par Freew
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#63595
Bonjour à vous tous,
J'aimerais avoir votre avis d'homéopathes sur ce qu'on appelle la dysphorie de genre et sur la réassignation hormonale et chirurgicale. L'OMS a retiré ce trouble de la liste des maladies mentales, tout en approuvant l'hormonothérapie et la chirurgie. N'y a-t-il pas une contradiction ou tout au moins un paradoxe dans le fait de soigner une non maladie ? L'homéopathie peut-elle proposer une solution à ceux qui souffrent de cette dysphorie ? Quelle explication peut-elle avancer?
par Emile
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#63618
Une force de l'Homéopathe est qu'il peut commencer à agir et améliorer l'état d'un Patient dès lors qu'il est est capable de reconnaître chez ce dernier la signature d'un ensemble de symptômes bien particuliers et personnels (Rares, Curieux, Étranges) dans sa façon de vivre ou de faire son état maladif ou de souffrance. Et cela bien souvent sans que ces symptômes homéopathiquement signifiants soient ceux courants de la maladie lorsque celle-ci est par chance bien identifiée.

Ceci dit, cela ne signifie pas que l'Homéopathe se désintéresse de connaître la causalité d'une situation si cela peut empêcher par sa suppression son entretien (c'est même le plus souvent impératif) ou s'il y reconnaît la marque probable d'une des 4 grandes sortes de maladies chroniques qui peuvent affecter la Force Vitale d'une personne malade (sans tendance naturelle à la guérison et qui s'aggravent sous l'action de traitements uniquement palliatifs) et qui structurent la pensée Homéopathique Hahnemanienne.

Parmi ces maladies chroniques (Miasmes) il en est certaines (Sycose, Tuberculinisme ...) dont la compréhension fine mérite un véritable investissement de longue haleine dans l'étude de l'Homéopathie de Hahnemann et que l'on retrouve dans énormément de troubles liés aux conditions imposées par la vie moderne (emploi sur plusieurs générations de médicaments à action allopathique provoquant des suppressions intempestives de symptômes, pollutions chimiques et radiofréquences, perturbateurs endocriniens, acharnement vaccinal insensé sur les enfants, alimentation déséquilibrée, agressions psychologiques, incitations à des comportements obsessionnels etc.)

Parmi ces troubles les homéopathes y reconnaissent toute une généalogie de syndromes dont la forme change avec ce qu'il est convenu d'appeler le Niveau de santé de la Force Vitale et les troubles de la maturation sexuelle avec sa capacité à aboutir à une différenciation qui devrait être le plus souvent claire et nette en font certainement partie.

De même les Homéopathes y reconnaissent souvent la matrice qui donne naissance à ce que l'on appelle aujourd'hui le spectre des troubles autistiques. Il n'est donc pas étonnants que certains auteurs puissent affirmer l'existence de corrélations claires entre les flambées de cas de troubles du spectre autistique et celles de dysphories de genre.

Ce constat est certainement provisoire connaissant le caractère protéiforme que peuvent prendre les manifestations de ces miasmes sur des Forces Vitales de plus en plus affaiblies. Les diagnostics actuels pas rares du tout semble-t-il, de fœtus déjà allergiques ou dépressifs dans le ventre de leur maman sont là pour en donner l'alerte.
par Freew
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#63620
Merci, Émile, pour avoir pris le temps de me donner une réponse à la fois dense et précise. Elle confirme ce que je subodorais assez confusément.
Je vais aussi lire attentivement le sujet "l'homéopathie et autisme" auquel vous avez participé. Dans la foulée, même si je n'ai pas encore visionné toutes les vidéos de PH sur Youtube, j'achète le premier package vidéo. Il faudra en outre que je complète ma présentation dans la partie adéquate du forum. Mais il y a tellement de choses passionnantes à découvrir ici !
par Emile
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#63626
Bravo ! C'est une excellente démarche d'appropriation d'un savoir (exigeante en terme de travail sur le sujet) qui vous donnera les clés d'une autonomie de jugement et de choix éclairé en matière de santé.
par yasumina
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#63629
Bonjour,
je me permets de vous inviter une complète vigilance vis-à-vis des classifications de l'APA et de son DSM et ce, de façon systématique.
chaque case correspondant grosso modo à un médicament et pas des moindres; chaque case pathologisant le comportement humain "déviant", de quelle norme? telle est la question.
Le travestissement et la question de transgression du genre existent depuis la nuit des temps dans toutes les cultures, parfois encensé, parfois violemment réprimé, selon le rôle sociétal de la chose.
De nos jours, les outils existent pour transformer les corps; c'est sur cette facilitation du passage à l'acte qu'il serait intéressant d'insister et c'est un facteur technique et culturel majeur. La question reste très peu explorée à part dans de rares laboratoires de sciences sociales.
par Freew
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#63631
Je comprends tout à fait le sens de votre intervention, très pertinente à mes yeux, Yasumina.
J'ai la prétention de croire que je connais assez bien la problématique du genre et celle du féminisme qui lui est liée.
Dans mon entourage, je suis interpelé par le désarroi de parents dont le fils, jeune trentenaire, a fait son "coming out" et envisage une réassignation de genre hormonale et chirurgicale. Je m'interroge sur les risques que comporte ce genre de transformation. Le travestissement et la transgression du genre ne me révulsent absolument pas, au contraire. Mais l'irréversibilité d'une chirurgie de changement de sexe et les risques associés à une hormonothérapie, surtout pour un MtF, me plongent dans la perplexité. Dans le milieu trans, on dénonce à juste titre la barbarie des thérapies de conversion qui visent à "guérir" des personnes de leur homosexualité, par exemple. Mais, de mon point de vue, la réassignation hormonale et chirurgicale, que les transgenres/transsexuels revendiquent comme un droit, me paraît au moins aussi violente.
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