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#61044
Un médecin homéopathe est titulaire d’une thèse de médecine obtenue après le cursus habituel des études de médecine. Pour apprendre l’homéopathie, il s’est adressé à une école d’homéopathie gérée par des homéopathes. Cette école respecte un programme défini par le ministère de la Santé. Au conseil de l’ordre, il est inscrit comme généraliste avec orientation homéopathique.

Sous le ministère de Giorgina Dufoix un programme d’enseignement de l’homéopathie a été établi, après concertation entre homéopathes et médecins universitaires. L’enseignement dure deux ans. Pour l’homéopathe, cet enseignement n’est qu’une initiation qui doit être complétée, par des séminaires, des lectures, des consultations dans des bibliothèques et des revues. Il existe une littérature homéopathique importante. En homéopathie, tout doit être écrit, tout est consultable : c’est une règle.


Le médecin homéopathe a appris à interroger, a été mis en situation pour interroger et examiner, « prendre le cas », établir une observation complète, modèle du genre.

Finalement, après une double formation, médecine classique et homéopathie, le praticien a le choix entre ces deux techniques. Dans la plupart des cas, avec l’expérience acquise, l’homéopathie prend de plus en plus d’importance dans sa pratique pour la pathologie courante, les maladies aiguës bénignes, les troubles fonctionnels, la pathologie psychosomatique, les traumatismes sportifs (l'équipe de foot championne du monde de 1998 était traitée par homéopathie).

Il est enseigné dans les écoles que l’homéopathie se limite au lésionnel quand il est réversible. Dans les cas graves, l’homéopathie peut être utile pour soulager certains symptômes sans prétendre à la guérison. Historiquement c’est le traitement homéopathique du choléra qui a participé à la diffusion de cette méthode, malgré des oppositions encore plus farouches que de nos jours.

Dans la presse, des accusations peu reluisantes par des confrères non homéopathes ne relèvent pas le niveau du débat : « Les homéopathes on va se les faire, ces charlatans, on finira bien par les éliminer ! » Merci Le Figaro ! Les oppositions les plus dures viennent de ceux qui ne connaissent rien, moins que rien, à l’homéopathie. Leur devise : « je déteste l’homéopathie, c’est pour cela que je ne veux rien savoir sur elle. »
Leur refrain : « homéopathie = infinitésimal = placebo = charlatan », attitude simpliste comme le disait le Dr Annequin dans un numéro du « Monde » récent.
En fait, ces opposants ne savent pas définir, ce qu’est l’homéopathie. Ils ne savent pas que l’infinitésimal n’est pas indispensable à l’homéopathie.
 Que l’emploi du placebo a été codifié par le créateur de l'homéopathie dès 1825 ! Il est aussi reproché à l’homéopathie ne pas apporter de preuves statistiques selon les méthodes modernes. Celles-ci ne peuvent être faites actuellement que par des équipes comprenant des statisticiens et des moyens dont ne peut disposer un médecin hors CHU.

Aucun comité de lecture n’accepte un article sur l’homéopathie que s’il en dit du mal. Rien ne doit souiller le temple de la médecine dont nous sommes les gardiens ! Benveniste, qu’est-ce qu’il a pris ! Il a reçu ce qu’il méritait pour avoir dit le mot homéopathie !
 Par contre, dans les rayons des bibliothèques universitaires, non soumis aux comités de lecture on peut trouver des thèses d’homéopathie. Les résultats des homéopathes ne sont publiés que dans leurs propres revues. C’est l’incommunicabilité totale.

Guizot : 1835 à des membres de l’Académie de Médecine venus lui demander l’interdiction de l’homéopathie : « si l’homéopathie est une chimère ou un système sans valeur, elle tombera d’elle-même. Si au contraire elle est un progrès, elle se répandra malgré toutes nos mesures de préservation et l’Académie de médecine doit le souhaiter avant toute autre, elle qui a pour mission faire la science d’encourager la découverte »

Il est temps d’apaiser le débat. Dans mon conseil de l’ordre (Isère), les relations sont apaisées depuis des lustres. Et les campagnes de presse récentes semblent relever d’une autre époque.

Que peut apporter l’homéopathie ? L’observation clinique homéopathique, par son caractère exhaustif pourrait contribuer à une observation de référence sur la recherche clinique. L’informatisation des données est pratiquée en homéopathie. Il existe répertoires et logiciel et des livres plus curieux, comme des répertoires de sensations : « c’est comme si », incroyables sources de recherche.
 Le signe homéopathique déjà utilisé par certains médecins devrait être mieux connu et utilisé. La participation d’homéopathes à l’étude du placebo serait souhaitable, normal ils sont dans le bain. La pharmacopée homéopathique comporte plus de deux mille substances expérimentées chez l’homme, correspondant à des essais en phase II. C’est un trésor à exploiter !

Le problème des hautes dilutions est loin d’être clos. Les études sur ce sujet, ouvertes par J.Benveniste, sont de plus en plus nombreuses, internationales, laissent présager des avancées dans ce problème.

Le déremboursement de l’homéopathie est un pas vers son interdiction. Les opposants de l’homéopathie, incapables de supporter ceux qui ne pensent pas comme eux auront obtenu satisfaction… transitoire, car la vérité éclate toujours.

Dr Jacques Jobert Pédiatre, ancien Président de l'Ecole d'homéopathie Dauphiné-Savoie

Quotidien du Médecin du 04.11.2019 
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