#68652
Ce sujet mérite-t-il d'être abordé dans le forum planète-homéopathie ? C'est à vous de voir, car il me semble que c'est le sujet central qui orientera les prochaines décennies.

Qu'est ce qui me fait penser ça ? La conclusion d'un mail écrit à mes connaissances dont vous trouverez copie ci-dessous (*).

Les forces en faveur du transhumanisme sont puissantes. Je pense que c'est le moment de réfléchir publiquement sur la place du corps dans notre vie au XXIème siècle. Les homéopathes avec une vision globale de l'être humain dans son environnement, la connaissance des pathologies, l'expérience d'une vie épanouissante, peuvent apporter des arguments dans un nécessaire débat politique sur la virtualisation apparaissant comme inexorable de notre vie quotidienne:
- quelles conséquences sur la santé ?

Plus spécifiquement :
- quels sont les liens du corps avec les pensées et les émotions ? Le psychisme est-il opposable au corps ?
- sensibilité et apathie: influence de l'environnement et des activités pratiquées; les cycles (des hauts et des bas);
- de la conception au 13ème mois: notion de terrain;
- la mort et la période qui précède;
- les soins : est-ce une réparation ou un contrat de maintenance ou encore autre chose ?

En conclusion :
- peut-on définir collectivement le bien-être ?


_____

(*)
Salut les vieux !

Ma belle sœur Pascale me demandant d'expliciter le terme "présentisme" suite au mail du 31/12, j'ai bûché un peu mon Maffesoli (1).

Dans l'extrait ci-dessous, il dresse un constat hallucinant ... à mes yeux ; question de génération ?


"Au-delà du contrat rationnel, émerge le pacte émotionnel. Désormais, c’est l’autre qui nous dicte nos comportements, notre habillement, notre gestuelle… Autrement dit, s’opère aujourd’hui un véritable glissement entre autonomie et hétéronomie (la loi des autres). C’est en cela que réside tout l’enjeu de la gestation entre le rationnel et l’émotionnel. Les individus, que nous pourrions qualifier de « post-modernes » bouleversent fondamentalement ce processus, privilégiant l’interdépendance. "

Donc pour résumer :
Mimétisme > Rationalité

Si les (très) vieux se vaccinent par précaution sanitaire pour eux-mêmes en s'appuyant sur les informations des médias, il est probable que les jeunes le fassent pour éviter l'exclusion sociale, reléguant en arrière plan d'éventuels risques déjà connus de thrombose, de stérilité et d'affaiblissement de leur système immunitaire dûs aux injections d'ARN en phase de test.

*****

La question que je me pose est comment décrire ce "pacte émotionnel" si puissant qu'il est comme un Graal pour unifier les collectifs.

- Je ne vois pas qu'il repose sur une idéologie ;
- je ne vois pas qu'il repose sur la notion d'ennemi commun ;
- je pencherais plus pour un pseudo sentiment de sécurité qui fonctionnerait à l'envers : si tu n'es pas d'accord, tu finiras tout seul et donc seras en insécurité.

En gros, ce serait un pacte émotionnel négatif qui repose sur la menace d'austratisation. Cette menace est mise à exécution en imposant le pass pour participer à de nombreuses activités.

Ce qui nous intéresse, c'est plutôt de révéler un pacte émotionnel joyeux et stimulant. Or, les solutions économiques pour répondre à nos besoins et aspirations sont cadenassées par la concurrence, les règlements et l'argent-dette! Ceci est un problème politique...

*****

Ce que la pseudo crise financière depuis 2008 a montré, c'est qu'on peut s'appuyer sur une monnaie de singe tant que les gens ont confiance (dans les relations internationales, des rapports de force sont utilisés pour faire accepter cette monnaie de singe).

Au-delà d'une approche alternative de la monnaie, est-il envisageable aussi de faire machine arrière et de dé-marchandiser certains de nos échanges ?

Un grand reset se prépare. L'important, en vue de la maîtrise économique, est la bataille pour la colonisation de l'imaginaire. D'où l'arme à double tranchant qu'est Internet, qui reste un outil.

Derrière cet outil, c'est bien la vie qui s'exprime à la recherche de nouvelles correspondances. Car l'humain est spécifiquement poète (François Roustang, dans son livre "l'hypnose").

Sommes nous, vieux resistants rationnels, inspirés pour ouvrir des brèches et visualiser l'abondance en dehors du système marchand mis en place depuis 5000 ans ? C'est ce que je nous souhaite pour 2022. Une proposition est celle des metavers ! Faire abstraction du corps est un chemin du transhumanisme qui pourrait être un sujet de débats passionnants... et politique car on nous y emmène tout droit sans se poser de questions.

____

(1) à partir de l'intéressante interview sur: https://www.wearecom.fr/2020/11/bienven ... maffesoli/
#68672
Derrière ce néologisme se cache le désir peut être aussi vieux que l’humanité d'atteindre l'immortalité.
Si l'intelligence humaine a sa limite, la bêtise et l'hubris n'en ont pas : cette recherche de l'immortalité est destinée à une certaine élite mondialiste, la même qui tire les ficelles des gouvernements depuis bien longtemps.
L'idée n'est pas nouvelle : cette élite espère à terme pouvoir transférer son "être" dans des machines qui elle, seront indéfiniment réparables et reproductibles. Cela tient de la démence et d'un orgueil démesuré, mais ceci est caractéristique de la grave psychopathie de ceux qui nous dirigent dans l'ombre.
La plèbe, elle, sera traitée de la manière habituelle par son élimination progressive et par un asservissement d'une sévérité jamais atteinte par le passé.
Il faut comprendre que la destruction de toute vie est la motivation principale de ce plan satanique depuis très longtemps. C.f. ce que nous vivons en ce moment.
ClaudeDR, Agnes ASTIER aimais cela
#68673
Bonjour Tonino,

Je partage votre point de vue sur une élite "hors-sol". Mais le problème c'est quand la population elle-même devient hors-sol.

Un exemple concret est la médicalisation systématique de l'accouchement. Ema Krusi en témoigne de façon détaillée. Les femmes sont depossedées de leur souveraineté : elles accouchent en suivant le protocole.

Tout ceci au nom de la sacro-sainte sécurité : l'homme moderne aurait-il peur de son ombre ? Pas sûr, mais les grands prêtres ne lui laissent pas vraiment le choix: l'ostracisation n'est pas loin si l'on sort de la ligne proposée : une bonne définition de la démocrature?
#68685
Les Français avaient lutté contre "le meilleur d'entre nous ;) " lors des grèves de 1995! (1) mais on s'éloigne du sujet proposé pour ce post qui concerne la compréhension et l'attitude vis à vis du corps par les membres de la population.

Un vétérinaire, Eric Ancelet, a répondu (en partie) en détaillant de façon pédagogique la notion d'immunité et de coévolution avec les nécessaires microbes. Il nous brosse aussi un historique intéressant de la vaccination.

Pour lui, le dogme pasteurien, qui a fait son temps, a conduit à produire une population souffrant d'immunodépression systémique et c'est vers le rétablissement de notre immunité que nous devons oeuvrer maintenant.

À rebours de la distanciation sociale et de l'asepsie de la vie post-moderne.

(Durée 2h25 de bonheur)
https://odysee.com/@AKINA:7/2021-11-23- ... NCELET-HD4:





(1) Alain Juppé, "droit dans ses bottes", a d'abord parié sur le pourrissement. Mais sous la pression grandissante de la rue, il finit par convoquer un sommet social à Matignon le 21 décembre. Il cède sur les retraites mais ne plie pas sur l'essentiel de sa réforme de la protection sociale, qui dotera notamment le Parlement d'un droit de regard sur l'équilibre financier de la Sécurité sociale. Il n'y a pas si longtemps, la Sécu était indépendante du pouvoir politique.
#68701
Eternel recommencement... Les non-croyants que nous sommes devenus se préoccupent maintenant de leur éventuelle immortalité... sans même savoir ce que c'est que tout simplement vivre ! Finalement, nos préoccupations n'ont pas évolué d'un iota, ce qui change, comme d'habitude, ce sont les apparences...

Et que reste-t-il ? La peur, la trouille. Krishnamurti n'a cessé de le répéter pendant toute sa vie : la peur, le chagrin, la souffrance nous font imaginer n'importe quoi, pourvu que ça nous rassure. Et cette recherche permanente de sécurité nous fait littéralement cristalliser nos vies, les organiser, en extirper le moindre imprévu pour éliminer cette peur de tous les instants, cette angoisse existentielle qui nous tenaille.

Et maintenant, voilà que certains imaginent des machines pour conserver... quoi ? Le corps ? Mais sans l'énergie vitale , à quoi bon ? Le feu de la vie, où se trouve-t-il ? D'où vient-il ? Sans lui, rien n'est vivant ! Et ce feu primordial, source ultime de la vie et de la conscience, qu'en savons-nous ? Rien. Comment fonctionne-t-il ? Nous n'en savons rien. Nous savons comment l'arrêter, mais sommes incapables de le créer.

A ma connaissance, la seule science qui parle un tant soit peu de cela, sans répondre à la question fondamentale, bien sûr, mais qui se charge en tout cas de la conservation et de la restauration de cette énergie vitale sans laquelle rien n'existe, cette science si humble et si merveilleuse à la fois, c'est l'homéopathie.
Agnes ASTIER aimais cela
#68703
les questions posées appartiennent au domaine de la philosophie. L'organon et l'homéoapthie répondent partiellement car Hahneman est pétri d'Aristote et a parfaitement intégré tous ses principes dans sa perception du réél. Pour Aristote, il n'existe qu'une Vérité, unique, qu'on ne pourra jamais appréhender complétement. Rien que la notion de verité relative donne des lignes mouvantes sur les regles, l'éthique, la morale dans la societé. De fait, on se raccroche bien plus à ce que pense l'autre pour guider sa propre conduite. (je mets de côté le fait que l'homme est un animal de groupe, et qu'il a besoin d'une forme de conformisme pour survivre et faire soecité.)
Ensuite Aristote, repris par Hahneman s'appuie sans cesse sur la réalité perceptible par les sens, afin de garder le sens commun. C'est aussi pour cela qu'il recommande d'éviter les spéculations. Elles nous éloignent de la réalité et des faits. Plus on utilise l'homéo, plus la connexion entre l'âme (les emotions, la memoire, l'imagination, la volonté) et le corps est profonde et équilibrée. Le rapport au corps complètement déglingué qu'on voit à tous les coins de rue actuellement est simplement le reflet d'une diminution gravissime des niveaux de santé. Or le corps influe sur l'âme et réciproquement. D'où peut être la volonté très saine de reprendre soin de son corps pour réouvrir son âme dans cette societé matérialiste, qui en a perdu la clef.
Ce n'est qu'un point de vue, et cela n'appartient pas vraiment à l'homéopathie. Donc hors sujet. Et la réalité va de toutes façons se charger de remettre l'être humain sur les bons rails, aucun souci à se faire pour ça. La souffrance, la mort ont toujours été de très puissants remèdes à la folie collective malheureusement.
#68709
Terrasienna a écrit : 06 janv. 2022, 22:52 Et la réalité va de toutes façons se charger de remettre l'être humain sur les bons rails, aucun souci à se faire pour ça. La souffrance, la mort ont toujours été de très puissants remèdes à la folie collective malheureusement.
En effet. Il nous reste simplement à espérer qu'il restera toujours un quantum de souffrance. Sinon, ce serait mauvais signe pour la vie...
#68775
Terrasienna a écrit : 06 janv. 2022, 22:52 [...] le corps influe sur l'âme et réciproquement. ]
Oui, mais pas de la même façon. Le corps n'influe sur l'âme que négativement, quand, par son inadéquation (maladies, accidents, impuissances physico-émotivo-mentales diverses), il ne permet plus à l'âme d'accomplir son dessein. Le corps humain, dans ses trois composantes, physique, émotionnelle et mentale, est le véhicule d'expression de l'âme. Quand il est en mauvais état, cette dernière se trouve donc plus ou moins impuissante. Et quand l'impuissance se fait par trop importante, le corps devient inutile. La connexion âme-corps est alors coupée, le corps ne reçoit plus aucune énergie de vie et la mort survient.

Terrasienna a écrit : 06 janv. 2022, 22:52 [...] [D'où peut être la volonté très saine de reprendre soin de son corps pour réouvrir son âme dans cette société matérialiste, qui en a perdu la clef.
Plutôt que "réouvrir son âme", je dirais "retrouver son âme", "rétablir le contact avec son âme".

Terrasienna a écrit : 06 janv. 2022, 22:52 [...] La souffrance, la mort ont toujours été de très puissants remèdes à la folie collective malheureusement.
Si ma voiture est trop détériorée, je ne mets plus d'essence dedans, et je la mets à la casse. Si mon portable ne marche plus, je ne le recharge pas, et le mets dans une poubelle à objets électroniques.
L'énergie de vie est le carburant du corps. Si le corps ne fonctionne plus, il ne remplit plus sa fonction, et l'âme le renvoie dans le grand réservoir de matière inerte : "Earth to earth, ashes to ashes, dust to dust".
Un société a elle aussi une âme, une âme-groupe. Lorsque les desseins de l'âme-groupe ne peuvent plus être réalisés, l'énergie de vie du groupe est retirée, et le groupe disparaît, d'une manière ou d'une autre.
La mort est le remède ultime, celui de la séparation ferme et définitive.
#68776
juste pour le plaisir discuter Christian, le corps peut être un puissant véhicule d'information vers l'âme, donc peut influencer positivement l'âme aussi. jeûnes, tu vas influencer ton âme positivement. Fais du qi gong, tu verras que des émotions refoulées peuvent remonter et tu seras obligé de les traverser. Mâche une gouttiere holistique pour realigner tes dents, ta psyché peut changer. la mère d'un bébé prematuré va fabriquer un lait plus adapté, plus riche. C'est le corps qui intervient!
Je n'aime pas le rapport stoicien que l'on a gardé dans le rapport au corps.
#68778
Tout dépend de ce que l'on entend par âme.

Tu as bien sûr raison quant aux techniques en question, mais, pour moi, elles ne font que stimuler puissamment certains aspects supérieurs des trois véhicules (ce qui, en soi, est déjà extraordinaire !)

(Ce fil n'est peut-être pas le meilleur endroit pour continuer pareille discussion...)
#68887
Un merveilleux texte de 13 pages écrit par un Homéopathe, le Dr Michel Durand, aborde la question posée du rapport au corps.

En voici un extrait :

"Bien entendu, dans l'homéopathie, le symptôme renvoie au sujet, il en est le reflet expressif.

La société moderne en arrive, soit à rejeter le corps, " part maudite de la condition humaine ", part que la techno-science que se veut la médecine moderne s'entend à remodeler, refaçonner, pour, en quelque sorte, délivrer l'homme de son encombrant enracinement de chair. Il n'y a pas d'ailleurs, de libération du corps, mais une libération de soi, qui donne le sentiment au sujet d'avoir gagné en épanouissement.

Soit, à l'inverse, cette société moderne prône le salut par le corps, en refaçonnant son apparence, en recherchant son pouvoir de séduction, par l'obsession de sa forme, du bien-être, du souci de rester jeune.

Cette tonalité narcissique moderne fait l'objet d'un florissant marché."


"Contribution de l'homéopathie à la réconciliation de l'homme avec son corps."
http://www.homeoint.org/seror/odonto/du ... bution.htm

******

Comprendre ce texte, mais aussi "s'en imprégner les cellules" est une gageure pour le commun des mortels Occidental au XXIème siècle. Je ne pense pas qu'on puisse le partager avec profit à des non-initiés.

Il me semble qu'à l'avenir notre façon de communiquer pourrait évoluer, le raisonnement faisant partie de la modernité, bientôt révolue?

L'image se substitue au texte, on devrait en tenir compte.

A rebours d'une information pléthorique déstructurante, voir le très intéressant ouvrage de Marc Henry - "De l'information à l'exformation" (1), developpera-t-on une façon de communiquer l'essentiel cœur à cœur ?

Poser la question, c'est presque y répondre... Mais c'est un autre débat.


(1) https://marchenry.org/product/de-linfor ... formation/
dge aimais cela
#69080
Bonjour,

Je comprends vos réticences, mais il se peut qu'entrent beaucoup de préjugés. Certes, la sensibilité "technophile" et transhumaniste irait certainement préférentiellement placer l'homéopathie du côté des pseudo-sciences et voir d'un mauvais œil tout le discours, perçu comme new age, sur la vie, la force vitale, la psychosomatique "énergétique", etc. Là aussi sans doute avec une part de préjugés. Mais ce n'est pas à renfort de dédain, de condescendance et de complaisance à soi que la pensée progresse, d'un côté comme de l'autre.

Je connais un peu les ouvrages de Marc Henri, et j'ai eu la chance d'échanger avec lui. Et c'est cet aspect, plus théorique/fondamental derrière l'homéopathie qui va m'intéresser ici.

Il m’apparait que le transhumanisme et l'homéopathie partage plus que vous ne croyez. Ils partagent quelque chose de fondamental : une ontologie de l'information. C'est ce qui leur permet d'envisager le fameux mind uploading, qui se fonde sur un principe homologue à celui du téléchargement de l'information sur un support autre dans l'expérience de Montagnier (et les thèses sur l'eau de Marc Henri notamment). Élément naturel/chimique/viral - onde électromagnétique - encodage numérique - rediffusion électromagnétique - ARNP - reconstruction de l'ADN viral. L'information est conservée et active, à travers ses formes les plus "artificielles" (notamment une suite de 0 et de 1).

L'énergie vitale dont vous parlez, la vie, tout cela réinvestit quelque chose qui a transité sous forme numérique, voire est partie de ce qui a transité. On imagine, en outre, les opérations exécutées sur divers hardwares, on imagine les traductions possibles, les conservations, les réorganisations, etc. La Forme, l'opérateur, le support, l'énergie vitale : rien ne prouve qu'il a des verrous, ni ceux que vous semblez sous-entendre, ni qu'ils sont nécessairement là où vous semblez les placer. Il y a sans doute mille dangers mais sans doute aussi mille jeux qui nous sont possibles. La mort, toujours possible, toujours réelle, n'est cependant pas forcément la seule forme de l'altération et du changement. Je crois que vous concluez plus vite qu'il n'est possible, sur la base d'une intuition semi-méditative, semi-expérientielle, mais orientée par des options spiritual-existentielles dont on peut légitimement (au moins) douter.
#69112
Bonjour à toutes et tous,

Même s'il n'y a pas encore de réactions, je vais préciser mon idée et l'amener encore plus loin.

Qu'il y ait un problème ou un questionnement par rapport au corps, oui, et c'est bien normal : notre corps est un fruit de la sélection naturelle, et de ce fait, façonné pour fuir ce qui nuit, fuir la mort, fuir la douleur. Nous sommes façonnés pour détester la mort et la souffrance. Mais également conscients, par la sélection naturelle, et ainsi incapable de nous cacher correctement notre destin.

Ceci crée une contradiction fondamentale, tension pathogène et source de notre créativité. Mais cette créativité nous sert d'abord à nous inventer un monde dans lequel un des deux pôles de la contradiction (vie ou conscience) n'existe pas vraiment : ainsi les deux pôles des religions : les religions de la personne - les théismes notamment - qui affirment que l'âme est immortelle et que la mort n'existe pas. Les animismes et "vacuitismes" qui affirment que c'est l'ego qui est une illusion dont il faut se défier. En tous cas les religions nous disent : l'homme ne suffit pas. Ce n'est quasi-jamais tel que donné "naturellement" que l'acceptation est acceptable, que le corps et la vie ne font pas problèmes mais réjouissances. C'est souvent au prix d'une longue ascèse, quand bien même, ou à plus forte raison quand cette ascèse prétend simplement retrouver un état "naturel" et initial.

On se crée un monde imaginaire, mais aussi un monde réel avec la technique. Il y a la technique matérielle, et la technique spirituelle. A chaque fois pour nous faire être autre que l'on est.

Alors le corps... l'un a parlé de son aversion pour le stoïcisme. Ok, pourquoi pas ? Mais à première vue, le discours sur la Vie, l'énergie, les trois véhicules, etc. c'est de l'ésotérisme, de la spiritualité, comprenez bien, du point de vue des "non-initiés". Le rapport au corps et à la vie, dépend beaucoup de notre conception du corps et de la vie, et je crois que beaucoup de ces conceptions donnent un corps et une vie qui sont tout sauf ce que l'on entend habituellement par corps et vie. La spiritualité, l'ésotérisme, d'une manière ou d'une autre, nous donnent un corps qui est plus que le corps, une vie qui est plus que la vie.

Votre discours, en effet, pourrait être perçu comme une forme de ce refus du corps et de la vie, bruts, limités, mortels, insignifiants en dehors de notre imaginaire. Et ainsi vous retourner l'argument du "symptôme".

Partons maintenant de l'hypothèse que oui, il y a plus que la mécanique matérielle et insignifiante du réductionnisme conventionnel. Partons de la Vie, de l'énergie, etc. Que dire du corps ? Pourquoi le corps matériel, physique ?

Prenons la MTC : il faut une rate pour vouloir, une vésicule biliaire pour exploser ? Pas vraiment, car une ablation de la rate n'efface par l'énergie et la fonction de la rate. Alors quoi ? La fonction de la rate peut être opérée par autre chose. Mais sans rate pas de circuit énergétique de la rate ? Pourtant si car un défaut congénital de rate va quand même permettre la fonction. Alors n'est-ce pas que ce que l'on dit rate est plus un schème informatique qu'un organe physique ?
Il y a peut-être une origine, mais comment conclure que des modifications génétiques, ou même des organismes artificiels en tout ou partie amoindriraient l'homme ?

Autre analogie : beaucoup du champs lexical ressemble ou touche au Yoga et au bouddhisme, or, le phénomène des siddhi, démontrent un très problématique rapport au corps et à son histoire, ne trouvez-vous pas ? En tout cas assez problématique pour devoir être prudent lorsqu'il s'agit de condamner moralement ou énergétiquement tel ou tel courant de pensée, tel ou tel projet technologique.

C'est pourquoi j'aimerais bien que vous précisiez votre pensée à partir des objections que je propose.

Cordialement,
Impatiences

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