#20768
Bonjour,

Une question pratique me taraude : si on prend un traitement pour un problème chronique, que la dose par exemple a été prise il y a trois semaine ou trois mois, qu'importe, et continue à faire effet, et qu'on a un problème aigu qui n'est pas une aggravation liée à la dose, par exemple un traumatisme qui appelle Arnica, comment faire une fois que le problème aigu est réglé ? reprendre une dose du nouveau médicament ou attendre de voir si des symptômes du chronique réapparaissent ?

Merci :)
#20770
fab19 a écrit :Bonjour,

Une question pratique me taraude : si on prend un traitement pour un problème chronique, que la dose par exemple a été prise il y a trois semaine ou trois mois, qu'importe, et continue à faire effet, et qu'on a un problème aigu qui n'est pas une aggravation liée à la dose, par exemple un traumatisme qui appelle Arnica, comment faire une fois que le problème aigu est réglé ? reprendre une dose du nouveau médicament ou attendre de voir si des symptômes du chronique réapparaissent ?

Merci :)
A mon sens il faut attendre et s’attacher à percevoir ce que l'organisme peut éventuellement manifester comme changements de symptômes.
#20773
Gyromède a écrit :
fab19 a écrit :Bonjour,

Une question pratique me taraude : si on prend un traitement pour un problème chronique, que la dose par exemple a été prise il y a trois semaine ou trois mois, qu'importe, et continue à faire effet, et qu'on a un problème aigu qui n'est pas une aggravation liée à la dose, par exemple un traumatisme qui appelle Arnica, comment faire une fois que le problème aigu est réglé ? reprendre une dose du nouveau médicament ou attendre de voir si des symptômes du chronique réapparaissent ?

Merci :)
A mon sens il faut attendre et s’attacher à percevoir ce que l'organisme peut éventuellement manifester comme changements de symptômes.
Il me semble avoir lu que l'on arrête le traitement du chronique pour s'occuper de l'aigu et qu'après on revient au chronique... :)
#20776
Tout dépend aussi du miasme chronique à considérer, voir pareillement les interférences toujours possibles, à un niveau ou à un autre, avec telle ou telle souche retenue pour l'aigu. De toute façon, à mon sens du moins, interrompre momentanément le traitement en chronique
#20780
Merci de vos remarques. Ce qui me titille dans ce cas de figure, c'est que si la dose pour le chronique n'a pas cessé de faire effet, rajouter plusieurs doses pour un problème aigu revient à donner 2 médicaments en même temps, de fait. Je ne sais plus qui faisait remarquer que le problème n'était pas tant de donner 2 remèdes en même temps que d'imaginer que les 2 remèdes allaient agir sans interaction l'un avec l'autre. Il faudrait faire un proving de deux remèdes mélangés pour voir ce que ça donne. Du coup, si on a la possibilité, pour arrêter le chronique il faudrait l'antidoter le temps de la prise de l'aigu si on en a la possibilité ?
#20806
fab19 a écrit :Bonjour,

Une question pratique me taraude : si on prend un traitement pour un problème chronique, que la dose par exemple a été prise il y a trois semaine ou trois mois, qu'importe, et continue à faire effet, et qu'on a un problème aigu qui n'est pas une aggravation liée à la dose, par exemple un traumatisme qui appelle Arnica, comment faire une fois que le problème aigu est réglé ? reprendre une dose du nouveau médicament ou attendre de voir si des symptômes du chronique réapparaissent ?

Merci :)
Si Arnica a fait effet sur l'aigu et qu'il n'y a pas réapparition des symptômes " chroniques", il n'y a aucun remède à reprendre.
#20812
C'est une simple question qui relève de l'interaction de miasmes dissemblables. C'est un point fondamental, et l'art de raisonner homéopathiquement.
Hahnemann évoque ceci à partir du §35
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Prenons par exemple le cas d’un patient qui consulte pour un état anxieux, caractérisé par de nombreuses phobies, avec comme concomitant des signes cardiaques à type de palpitations, et des phénomènes vasomoteurs (rougeurs, etc.)
Il existe en outre un désir marqué de sucreries, mais qui est très ancien. De même la tendance au prurit existe depuis de nombreuses années.
Ce cas typique nécessite d’être ouvert par Aconit qui traitera les symptômes actuels saillants, et l’on verra les signes de Sulfur revenir peu à peu sur l’avant-scène jusqu’à ce que Aconit n’agisse plus et que la prescription de Sulfur devienne incontournable.
C'est tout à fait pareil lorsque survient un état aigu QUI N'EST PAS l'exacerbation aigue d'un état chronique latent. Dans le cas d'une entorse donc, Arnica représente la nouvelle strate énergétique greffée sur le fond chronique. L'organisme ne réagira pas au remède chronique mais seulement à arnica. Une fois que les signes d'appel d'arnica sont épuisés, il y a de fortes chance que les signes du médicament chronique soient même plus apparents, il faudra bien souvent renouveler celui ci, avec une dose un peu plus dynamisée comme le permet tranquillement la dose liquide.
#20819
Je comprends donc qu'à la question de fab19 sur la nécessité d'antidoter un remède anti-miasmatique, puisque traitant un fond chronique, pris bien avant l'arrivée des nouveaux troubles aigus, il convient de répondre le plus souvent par la négative :
  • Si l'affection qui provoque ces signes aigus est indépendante du fond chronique, il suffit de la traiter suivant ses symptômes par un remède en correspondance avec ceux-ci sans se préoccuper outre-mesure de sa correspondance miasmatique.
  • Si l'affection est une flambée du fond chronique, mais n'est pas due au remède pris précédemment, c'est à dire si on ne perçoit ni des signes de sa pathogénésie (hors signes miasmatiques), ni une aggravation des signes déjà existants, toutes éventualités qui devraient en plus être en coïncidence temporelle avec la prise du remède, alors il convient de choisir un remède couvrant les signes aigus et de préférence connu pour agir sur le miasme le plus actif à l'origine du fond chronique.
  • Si la flambée du fond chronique manifeste essentiellement des symptômes de la pathogénésie (hors signes miasmatiques) du remède précédent et en particulier si l'aggravation est celle des symptômes que le patient éprouvait avant de consulter, alors le mieux est d'attendre que tout cela se calme et passe tout seul et ce n'est qu'en cas de réactions trop violentes de la Force Vitale qu'un antidotage pourrait être une position de repli intéressante, mais alors en attendant que le tableau se décante avant de represcrire.
#20820
gilles63 a écrit :
Edouard Broussalian a écrit : C'est tout à fait pareil lorsque survient un état aigu QUI N'EST PAS l'exacerbation aigue d'un état chronique latent. Dans le cas d'une entorse donc, Arnica représente la nouvelle strate énergétique greffée sur le fond chronique. L'organisme ne réagira pas au remède chronique mais seulement à arnica. Une fois que les signes d'appel d'arnica sont épuisés, il y a de fortes chance que les signes du médicament chronique soient même plus apparents, il faudra bien souvent renouveler celui ci, avec une dose un peu plus dynamisée comme le permet tranquillement la dose liquide.
Cela suggere t'il que l'on se fait pas une entorse par malchance mais plutôt en raison de son probleme chronique ?

par exemple un pb de canal carpien apparait pour montrer le cas chronique
.si on cache le pb avec la chirurgie ou l'osteo ou un rem homeo mal choisi(mais supprimant les genes du canal carpien) , le cas chronique reapparaitra t'il plus tard sous une autre forme (sciatique,douleur de viscères ou pire) ?
Oui certainement et de plus on voit bien là l’inanité que serait le fait d'antidoter le remède de fond qui était déjà entrain de traiter ce miasme, même si certainement de manière encore insuffisante.
#20834
Gyromède a écrit :
gilles63 a écrit :
Edouard Broussalian a écrit : C'est tout à fait pareil lorsque survient un état aigu QUI N'EST PAS l'exacerbation aigue d'un état chronique latent. Dans le cas d'une entorse donc, Arnica représente la nouvelle strate énergétique greffée sur le fond chronique. L'organisme ne réagira pas au remède chronique mais seulement à arnica. Une fois que les signes d'appel d'arnica sont épuisés, il y a de fortes chance que les signes du médicament chronique soient même plus apparents, il faudra bien souvent renouveler celui ci, avec une dose un peu plus dynamisée comme le permet tranquillement la dose liquide.
Cela suggere t'il que l'on se fait pas une entorse par malchance mais plutôt en raison de son probleme chronique ?

par exemple un pb de canal carpien apparait pour montrer le cas chronique
.si on cache le pb avec la chirurgie ou l'osteo ou un rem homeo mal choisi(mais supprimant les genes du canal carpien) , le cas chronique reapparaitra t'il plus tard sous une autre forme (sciatique,douleur de viscères ou pire) ?
Oui certainement et de plus on voit bien là l’inanité que serait le fait d'antidoter le remède de fond qui était déjà entrain de traiter ce miasme, même si certainement de manière encore insuffisante.

Je me demande si vous n'êtes pas en train de melanger un peu cause accidentelle, et fond chronique ayant des résurgences aigues, ce que disait le dr B d'ailleurs il me semble:


Bien sûr qu'on peut se faire une foulure par MALCHANCE
N'IMPORTE QUI peut se fouler une cheville une fois de temps en temps (tout depend de ce qui te court après... :D de à quel point tu regardes où tu fous les pieds :roll: , etc...)
= cause ACCIDENTELLE = RIEN A VOIR avec un miasme chronique= à traiter comme un AIGU PUR

par contre se fouler la cheville toutes les semaines...même sans courir....en regardant pourtant on on fout les pieds....etc .
Bien que la cause puisse paraître occasionelle/accidentelle (ce qui est le cas un peu quand même.....faut pas deconner non plus) on peut decement pas dire que c'est normal= la personne a, en tant qu'être, une fragilité à ce niveau là
= traitement AIGU ok, mais CHRONIQUE derrière encore plus IMPORTANT pour essayer d'enlever cette predisposition à la foulure (diathèse dirait le dr B j'imagine)
#20835
= traitement AIGU ok, mais CHRONIQUE derrière encore plus IMPORTANT pour essayer d'enlever cette predisposition à la foulure (diathèse dirait le dr B j'imagine)


Ce n'est pas tout à fait ce que nous explique, Édouard, dans sa réponse
#20836
Argentum a écrit := traitement AIGU ok, mais CHRONIQUE derrière encore plus IMPORTANT pour essayer d'enlever cette predisposition à la foulure (diathèse dirait le dr B j'imagine)


Ce n'est pas tout à fait ce que nous explique, Édouard, dans sa réponse

Ah bon...!? Qu'explique t'il alors ?? Tu devrais argumenter...cela serait plus constructif

Voilà mon argumentaire:
Edouard Broussalian a écrit :Prenons par exemple le cas d’un patient qui consulte pour un état anxieux, caractérisé par de nombreuses phobies, avec comme concomitant des signes cardiaques à type de palpitations, et des phénomènes vasomoteurs (rougeurs, etc.)
Il existe en outre un désir marqué de sucreries, mais qui est très ancien. De même la tendance au prurit existe depuis de nombreuses années.
Ce cas typique nécessite d’être ouvert par Aconit qui traitera les symptômes actuels saillants, et l’on verra les signes de Sulfur revenir peu à peu sur l’avant-scène jusqu’à ce que Aconit n’agisse plus et que la prescription de Sulfur devienne incontournable.
Cas 1 : exacerbation aigu issu d'un chronique = Aigu d'abord :ACON. Puis chronique ensuite : SULPHUR
Edouard Broussalian a écrit :C'est tout à fait pareil lorsque survient un état aigu QUI N'EST PAS l'exacerbation aigue d'un état chronique latent. Dans le cas d'une entorse donc, Arnica représente la nouvelle strate énergétique greffée sur le fond chronique. L'organisme ne réagira pas au remède chronique mais seulement à arnica. Une fois que les signes d'appel d'arnica sont épuisés, il y a de fortes chance que les signes du médicament chronique soient même plus apparents, il faudra bien souvent renouveler celui ci, avec une dose un peu plus dynamisée comme le permet tranquillement la dose liquide.
Cas 2: Aigu Pur/accidentel ne relevant pas d'un miasme chronique. Remède de l'aigu ARNICA . remède du chronique ensuite (si tant est qu'il y a besoin de prescrire une fois l'aigu/accidentel resolu)


En l'occurence le cas que j'ai cité relève du cas 1: Aigu d'abord ARNICA, RUTA, etc... sur les signes du moment suite à la foulure. Chronique ensuite si cela est un habitué de la foulure intempestive. Certains remède sont connus pour avoir dans leur pathogénésie des faiblesses récurrente aux chevilles comme NAT-C par exemple entre autre...

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