ed: oui je pense pour ma part que c'est des conneries le coup du second cerveau. J'ai entendu le gars développer un jour son histoire. Mais la question pour nous est : qu'est ce qu'on en a à faire de son second cerveau? Il faudrait à ceci ajouter un troisième cerveau, présent chez l'homme exclusivement, sous le niveau de la ceinture? :)
par Ovicar
#28045
Le coup du second cerveau me paraît réel pour la bonne raison que nous devons intégrer tout ce que nous mangeons et que les 200 millions de neurones y sont présents. Le fait d’appeler cela second cerveau est discutable c’est plutôt un mode d’intégration de l’information plus primitif.
Toute ce qui rentre en contact avec une physiologie au niveau alimentaire ou autre est soit intégrer, soit évacuer, soit somatiser, soit exprimer directement…. Il faut faire une différence entre ce que l’on intègre au niveau de l’information matérielle (et immatérielle) pour de la nourriture, immatérielle (et matérielle) pour une mauvaise nouvelle par exemple. Il y a forcément équilibrage entre les différents types d’informations que nous recevons.
Pour le troisième cerveau, la sexualité, c’est une part instinctive, inconsciente très forte chez l’homme car elle sert à se perpétuer dans ce plan de la Réalité. C’est sur ce point-là qu’il faut méditer et savoir ce que l’on va réellement perpétuer dans nôtre réalité. Car l’être qui sera conçu par l’acte sexuel est un être libre en essence et ce que lui transmettons à part cette liberté et de l'amour c’est notre conditionnement et cela intervient dans un second temps…
#28108
Oui, bon et après :)
C'est de la philosophie et je ne suis spas philosophe;
C'est de la physiologie et je ne suis pas physiologiste;
Concrètement on est en dehors des clous de la démarche purement inductive. C'est tout ce que je veux rappeler.
La vie est trop courte pour apprendre et appliquer correctement l'homéopathie.
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par Argentum
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#28115
Excellente dossier, excellente contribution et personnellement, je pense que ce n'est pas des "conneries" et un intestin encombré, pollué, détourné de sa fonction première fait justement beaucoup de "conneries"

Merci Edouard ... Troesch !
par HERBADILLA
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#28155
Je pense que c'est Mr Pallardy qui a parlé le premier de ce 2° cerveau (ou un des premiers tout au moins) voici une quinzaine d'années. C'est un élément à connaître bien sûr, qui peut plutôt nous servir en amont, dans les conseils de prévention. Donc en ce sens Merci de nous le rappeler Edouard ...Troeusch!
Mais pour ce qui est du soin donné au malade, c'est à l'homéopathie que j'ai essentiellement recours et là bien que j'ai débuté il y a 34 ans maintenant une formation en homéopathie pluraliste au départ avec un revirement uniciste il y a plus de 20 ans, j’ai encore et toujours beaucoup à apprendre afin d’améliorer la qualité des soins que mes patients méritent de recevoir lorsqu’ils viennent consulter. Pour cela je consacre tout mon temps à la lecture, aux séminaires, aux traductions et en cela je dis : Merci Edouard ... Broussalian !!! C’est le sens des remarques d’Edouard sur ce sujet, concentrons-nous sur l’essentiel ! Jean-Claude
par Gyromède
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#28161
Le rôle incontournable pour notre développement et maintien en bonne santé, des bactéries qui vivent en symbiose dans notre intestin, révèle à mon sens le caractère en fait forcement flou de la notion de soi/non-soi qui nous permet de penser notre individualité. Je ne peux m'empêcher de songer que les mêmes brumes doivent délimiter ce que nous appelons en homéopathie notre Force Vitale.
D'une façon plus prosaïque je me suis demandé si la force vitale d'un parasite tel un vers solitaire, ne peut pas être sensible à la présence d'une dynamisation homéopathique administrée à son hôte qui pourrait très bien par exemple remonter le niveau d'énergie de cette force vitale, pour employer le langage de l'homéopathie, au détriment de la Force Vitale de son hôte .
N'y aurait-il pas en fait plutôt une continuité (voire une certaine intégration) entre ce que nous considérons comme des forces vitales séparées et du coup n'y aurait-il pas plutôt une réponse globale de cette force vitale généralisée à la présence du remède dynamisée qui ferait la part des choses entre ce que nous considérons sans doute à tort comme les intérêts radicalement opposés d'organismes distincts en lutte.


C'était mon quart d'heure d'étonnement philosophique !! ;) ;)
par michel60
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#28175
Il ya beaucoup d'aspects dans cette emission, certains interessants car toute connaissance nouvelle est fascinante déjà par son caractere novateur mais aussi pouir les retombées ( dépisatage par exemple) qu'on peut en attendre. Mais aussi le plus inquiétant c'est cette volonté de "normaliser" les organismes à partir d'UN élement: donner les bonnes bacteries à tout le monde et youpi!!!
Sans parler des bacteries des gentils innoculées aux méchants ( pour le moment on en est aux souris, Dieu merci!!).
Pour les probiotiques ( qui m'ont rendu malade mais qui enrichissent les fabriquants) c'est un sujet qui est aprement débatu dans le monde des micronitrutionnistes, à mon humble avis ce sont des foutaises car c'est basé sur un raisonnement terriblement reductionniste
Bref à partir de notions déjà connues, les journalistes, avec des scientifiques complaisants et un peu rigolards pour certains, montent des emissions qui se veulent scientifiques ( et le sont en partie Merci Edouard TRoesch :) mais qui visent avant tout le sensationel. On a ce genre de chose de manière reccurente et très souvent la montagne accouche d'une souris. Cela dit on peur spéculer à l'infini sur ce qu'est l'homme par rapport à son milieu surtout si une partie de celui ci est en lui mais tout cela est vieux comme le monde et la science ne fait que demontrer de très vielle intuitions.
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par Athelas
Diplômé PH
#28187
Gyromède a écrit :Le rôle incontournable pour notre développement et maintien en bonne santé, des bactéries qui vivent en symbiose dans notre intestin, révèle à mon sens le caractère en fait forcement flou de la notion de soi/non-soi qui nous permet de penser notre individualité. Je ne peux m'empêcher de songer que les mêmes brumes doivent délimiter ce que nous appelons en homéopathie notre Force Vitale.
D'une façon plus prosaïque je me suis demandé si la force vitale d'un parasite tel un vers solitaire, ne peut pas être sensible à la présence d'une dynamisation homéopathique administrée à son hôte qui pourrait très bien par exemple remonter le niveau d'énergie de cette force vitale, pour employer le langage de l'homéopathie, au détriment de la Force Vitale de son hôte .
N'y aurait-il pas en fait plutôt une continuité (voire une certaine intégration) entre ce que nous considérons comme des forces vitales séparées et du coup n'y aurait-il pas plutôt une réponse globale de cette force vitale généralisée à la présence du remède dynamisée qui ferait la part des choses entre ce que nous considérons sans doute à tort comme les intérêts radicalement opposés d'organismes distincts en lutte.


C'était mon quart d'heure d'étonnement philosophique !! ;) ;)
Salut Gyromède

à tes heures perdues je te conseille la lecture des Parasites de l'Esprit de Colin Wilson. C'est un classique de la SF teintée d'occultisme, mais sans tape à l’œil. Question questionnements tu vas te régaler. Le livre doit pouvoir se trouver encore facilement. J'en garde un excellent souvenir.
par Gyromède
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#28194
Oh je sens que ça va me plaire !!! Je cite ce commentaire :
" Colin Wilson profite de la lutte que son héros mène contre les parasites pour glisser au lecteur un cours de psychologie, inspirée de la phénoménologie de Husserl et Heidegger, et cela sans jamais être ennuyeux."

Merci ! ;) ;) ;)

N'oublions pas que dans l'enseignement d'Edouard il y a aussi la référence constante aux Jedai et à la Force qui les habite. Force que la célèbre Saga nous explique provenir de la présence de symbiotes au cœur des cellules de leur organisme !! :lol: :lol:
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par Athelas
Diplômé PH
#28198
J'espère que c'est pas du second degré. Laisse tomber tous ces commentaires. Peut-être bien que oui il y a de ça dans le livre. Mais il vaut la peine d'être lu pour lui-même, c'est un foisonnement d'idées. Et l'intrigue est captivante.
Quant à Star Wars Lucas a tout gâché avec son histoire de symbiotes. Il a réduit sa peau de chagrin. C'était un rêve, c'est devenu une machine commerciale. Ils s'attellent déjà à de nouveaux épisodes toujours plus dénaturés.

Exit silica à la réflexion - quel[…]

Et un de plus ! Ah ben non, celui là &eacut[…]

Un peu cassé de partout...

Merci Annick pour ce cas et tous les autres. Sur[…]

et je rajouterai à la question de Christoph[…]