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par Edouard Troesch
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#3062
Je poste un copier-coller que j'avais fait de la fiche concernant Oscillococcinum.
C'est un remède "d'époque" puisque prescrit à tort et à travers, à grand renfort de publicité, comme préventif et curatif de la grippe.
Sauf que Oscillococcinum, comme n'importe quel remède homéopathique, possède une matière médicale avec des symptômes caractéristiques et ne devrait donc être prescrit qu'en fonction de ceux-ci.
Pour obtenir, la fiche en PDF avec une mise en page, vous pouvez m'envoyer un mail : edtro@no-log.org

Introduction
Toutes les pharmacies familiales connaissent Oscillococcinum, ce médicament à base de foie et coeur de canard de Barbarie dilué à la 200ème korsakovienne. C'est une préparation homéopathique, propriété des laboratoires Boiron, commercialisée comme médicament pour la prévention et le traitement des « états grippaux ». C'est le remède homoéopathique le plus vendu au monde, mais il n'est généralement pas prescrit de façon homoéopathique car il ne possède pas de pathogénésie hahnemannienne approfondie.
L'étude historique de ce remède nous ramène au début du XXème siècle. La préparation fut définie par le Dr Joseph Roy (1891-1978), lors de son service militaire. C'était l'époque où l'on cherchait à combattre les maladies chroniques telles que tuberculose, cancer, syphilis par des procédés thérapeutiques qui relevaient de l'orthodoxie pastorienne en utilisant des substances d'origine bactérienne, mycosiques ou endotoxiniques puisque le « microbe était devenu la cause de toute pathologie ». Ces médications préfiguraient nos actuels antibiotiques et immunodépresseurs tirés de levures, nos cytokines, facteur nécrosant de tumeurs, interférons et interleukines modernes qui dérivent de l'action des toxines bactériennes et plus particulièrement des endotoxines des entérobactéries Gram négatif.
Oscilloc n'est ni un extrait bactérien, ni un matériel viral, ni une toxine. C'est simplement du foie et coeur de canard de Barbarie en autolyse aseptique et sensés contenir un microbe, l'oscillocoque, observé par Joseph Roy en 1925 mais non identifié par la bactériologie moderne. La préparation actuelle d'Oscilloc est stérile mais rien ne prouve qu'elle ne contienne pas quelque particule toxinique ou inductrice de cytokines pyrogènes, interféron, facteur nécrosant de tumeur, etc., car ce que l'on sait en revanche, c'est que le canard est le volatile le plus sale, le plus infesté de bactéries en particulier de salmonelles. L'appareil digestif du canard est en outre considéré de nos jours comme l'un des plus importants réservoirs du virus grippal. L'argument est-il toutefois suffisant pour justifier de l'action d'Oscilloc dans la grippe ? Il n'est pas impossible qu'au cours des mutations de ce virus, les échanges de matériel génétique entre cellules de canard et virus grippal aient engendré une similitude qui pourrait répondre de l'action d'Oscilloc mais qui risque cependant de n'être valable qu'un certain nombre d'années.
Roy est, à 27 ans, médecin militaire au cours de la première guerre mondiale, quand il est confronté à l'épidémie de grippe espagnole de 1918. En observant le sang des malades au microscope, Roy observe un microbe constitué de deux grains de tailles différentes et présentant un mouvement oscillatoire rapide. Il croit découvrir un nouveau microbe qu'il baptisa « oscillocoque ». Selon Roy, le microbe peut changer de taille jusqu'à devenir invisible (avec les instruments de l'époque autrement dit un simple microscope optique), et peut aussi changer de forme, en présentant quelquefois trois ou quatre grains.
Dans les années suivantes, Roy observe l'oscillocoque dans de très nombreuses pathologies : cancers (dans les tumeurs), maladies vénériennes (syphilis et blennorragie), infections diverses (tuberculose, oreillons, varicelle, rougeole ou herpès) et même dans des cas d'eczéma et de rhumatismes chroniques.
Pour Roy, l'oscillocoque apparaît comme un germe universel. Pour utiliser sa découverte à des fins préventives et curatives, Roy choisit une source de culture du germe : le foie et le coeur des canards de
Barbarie. Les raisons de ce choix restent inconnues.
Dans les années 1920, Roy réalise diverses expériences sur des animaux. Il injecte des oscillocoques, qu'il affirme provenir de malades de la grippe, à des rats qui décèdent, soit à court terme d'infections présentant les symptômes de la grippe, soit à plus long terme de tumeurs. En 1924, les lapins et les rats inoculés avec l'oscillocoque provenant de sang ou de tumeurs de cancéreux mourraient de grippe avec choc thermique, pneumonie et hémorragies digestives. Les malades cancéreux a qui l'on administrait de l'oscillocoque présentaient des réactions fébriles et un syndrome grippal, une aggravation de leur état général et de l'évolution de leur cancer. Les grippés qui recevaient de l'oscillocoque se plaignaient soit de réactions d'aggravation avec hyperthermie, pneumonie, collapsus hémorragique ou bien guérissaient très rapidement, c'était selon leur sensibilité et selon le dosage administré.
Tout ceci constitue une ébauche de pathogénésie pour Oscilloc mais surtout cela permet d'établir une similitude entre ces effets observés, la grippe et ce qui se passe dans des circonstances où interviennent les pyrogènes endogènes :
- le choc fébrile des maladies infectieuses aiguës, bactérienne ou virales, où entre en jeu la batterie
des cytokines, interleukines, interféron et autres pyrogènes endogènes.
- le choc endotoxinique avec hyperthermie, collapsus, syndrome hémorragique, induit en particulier
par les entérobactéries Gram négatif et mettant en jeu le facteur nécrosant de tumeur (se rappeler
les symptômes de la typhoïde, se rappeler les toxines bactériennes du chirurgien Coley qui en 1891
guérissaient des sarcomes osseux en déclenchant des érysipèles et autres hyperthermies.
- le choc thermique du coup de chaleur ou hyperthermie maligne d'effort dont on suspecte
actuellement l'origine endotoxinique.
- le choc interféron des malades traités par cette substance dont on sait qu'elle déclenche un
« syndrome grippal ».
- le paludisme, l'amibiase et autres parasitoses fébriles. Rappelons-nous les traitements par
impaludation de la syphilis au siècle dernier et du cancer récemment encore.
- l'intoxication par les champignons vénéneux, en particulier l'amanite phalloïde, dont on sait qu'elle
est réductible par des antibiotiques à fortes doses qui interviennent sur la flore entérobactérienne.
Se rappeler les études du Dr Bastien de Remiremont à ce sujet.

De récentes études sur le rythme circadien de la température chez l'animal, démontrent le rôle essentiel de la flore commensale entérobactérienne dans la régulation de la température corporelle et l'implication du facteur nécrosant de tumeurs dans l'hyperthermie de stress. Il est même jusqu'aux plaques d'athérome où des virus et le facteur nécrosant de tumeurs sont impliqués tout récemment. Joseph Roy avait déjà prévu ces indications. Le rôle des cytokines est aujourd'hui pressenti dans les aversions alimentaires des cancéreux, rappelons-nous l'effet « fortifiant » d'Oscilloc chez les cancéreux du Dr Léon Vannier.
Il n'est donc pas vain de penser qu'Oscilloc puisse avoir un effet endotoxine-like, cytokines-like et en particulier facteur nécrosant de tumeurs-like comme le prouve son action semble-t-il bénéfique dans le syndrome grippal mais aussi dans tous les symptômes correspondant au facteur nécrosant de tumeurs, y compris les effets vasculaires rendant compte de son efficacité dans les ulcères de jambe avec périphlébite tels que les décrivait le Dr Jean Hui Bon Hoa.
A côté de cette action immunitaire non spécifique semblable à celle des pyrogènes endogènes, et il faut insister sur ces deux conclusions capitales, Oscilloc pourrait représenter le chef de file de nouveaux remèdes élaborés sur le même modèle, pour lutter par une quelconque voie interféron-like plus spécifiquement contre d'autres maladies virales, hépatite, sida et certains cancers, et selon les dosages utilisés, favoriser une
action activatrice ou inhibitrice des mécanismes immunitaires, ceci dans une optique curative ou préventive.
En effet, de même que Coley sur la voie de l'endotoxine prit pour modèle la guérison spontanée de cancers lors d'érysipèle, de même sur les traces de Joseph Roy, chercher à savoir ce qui se passe entre virus et cellule-hôte de l'animal porteur sain, peut dévoiler ce qui se passe entre virus et cellule envahie chez l'homme malade. Et le succès d'Oscilloc utilisant l'action de la cellule-hôte animale sur le tandem virus-cellule humaine malade pourra donner la clef d'une voie de recherche justifiée actuellement par la découverte d'échanges de matériels génétiques et de signaux entre virus et cellule-hôte. C'est la première fois qu'une telle idée peut trouver une application thérapeutique grâce à la loi de similitude.
Il est primordial de prendre conscience que préciser les indications d'Oscilloc par une expérimentation plus large permettra non seulement d'établir une pathogénésie afin de le prescrire plus homoéopathiquement, mais encore de faire un pas vers la compréhension du rôle et du mode d'action de l'homoéopathie dans nos grandes pathologies virales.
Roy remet en 1925 au Dr Léon Vannier (fondateur des Laboratoires Homéopathiques de France) une souche d'oscillocoques. Roy préconise des dynamisations de Korsakov (la trentième et en particulier la 200ème).
Roy remet une souche d'oscillocoques aux Laboratoires Homéopathiques Modernes (fondés en 1933 par René Baudry et Henri Boiron) qui commercialisent en exclusivité le médicament sous le nom Oscillococcinum. La commercialisation est poursuivie depuis 1967 par les laboratoires Boiron (issus de la fusion des Laboratoires Homéopathiques Modernes avec les Laboratoires Homéopathiques Jean Boiron et les Laboratoires Homéopathiques Henri Boiron).

Oscilloc est un autolysat de foie et de coeur de canard de Barbarie (Anas Barbariæ) préparé de la façon suivante :
- une bouteille stérile d'un litre est remplie d'un mélange de suc pancréatique et de glucose
- il y est ajouté 35 g de foie et 15 g de coeur de canard de Barbarie
- la bouteille est stockée pendant 40 jours pendant lesquels le coeur et le foie se décomposent
- cette « préparation » est versée dans un récipient. Le récipient est vidé puis rempli avec de l'eau
« ultrafiltrée » puis secouée. Cela forme une dilution de 1K.
- cette manipulation (vider le récipient, le remplir d'eau et secouer) est répétée deux cent fois, d'où
l'appellation de dilution à 200K.

Image


Portrait minute
Chez l'adulte
Anxiété latente par anticipation, surtout quand quelqu'un ne rentre pas à l'heure. Angoisse, inquiétude non motivée. Impatience, agitation anxieuse, précipitation, amélioration en s'occupant. Parole et intellect rapides.
Anxiété et phobies liées à la contagion et à la propreté : ne supporte pas le désordre, craint la saleté et la pollution, besoin de se laver les mains souvent, ne donne pas les mains aux autres par peur de la contagion.
Futilité, maniaquerie. Tatillon. Entêtement et obstination. Idées fixes, obsessionnelles. Déprimé, repense à son passé. Peur de l'orage.
Maigreur, pâleur, asthénie. Besoin d'air malgré la frilosité. Antécédents tuberculeux.
Ecoulements peu abondants, âcres, grisâtres.
Insomnie avec agitation nocturne.

Symptômes caractéristiques
Affections aiguës fébriles
Fièvre avec courbatures, frissons, céphalée et abattement intense. Frisson répété descendant le long du corps.
Grippe et états infectieux viraux de type grippal.
Douleur, inflammation, suppuration, écoulement au niveau des oreilles, des sinus, de la gorge.
Douleur parfois violentes comme des aiguilles dans les oreilles. Elancements dans l'oreille avec diminution de l'acuité auditive. Douleur rétro-auriculaire spontanée ou révélée à la pression.
Sinusite aiguë. Enchifrènement. Obstruction nasale et éternuements. Ecoulement nasal séreux puis muco-purulent. Catarrhe oculo-nasal. Enrouement, aphonie.
Toux sèche et pénible ou toux grasse avec expectoration muco-purulente.
Prendre froid facilement.

Tropisme céphalique
Vertige soudain, ressenti dans la tête, sur le côté droit du vertex avec frisson répété.
Céphalée frontale ou occipitale, chronique, aggravée le matin et améliorée par les écoulements.
Douleur de la région maxillaire.
Sensation de lourdeur, d'un déclic dans la tête. Sensation de quelque chose qui court sur la moitié droite du visage, d'animal qui court sur le visage la nuit.

Tropisme digestif
Langue blanche. Gonflement de l'estomac; Renvois putrides.
Vomissements aqueux ou alimentaires. Ne supporte pas le lait et les oeufs. Ictère.
Douleurs de la région appendiculaire. Douleurs crampoïdes abdominales suivies de diarrhée fétide.
Constipation chronique parfois opiniâtre. Sensation de plénitude dans l'abdomen.
Prurit anal aggravé à la chaleur du lit avec ou sans hémorroïdes. Prurit suite de traitements antibiotiques.

Tropisme génito-urinaire
Miction parfois pénible. Urines troubles, peu abondantes, de couleur foncée. Sucre dans les urines.
Leucorrhée fétide, abondante, jaune.

Tropisme loco-moteur
Veines dilatées, varices : circulation de retour difficile, ralentie, encombrée. Lourdeur des membres inférieurs. Périphlébite et phlébite superficielle localisée.
Ulcères de jambe de type variqueux, grisâtre, parfois multiple ou bilatéral. Douleurs aggravées la nuit et au repos. Tendance à la dissémination vers le pied. Eczéma variqueux.
Dermo-épidermite streptococcique chronique. Hypodermite récidivante au niveau de la jambe. Petits boutons prurigineux au poignet.
Sensation d'un courant chaud le long de la jambe, de chocs électriques dans le membre inférieur.

Symptômes généraux
Modalités
Aggravation : en y pensant ; par l'humidité ; par le brouillard ; par les variations de températures ; par les changements de temps et de saison
Amélioration : au plein air ; au bord de la mer ; par la chaleur ; par le repos ; par les écoulements

Confusions courantes
Medorrhinum
Les deux remèdes sont proches du fait de l'anticipation, de la précipitation, du côté tatillon, de se laver les mains sans arrêt, du désir de plain air et de l'amélioration au bord de mer. Mais Med a des difficultés de concentration, perd le fil de ses pensées, se concentre difficilement contrairement à Oscilloc qui a des pensées vives et rapides. Med a des urines d'odeur nauséabonde, est aggravé en journée et a une tendance à l'obésité alors que Oscilloc a des selles d'odeur nauséabonde, est aggravé la nuit et est maigre. De plus, la position génupectorale pendant le sommeil de Med est absente chez Oscilloc.

Pulsatilla nigricans
Dans un contexte d'otite chez les enfants, après avoir été mouillé ou par temps humide avec douleur piquante, suppuration, écoulement, aggravation la nuit et désir de plein air, on peut évoquer les deux remèdes. Mais Puls est abattu, a peur du noir, a besoin de compagnie, veut être porté et pleure facilement ce qui n'est pas le cas chez Oscilloc.

Sepia officinalis
Les deux remèdes ont en commun le côté perfectionniste, l'amélioration par l'occupation, l'impatience irritable, la tendance à l'herpès et aux leucorrhées, l'aggravation par le lait. Mais les signes caractéristiques de Sep (désir d'acides, de chocolat, la sensation de bearing down, amélioration par l'effort physique, la tendance aux infections à répétitons) sont absents chez Oscilloc.

Silicea
La confusion est possible à cause de la tendance aux infections et à la suppuration, de l'anticipation, de côté têtu et précipité, de la frilosité et la tendance à prendre froid, de l'aggravation la nuit et par l'humidité, du physique maigre. Mais Sil présent une lenteur de compréhension, une concentration difficile et une aversion pour le plein air alors qu'Oscilloc a des pensées vives, rapides et a un désir de plein air.

Syphilinum
La peur des maladies contagieuses, le fait de se laver les mains sans arrêt, l'obstination, le ressassement du passé, l'aggravation la nuit, la tendance aux leucorrhées, aux ulcères et aux insomnies sont autant de signes communs. Mais Oscilloc est amél au bord de mer alors que Syph est aggravé au bord de mer et amélioré à la montagne. De plus, la tendance aux malformations de Syph est absente chez Oscilloc.

Tuberculinum bovinum
Les antécédents tuberculeux, la pâleur et la maigreur, l'obstination, la tendance à prendre froid et l'amélioration au bord de mer peuvent faire évoquer les deux remèdes. Mais les désirs alimentaires (sel, gras, choses fumées), l'irritabilité le matin au réveil, la transpiration de la tête pendant le sommeil et le besoin de changement de Tub sont absents chez Oscilloc.

Ajouts au répertoire
PSY : AGITATION, nervosité / nuit : Cuzin
PSY : AGITATION, nervosité / anxieuse : Cuzin
PSY : ANGOISSE : Julian
PSY : ANTICIPATION, suite d' : Cuzin
PSY : ANXIÉTÉ : Cuzin
PSY : ÉLOCUTION, langage / précipitée, rapide : Cuzin
PSY : ILLUSIONS, imaginations, hallucinations / animal / visage, qui courent sur le, la nuit : Julian
PSY : IMPATIENCE irritable : Cuzin
PSY : LAVE les mains sans arrêt : Julian
PSY : OBSTINÉ, ne démord pas : Cuzin
PSY : OCCUPATION / amél : Cuzin
PSY : PENSÉES / persistantes : Julian
PSY : PENSÉES / rapides, vives, etc : Cuzin
PSY : PENSER / troubles, à ses / agg : Cuzin
PSY : PEUR / maladie, imminente, d'une / contagieuses, des maladies (des infections) : Julian
PSY : PEUR / orage, de l' : Dr Jean Hui Bon Hoa
PSY : PEUR / pollution, de la : Julian
PSY : PEUR / saleté, de la : Julian
PSY : PRESSÉ, précipité : Cuzin
PSY : RESSASSER, les évènements désagréables du passé : Cuzin
PSY : TATILLON, importune pour des broutilles, etc : Cuzin
VE : FRISSON / pendant : Cuzin
VE : VERTEX / ressenti sur le côté droit du : Cuzin
TE : DOULEUR, céphalée en général / matin : Cuzin
TE : DOULEUR, céphalée en général / Front : Julian
TE : DOULEUR, céphalée en général / Occiput : Cuzin
TE : DOULEUR, céphalée en général / catarrhale (sinus, sinusite, etc) : Cuzin
TE : DOULEUR, céphalée en général / fièvre / pendant : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
TE : LOURDEUR : Cuzin
Y : COLORATION / jaune, ictère / Conjonctive : Julian
Y : ÉCOULEMENT de mucus ou pus : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
Y : INJECTÉS : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
OR : ABCÈS / Méat, dans le : Cuzin
OR : DOULEUR : Cuzin
OR : DOULEUR / enfants, chez les : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
OR : DOULEUR / Derrière l'oreille : Julian
OR : DOULEUR / Derrière l'oreille / pression, agg : Julian
OR : ÉCOULEMENT : Cuzin
OR : INFLAMMATION / Otite moyenne / catarrhale (nez pris, sinusite, etc) : Cuzin
OR : SUPPURATION / Oreille moyenne : Cuzin
AU : HYPOACOUSIE : Julian
N : CATARRHE (écoulement muqueux plus ou moins chronique): Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
N : CATARRHE (écoulement muqueux plus ou moins chronique) / EXTENSION / sinus frontaux, aux : Cuzin
N : CATARRHE (écoulement muqueux plus ou moins chronique) / EXTENSION / sinus maxillaires, aux : Cuzin
N : CORYZA / fluent (avec écoulement) : Julian
N : ENCHIFRÈNEMENT, "nez pris", renifler, etc : Julian
N : ÉTERNUEMENT : Julian
N : OBSTRUCTION : Julian
VIG : ABCÈS / Antre mastoïdien (sinus maxillaire) : Cuzin
VIG : COLORATION / PALE : Julian
B : COLORATION / LANGUE / Blanche : Julian
G : DOULEUR : Cuzin
G : DOULEUR / PIQUANTE lancinante, piquante en général : Julian
G : INFLAMMATION : Cuzin
G : INFLAMMATION / phlegmon : Cuzin
G : SUPPURATION, Amygdales : Cuzin
ES : ÉRUCTATIONS, renvois de toute nature en général / NAUSÉABONDES, fétides, putrides, nauséeuses : Julian
ES : VOMISSEMENTS / ALIMENTAIRES : Julian
ES : VOMISSEMENTS / AQUEUX, comme de l'eau : Julian
AB : DOULEUR, mal au ventre, douleur sourde / CRAMPE, colique, épreintes : Julian
AB : PLÉNITUDE, sensation de : Cuzin
REC : CONSTIPATION : Cuzin
REC : DIARRHÉE : Julian
REC : PRURIT (et chatouillement) : Cuzin
REC : PRURIT (et chatouillement) / antibiotiques, suite d' : Cuzin
REC : PRURIT (et chatouillement) / chaleur du lit, agg : Cuzin
SEL : ODEUR / nauséabonde : Julian
VS : MICTION : RARE, peu abondante : Julian
UR : COULEUR / SOMBRE, foncée : Julian
UR : NUAGEUSES, troubles : Julian
UR : SUCRE, présence de : Cuzin
VS : INFLAMMATION : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
GF : LEUCORRHÉE / abondante : Cuzin
GF : LEUCORRHÉE / jaune : Cuzin
GF : LEUCORRHÉE / nauséabonde : Cuzin
DOS : FROIDEUR (y compris frisson pendant la fièvre ou frilosité) / EXTENSION / descend le long du dos : Cuzin
LAR : VOIX / aphonie : Cuzin
LAR : VOIX / enrouée : Cuzin
TX : GRASSE : Julian
TX : PÉNIBLE, très (désespérante, mal supportée, etc.) : Julian
TX : SÈCHE : Julian
EXP : MUCOSITÉS : Julian
EXP : PURULENTE : Julian
MB : CHALEUR / Mbres inf / Jambe / courant chaud le long de la , sensation d'un : Cuzin
MB : CHOCS dans les membres, sensation de / Mbres inf : Cuzin
MB : DOULEUR / fièvre, pendant : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
MB : DOULEUR / Mbres inf / Jambe / mouvement / amél : Cuzin
MB : DOULEUR / Mbres inf / Jambe / nuit : Cuzin
MB : ÉLECTRIQUE, sensation de courant : Cuzin
MB : DOULEUR / Mbres inf / Jambe / nuit : Cuzin
MB : ÉRUPTIONS / eczéma / variqueux : Cuzin
MB : ÉRUPTIONS / Mbres sup / Poignet / boutons / prurigineux : Cuzin
MB : LOURDEUR, fatigue, lassitude / Mbres inf : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
MB : PHLÉBITE : Cuzin
MB : ULCÈRES / Mbres inf / Jambe : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
MB : ULCÈRES / Mbres inf / variqueux : Cuzin
SOM : INSOMNIE : Cuzin
SOM : INSOMNIE / agitation, avec : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
SOM : INSOMNIE / courbatures, avec : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
FV : FRISSON / avec : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
P : COLORATION / jaune, ictère : Julian
P : ÉRUPTIONS / BOUTONS / prurigineux : Cuzin
P : ÉRUPTIONS / HERPÈS : Dr Nicole CURE
P : PRURIT : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
GE : NUIT (21 h à 5 h) : Cuzin
GE : ALIMENTS / lait / agg : Julian
GE : ALIMENTS / oeufs / agg : Julian
GE : AIR / plein air / désir de : Cuzin
GE : ANTÉCÉDENTS (familiaux ou personnels) / tuberculeux : Cuzin
GE : APPLICATIONS humides / agg : Cuzin
GE : CHALEUR / vitale, manque de : Cuzin
GE : CONVALESCENCE, troubles de la / tuberculose, n'est jamais bien allé depuis une : Julian
GE : ÉCOULEMENTS, éliminations, sécrétions, excrétions (coryza, diarrhée, épistaxis, éruption cutanée, hémorroïdes, règles, transpiration) / amél : Cuzin
GE : ÉVANOUISSEMENTS, défaillance, lipothymie : Julian
GE : FAIBLESSE, asthénie : Cuzin
GE : FROID / agg : Cuzin
GE : FROID / prendre froid, tendance à : Julian
GE : GRIPPE / Début, phase de : Cuzin
GE : HYPERTENSION artérielle : Cuzin
GE : LASSITUDE, abattement avec découragement / grippe, dans la : Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas, Dr Monique Torck
GE : MAIGRES, minces : Cuzin
GE : MER, bord de / amél : Cuzin
GE : MOUILLÉ, agg après s'être : Cuzin
GE : MOUVEMENT / agg : Cuzin
GE : MOUVEMENT / amél : Cuzin
GE : SUPPRESSION, suite de (coryza, diarrhée, épistaxis, éruption cutanée, hémorroïdes, règles, transpiration) : Cuzin
GE : TEMPS / brouillard : Cuzin
GE : TEMPS / changement de, agg : Cuzin
GE : TEMPS / humide / agg : Cuzin
GE : VARICES : Cuzin

Références
Oscillococcinum : un remède de choc - Cahiers du Groupement Hahnemannien du Docteur P. Schmidt - 29ème série - N°10 - Dr Nicole CURE - 1992
Oscillococcinum - Matière médicale homéopathique - Dr Michel Guermonprez, Dr Madeleine Pinkas et Dr Monique Torck - 2005
Pathogénésie récapitulative d'Oscillococcinum - Cuzin et Julian
PCKent2 - Logiciel d'aide à la décision homéopathique - Nicolas Massonat - http://www.evidence-sarl.com/

Edouard Troesch - 13 décembre 2010 - edtro@no-log.org
par Gilles63
-
#38343
Merci Edouard pour ce document et tous les autres
.
En le lisant je me pose la question d'un grave risque pour certaines personnes tres sensibles à l'homeopathie, d'une prescription en continu tous les hivers d'Oscillococcinum contre la "grippe" à des millions de gens
Peut etre que le fait que ce soit en doses sèches ,limite le risque de faire des pathogenesies
Avatar de l’utilisateur
par Edouard Troesch
-
#38354
Gilles63 a écrit :Merci Edouard pour ce document et tous les autres
.
En le lisant je me pose la question d'un grave risque pour certaines personnes tres sensibles à l'homeopathie, d'une prescription en continu tous les hivers d'Oscillococcinum contre la "grippe" à des millions de gens
Peut etre que le fait que ce soit en doses sèches ,limite le risque de faire des pathogenesies
Je vais refaire la fiche pour avoir le même plan que les autres et mettre en ligne le format PDF téléchargeable.

En effet, c'est une belle connerie de donner en préventif Oscillo contre la grippe en hiver. Mais c'est une bonne affaire commerciale pour Boiron !
Déjà, un globule suffirait largement quand on voit la puissance d'action d'une posologie liquide.
Mais Boiron veut vendre donc c'est 1 dose 1x par semaine pendant tout l'hiver....
En homeo, on se base sur des symptomes pour déterminer un remède. Donc on ne peut pas faire de préventif en homeo vu qu'on a pas de symtomes sur lesquels se baser. C'est logique ;)
La seule fois où c'est possible, c'est lors d'une épidémie quand un seul remède se retrouve présent.
Après quand on voit les recettes préventives contre la grippe du genre : Oscillococcinum + Influenzinum + Serum de Yersin... avec des répétitions fréquentes, on peut vraiment se poser des questions sur comment l'organisme va gérer cet apport continuel d'informations dont il n'a pas besoin.

J'ai eu l'occasion de tester ça quand j'étais ado.
Je faisait des angines à répétition.
Voici le traitement préventif hivernal figurant dans le guide familial de l'homéopathie du Dr Alain Horvilleur :
Psorinum 30 CH 1x/semaine + Tuberculinum 30 CH 1x/semaine + Sulphur 30 CH 1x/semaine
Au bout de 3 semaines, j'ai commencé à développer un prurit intense incessant à me gratter partout et à devenir fou. Le soir au lit c'était encore pire.
J'ai donc fait une pathogénésie de Psorinum :(
Heureusement que ça avait été antidoté en une aprem avec Coffea.
Les livres homéo grand public et les conseils homéo dans les magazines féminins, télé... c'est vraiment de la merde !!!
Tout cela discrédite l'homeopathie au près de nombreuses personnes.
par Jérémy
Etudiant
#38410
Après quand on voit les recettes préventives contre la grippe du genre : Oscillococcinum + Influenzinum + Serum de Yersin... avec des répétitions fréquentes, on peut vraiment se poser des questions sur comment l'organisme va gérer cet apport continuel d'informations dont il n'a pas beso
in.

J'ai eu l’occasion de testé cette recette pendant de nombreuses hivers de mon adolescence et mise à part être plus malade chroniquement et difficilement soignable aujourd'hui, je ne vois pas du tout l'action bénéfique de ces maudites prescriptions!

Ed ne mentionne t il pas que la question ne devrai[…]

Merci beaucoup VeroB pour nous avoir fait connait[…]

Bravo à Anne et à Annick qui ont tro[…]

quelle rubrique ? ...

TH : PALPITATIONS cardiaques / audibles : CHT : P[…]