par Gilles63
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#63115
Edouard Broussalian a écrit : 16 déc. 2012, 17:29 Bonjour Emile,
Question pointue, je suis obligé de te faire une réponse un peu conséquente:
S. Hahnemann utilisait surtout les dilutions 6 CH, 12 CH, 30 CH et 200 CH.
Oui il employait les dynamisations paires. J’ignore pourquoi depuis Vannier, en France ce sont les impaires qui sont en honneur. Notamment la 15 produit souvent des aggravations terribles. Il a employé jusqu'à des 1000 c. Mais justement pour ne pas avoir besoin d'un tel nombre de flacons il a mis au point le procédé LM, selon les termes du Révérend Everest, témoin de l'époque: "à la suite d'innombrables essais cliniques"
Récemment réintroduits en France, ces remèdes constituent à nos yeux un bien meilleur choix car leur action est plus douce, plus profonde et plus durable
Oui j'en sais quelque chose, j'ai été un de ceux qui ont agi en faveur de leur introduction. Maintenant si c'est pour voir prescrire des catastrophes comme Psorinum M, puis XM, puis LM à une semaine d'intervalle...
Il existe des tas d'appareillages qui ont été inventés pour monter tranquillement les plus hautes dynamisations. Je vous poste à tous un article tout à l'heure dans la rubrique Organon.
mais qui semble avoir donné à S. Hahnemann les résultats les meilleurs en clinique.
Disons que Hahnemann en était satisfait et toute personne qui les a essayés en dira la même chose. Je ne parle pas des incompétents qui les donnent en globules secs en LM15 par exemple ;-) Le meilleur fournisseur est Choudhury à Calcutta.
La prescription en est classiquement progressive LM/1 puis LM/2, LM/3, à raison d’une prise par jour durant une semaine … jusqu’à LM/30.
On commence généralement par 0/1, ouverture classique comme aux échecs. Cependant il n'est pas exclu de commencer à 0/2 ou 0/3.
Cependant j'en profite ici pour détruire un mythe persistant: ON NE RENOUVELLE JAMAIS une prise en liquide, que ce soit une LM ou pas, sans que l'on se soit d'abord assuré que la première dose ne provoque pas un effet net rapide et marqué, et sinon on procède prudemment à la répétition jusqu'à ce qu'un effet thérapeutique apparaisse et l'on stoppe alors toute prise.
fincke: surtout utilisée aux USA, permet d’obtenir des dilutions très élevées
C'était la référence absolue, tout le monde, Lippe, Hering, Kent les utilisaient. Je les emploie avec délectation et aussi pour me permettre une comparaison valable avec leurs cas classiques dans la littérature. Fincke est mort avec son secret de fabrication. Un article complet là dessus dans THE ORGANON vol 2 si j'ai du temps pour le sortir.
• les basses dilutions (4 et 5 CH) sont à utiliser sur des symptômes aigus ou des signes très localisés,
• les hautes dilutions (15 et 30 CH), remèdes toxiques en particulier, sont à utiliser sur des signes psychiques précis ou sur des maladies chroniques,
• entre les deux, on utilise les 7 et 9 CH pour les troubles fonctionnels.
Je ne peux manquer de bondir contre ces sottises de l'école française.
Pour guérir il faut 3 paramètres:
1. Ressemblance la plus grande entre l'agent thérapeutique et la maladie naturelle
2. Différence de genre entre entre les deux
3. Plus grande puissance dynamique de l'agent médicamenteux.

Je ne me concentre donc que sur le point 1. Lorsque l'on possède des signes caractéristiques du patient, on est de plus en plus certain de l'homéopathicté du médicament (son degré de ressemblance).

Alors la règle de prescription est la suivante:
on a toujours intérêt à prescrire la plus haute dynamisation mais dans la quantité la plus minime.

Ainsi une bête entorse avec les signes d'Arnica réagira merveilleusement plus vite et bien à Arnica XM que du 9c péniblement renouvelé.

Tu vois ainsi l'incompréhension qui fait donner des "hautes" pour les signes psychiques alors qu'une simple LM1 agit très bien dessus déjà. C'est une bévue fondamentale de l'école française qui est resté hypnotisée par les organes et n'a jamais compris la notion de force vitale.

Voici le lien sur la machine de Skinner:
http://planete-homeopathie.org/forum/l- ... -t523.html
je profite d'etre tombé sur ce sujet pour le remonter ,au vu des belles reponses explicatives
Merci edouard Broussailan
Avatar de l’utilisateur
par Noephys
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#65636
Gyromède a écrit : 16 déc. 2012, 16:42 En fait je découvre que la méthode de dilution à flux continu serait due au Fincke qu'Edouard Broussalian à cité dans son précédent message.

http://www.medecine-integree.com/homeop ... -les-bases que je rappelle ci-dessous :

Au cours de l'histoire plusieurs méthodes ont été utilisées pour la préparation des remèdes dilués et dynamisés (méthodes permettant de faire passer les propriétés - information - des produits dans le substratum) :
  • Méthode Hahnemannienne : dilutions successives en flacons multiples au 1 / 10 (DH) ou 1 / 100 (CH) et dynamisation à chaque dilution : on dispose une série de flacons et bouchons neufs lavés à l'eau bi-distillée et secs en nombre correspondant au numéro de la dilution que l'on désire préparer. On met dans un premier flacon une partie en poids de la substance de base (teinture-mère, macérât glycériné, extraits d'organes, souches biothérapiques, troisième décimale pour les minéraux insolubles) et l'on complète à 99 parties en volume au moyen d'alcool à 70° (sauf incompatibilité ou insolubilité de la drogue). On bouche et secoue au minimum 100 fois la dilution obtenue : c'est la première centésimale (1 CH). On prélève ensuite une partie en volume de cette 1 CH, que l'on verse dans un deuxième flacon contenant déjà 99 parties en volume d'alcool à 70°, l'on bouche et secoue également 100 fois. La dilution obtenue est de 2 CH et l'on opère de la même manière jusqu'à la dilution voulue. S. Hahnemann utilisait surtout les dilutions 6 CH, 12 CH, 30 CH et 200 CH.
  • Méthode Korsakovienne : dilution au 1 / 100, à l'aide d'un seul flacon, par remplissage, succussion et vidage successifs, méthode que S. Hahnemann ne semble pas avoir directement expérimentée, mais dont il a admis la justesse du principe. Récemment réintroduits en France, ces remèdes constituent à nos yeux un bien meilleur choix car leur action est plus douce, plus profonde et plus durable.
  • Méthode des LM, obtenus par passages successifs de la solution au globule et du globule à la solution, méthode fastidieuse de préparation (remèdes disponibles en Allemagne et en Inde), mais qui semble avoir donné à S. Hahnemann les résultats les meilleurs en clinique. La prescription en est classiquement progressive LM/1 puis LM/2, LM/3, à raison d’une prise par jour durant une semaine … jusqu’à LM/30.
  • Méthode de la fluxion continue de Fincke, surtout utilisée aux USA, permet d’obtenir des dilutions très élevées (jusqu'à 5 millions de K !).(mais quid des succusions dans cette approche ?)


On enseigne classiquement que :
  • les basses dilutions (4 et 5 CH) sont à utiliser sur des symptômes aigus ou des signes très localisés,
  • les hautes dilutions (15 et 30 CH), remèdes toxiques en particulier, sont à utiliser sur des signes psychiques précis ou sur des maladies chroniques,
  • entre les deux, on utilise les 7 et 9 CH pour les troubles fonctionnels.
Dans mon enseignement, j’ai appris à utiliser les CH (souvent en 200) et LM mais jamais les Korsakoviennes.
Je vois qu’ici elles sont très largement choisies, alors j’aurais besoin de vos lumières et ressentis pour m’en faire une représentation plus précise

Comme le remède est élaboré dans le même flacon peut-on dire que dans un remède en korsakov, il y a l’information/résonnance de la première dilution /série de succussions jusqu’à la énième du remède ? Est-ce que ça donnerait ainsi une plus grande échelle de résonnance pour réaccorder ce qui a besoin de l’être chez le malade ?
Est-ce pour cette raison que leur action est plus douce, plus profonde et plus durable ? Sinon pourquoi ?

Avec cette hypothèse, ça voudrait dire qu’avec les CH, où la dynamisation est plus ciblée, on pourrait peut-être passer plus souvent à côté de la bonne dynamisation… il y a un tel écart entre la 30 et la 200 CH !

Par ailleurs les Fincke m’intriguent beaucoup dans leur mode de fabrication… « méthode de fluxion continue » : j’imagine une certaine quantité d’eau (correspondant à la dilution voulue) ou pendant un temps déterminé tombant comme une cascade dans un récipient avec le remède de base (j’ai lu en 30 CH, pourquoi pas en teinture mère ?), et débordant… ainsi plus besoin de vider /remplir le flacon comme on le fait avec les Korsakoviennes… La dynamisation serait la même qu’avec une cascade…
Le procédé imaginé comme ça paraît comme plus naturel (et romantique ?) que le procédé robotisé de la fabrication de Korsakovienne (remplissage d’un flacon à l’envers, 100 succussions en 3 secondes et vidage - multiplié par le nombre de la dynamisation)

Je suis peut-être complètement à côté… auriez-vous des textes de Fincke ou des liens expliquant la méthode ?

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