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par Armel
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#66711
Question aux praticiens: Avez-vous ressenti chez certains patients un moment où la plainte (plus ou moins exprimée) cesse, et le patient fait dorénavant corps avec sa maladie? Ceci quelle qu'en soit l'issue. Sa manière de vivre a-t-elle changé?

*****

Etendons cette question à la période que nous traversons.

Je fais partie de ceux à qui ce gigantesque bobard a mis rapidement la tête à l'envers. Le temps a passé ainsi que les phases d'interrogation, de peurs.

Il s'est opéré il y a peu une bascule: l'acceptation de cette réalité au plus profond (ça ne veut bien sûr pas dire acquiescement à la politique menée). Une sorte de confiance à pouvoir continuer son chemin quoiqu'il arrive. C'est comme dans l'art de la guerre de Suntzu. On a déjà gagné. Ensuite, suivant les situations, on mènera les batailles.

Je vous écris ce post car j'ai l'impression que cette bascule se répand comme une traînée de poudre et que les gouvernements n'y pourront rien. On le voit par exemple avec le ton qui change chez des lanceurs d'alerte comme Ema Krusi ou Slobodan Despot (en cours, mais le titre de sa dernière vidéo est évocateur: "L'univers s'en fiche").

Un effet de cette bascule est d'avoir changé mon regard sur ceux qui semblent collaborer.

Ne cherchant plus à convaincre et libéré de mes peurs, un dialogue où l'autre ne sent pas d'agressivité mais au contraire une ouverture prend une toute autre tournure. C'est nettement plus cool pour chacun! Un symptôme qu'on est dans la vérité?


Le texte ci-dessous décrit mon paysage intérieur après cette bascule.

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** Un seul corps (écolos malgré nous) **


Tu as regardé le film Matrix ?
- Oui, je l'ai même vu plusieurs fois.

Il existe une pilule verte, très puissante.
- Une pilule écolo? Que fait-elle?

Tout comme la pilule rouge que Morphéus a proposée à Néo, elle nous ouvre à notre réalité. C'est la pilule de la paix et de la joie, un fantastique exhausteur de goût.
- J'en veux!

Le gros bout doit passer en premier, comme lors de l'accouchement, une naissance. Le reste suivra tout seul.
- C'est quoi ce gros bout?

C'est que tout n'a jamais lieu qu'ici et maintenant. Le reste est de la littérature.
- Et bien, ça me fait une belle jambe. Comment je paye mon loyer avec ça?

Question intéressante. Quand dois-tu payer ton loyer?
- Dans 15 jours.

Donc, maintenant, tu penses à ton loyer que tu dois payer dans 15 jours, c'est ça?
- Exactement.

Je t'invite à regarder cette pensée, à la voir comme une pensée qui est apparue et qui probablement va bientôt disparaître.
- Oh là! Comment fait-on cela? Par une autre pensée? Le penseur qui pense sur ses pensées? Ça donne mal à la tête et je ne vois pas du tout l'intérêt.

Bien sûr, tu fais comme tu veux, mais je t'invite à imaginer cette pensée comme un cadeau, que tu peux déguster ou non.
- Ça alors, c'est mon proprio qui va être content!

Tu vois, grâce à ton proprio, maintenant tu rigoles grâce à cette pensée de loyer.
- Oui, OK. Mais de là à en faire une généralité...

C'est ça le drame! On veut généraliser.
- Je te vois venir. En voulant généraliser on sort du moment présent.

Tu comprends vite! En même temps, je ne porte pas de jugement sur ce procédé. Tantôt, il ressemble à un impasse, tantôt il permet de valider une expérience.
- Comment savoir?

"Qui" sait?
- Hein ???

C'est une boutade. Depuis des milliers d'années, certains hommes se sont posés la question d'où venaient les pensées et aussi qui ils étaient vraiment.
- As-tu trouvé une réponse?

J'ai des idées.
- Une recette de cuisine pour vivre heureux? Il faut breveter et partager.

Ben, c'est un peu le sens de ce dialogue. Je pense que souvent on se crée son propre enfer. Ne pas accepter ce qui est là, et vouloir ce qui n'est pas là.
- Une invitation à la zénitude?

C'est une belle tradition. On a souvent l'image du calme et de la douceur dans la sobriété. Ce qui n'est pas toujours la réalité. Les Japonais subissent les cyclones, tsunamis, tremblements de terre et éruptions volcaniques.
- Tu fais référence aux émotions?

Oui, et de la peur qu'elles engendrent.
- On peut gérer ses émotions?

Je ne sais pas. Je ne peux parler que pour moi. Je ne cherche plus à les combattre. Avec le recul, je les prends comme un cadeau, gratitude de sentir cette puissance de vie.
- Et au milieu de la tempête?

Un abandon.
- Tu as la foi?

Au dessus des nuages, il y a le ciel bleu. Après la pluie vient le beau temps. Pour résumer...
- Et la mort?

Commençons par la douleur. Notre corps est bien fait. Au delà d'un certain seuil, on s'évanouit. En deça, impossible de ne pas la regarder. On peut tricher avec des antalgiques, mais je ne pratique pas cela. C'est comme mettre la poussière sous le tapis, elle ne disparaît pas. "Ce à quoi tu résistes persiste, ce que tu embrasses s'efface". Jésus dit "mon fardeau est léger": si on ne résiste pas!
- La voie de la non-résistance? Bill Gates, Macron et Google veulent nous réduire en esclavage. Et notre terre...

Notre terre, parlons-en. Que savons-nous d'elle?
- Elle crie! Disparition d'espèces, pollutions des cours d'eau, ondes electromagnétiques et j'en passe.

Oui, cela me fait penser aux émotions et à la douleur évoquées précédemment, c'est temporaire.
- Le problème, effectivement, ce n'est pas tant la terre que notre espèce risquant de disparaître.

Toujours cette approche nombriliste!
- Qu'entends-tu par nombriliste?

C'est l'habitude qui consiste à se regarder le nombril...
- So what?

NOUS NE SOMMES PAS SEPARES
- So what?

Ça change tout!
- Ah bon?

Proverbe africain: "C'est l'homme qui a peur, sinon y'a rien".
- Quel rapport?

Je vois beaucoup de peurs et d'idéologie chez nos amis écolos.
- Alors on ne fait rien?

D'abord ne pas nuire! On se croit toujours obligé de montrer qu'on fait quelque chose, vis à vis de soi-même ou du regard des autres.
- En même temps, c'est en cherchant qu'on trouve.

Ça arrive peut-être. Je crois que le plus souvent, la solution surgit "en situation". Le reste du temps, on tourne plus ou moins en rond!
- Revenons à nos moutons: nous, la terre.

Nous sommes faits de la même eau!
- Ensuite?

Tu veux tout savoir?
- Ben oui, vu que tu as commencé...

Et si ça dépassait notre intelligence?
- Arrête tes co...ries!

Regardons notre bien-aimée. Elle a ses humeurs, et se farde en de multiples visages.
- Tu parles de la terre?

Oui, nous avons tous des souvenirs de voyage avec ses moments d'émerveillement. Aussi dans l'enfance, où un petit espace, qui aujourd'hui nous paraîtrait insignifiant, s'offrait à la découverte.
- Nous avons perdu cela.

Cela nous habite encore! La nostalgie en est la preuve. Ce sentiment est comme un rappel de l'essentiel.
- Les instants vécus de non-séparation?

Oui. Aujourd'hui on évoque l'environnement. C'est une question très importante que les abstro-techno-administro-sans-bistro-crates abordent sous forme d'indicateurs intelligents de la "santé" de notre planète.
- Tu ne les aimes pas beaucoup!

Ce n'est pas de leur faute s'ils sont ignorants. Ils n'ont pour la plupart rien compris à l'environnement.
- Tu peux expliquer?

Déjà la démarche est faussée car ils se vivent comme séparés de lui, sous prétexte d'objectivité. C'est la fameuse démarche scientifique où l'observateur se doit de rester neutre dans l'expérience, comme s'il n'avait aucune influence!
- Dans le cas des mesures climatiques, je ne vois pas quelle peut être l'influence du scientifique qui note les mesures d'un thermomètre! Même si la physique quantique nous décrit une influence intrinsèque, on peut affirmer qu'elle est négligeable par rapport à la grandeur des phénomènes observés.

C'est ton bon sens qui parle. Quelle est l'attention du scientifique? Déjà en 1902 le savant Henri Poincaré déclare que la matière n'existe pas. Le moment est venu de ré-examiner l'évidence, comme Galilée en son temps.
- Je t'écoute...

On s'attache aux phénomènes. Comme quand on regarde le film où le mouvement paraît continu grâce à des images figées prises toutes les 1/25ème de seconde. Imagine une pulsation de 10 exposant (-24) seconde indétectable avec nos instruments de mesure. Tout peut apparaître et disparaître, mais on ne s'en rend pas compte.
- Heureusement!

Oui, décidément la nature est bien faite. Elle nous réserve bien des surprises si nous ne nous enfermons pas dans un savoir qui me paraît souvent confiné par les gardiens de l'orthodoxie.
- Il n'y a pas qu'eux, je le vis personnellement. Les repères me rassurent. Un besoin de sécurité?

Probablement. C'est qu'il subsiste des peurs sous-jacentes. Mais je ne suis pas psychologue! Plutôt que de supprimer la peur, mon invitation est de la regarder, d'accepter cette vulnérabilité de perte de contrôle et de la ressentir pleinement dans la chair. C'est "la voie du senti" qui commence à revenir, retour de balancier suite à une période très cérébrale dominée par le mental. En ce moment de transition, nous pressentons intuitivement une autre voie, qu'on est bien en peine de formuler.
- Une puissance qui demande à se manifester?

En quelque sorte. Certains la décrivent comme une souveraineté intérieure, ou un appel à se souvenir de qui on est vraiment.
- Ce dernier point ne me parle pas beaucoup.

A moi non plus! Il y a comme un sentiment d'impuissance qui obscurcit la confiance en notre capacité d’interagir avec notre environnement de façon positive.
- Le mot est lâché!

Impuissance?
- Non: positif. Elle me les brise menues cette "positive attitude" de bisounours.

Les publicitaires et autres agents du marketing et de la communication sont très doués pour détourner NOS fondamentaux à LEURS fins économiques. Le sourire par exemple.
- Ah oui, le sourire commercial.

Il y a aussi le sourire de contentement, à l'expiration, comme le rire. Et puis un autre sourire très discret comme dans l’émerveillement. Et puis encore un autre comme l'éclosion d'une fleur: toute ouverte, toute offerte...
- La vie est belle!

Certains veulent cueillir cette fleur. Ils aimeraient la rendre immortelle. Ça ne marche pas: "Ce que tu embrasses s'efface". Ainsi passent, une fois goûtées, les émotions, positives ou négatives.
- L'impermanence est une loi de la nature?

Oui, à différentes échelles. On peut même s'amuser à comparer l'homme et la terre.
- La puce et l'éléphant?

Le physicien Philippe Guillemant y a consacré un chapitre entier dans son livre "LE PIC de L'ESPRIT" et c'est époustouflant.
- Il y aurait des correspondances?

Voilà ce qu'il a constaté. D'abord, ayant fait des recherches en sismographie, puis en ayant travaillé avec des médecins sur l'électro-encéphalogramme, il a vu des similitudes entre les deux types d'onde. Les ondes sismiques se propagent en surface et rompent une faille à la vitesse de 4 kilomètres par seconde et peuvent traverser la terre d'un bout à l'autre en un peu plus d'une heure, alors que l'influx nerveux se propage à près de 100 mètres par seconde et traverse donc un cerveau de 15 centimètres en un peu plus d'un milliseconde! De plus, l'influx nerveux se répète chaque milliseconde et et les répliques sismiques toutes les heures...
- Ce qui fait un ratio de 3.600.000

Oui, et si on divise le rayon de la terre, 6300 kilomètres, par la taille moyenne d'un humain, 1,70 mètres, on obtient 3.700.000!
- Troublant en effet.

Comme tout bon scientifique, Philippe Guillemant est curieux. Il s'est posé la question de pouvoir trouver une correspondance entre les principaux cycles biologiques de l'être humain et des cycles qui appartiendraient à la terre.
- Qu'a-t-il trouvé?

Les mêmes correspondances (ratio approximatif de 3.600.000) avec:
1/ la durée du jour et le cycle de persistance rétinienne à 40 Hertz
2/ la durée du mois avec le cycle des pulsations cardiaques
3/ la durée de l'année avec le cycle de la respiration
- C'est incroyable!

Ce ne sont que des chiffres. Ce qui est merveilleux, c'est l'interprétation qu'il en fait!
- Quelle est-elle?

Et bien le mois correspond au cycle lunaire. Si l'on considère la lune comme une véritable pompe qui utilise l’énergie gravitationnelle pour créer une pression sur les fluides de la terre avec les marées, le cœur lui crée la pression sanguine. De même la révolution terrestre gouverne la circulation de l'air atmosphérique à la surface de la terre (cyclones, alizés, etc.), pendant que la respiration gère aussi la circulation de l'air à l'intérieur du corps humain.
- Ça me donne des frissons!

Ce n'est pas fini! La terre se repose périodiquement avec les glaciations; elle fait son ménage de printemps avec l'extension des espèces.
-Tu en as encore beaucoup?

Elle éructe, elle pète.
Un peu de sexe?
- Ça ne peut pas nuire.

Un spermatozoïde mesure 60 microns, ce qui ferait environ 200 mètres pour la terre: la taille d'un vaisseau spatial.
- Nous voilà pilotes de spermatozoïdes!

J'en jouis déjà... après le lancement, le voyage. Que se passera-t-il à l'arrivée?
- Qu'allons-nous féconder? Mystère... On dit que la vie est apparue sur terre apportée par des astéroïdes.

Tu n'est pas fatigué?
- Non, j'ai la tête dans les étoiles.

Alors, restons-y. Cette fois avec Douglas Harding. Dans son livre "La troisième voie", il nous invite à faire l'expérience directe de l'Unité. Son chapitre intitulé "L'univers illuminé" tombe à pic.
- Il nous emmène au septième ciel?

Tu vas voir.
- Je suis prêt.

Bien des étoiles qui brillent dans notre ciel nocturne seraient en fait des êtres merveilleusement vivants, parfaits habitants des cieux. De même que la terre dépend du soleil, l'étoile dépend de toutes ses compagnes dans la galaxie, et dans l'univers des galaxies. Seul le Tout est un Tout authentique, et donc parfaitement vivant.
- Et moi, qui suis-je?

Pour le voir, tu dis: ma peau, mon foie, mon corps, ma maison, ma planète, mon soleil, ma galaxie. L'idée d'un "je" séparé ne tient pas debout.
- "Je" est un peu de tout cela?

Et réciproquement! De même que ce n'est pas une main qui tend une main pour vous serrer la main, mais un homme, ce n'est pas un homme ou un pays qui envoie une sonde spatiale sur Mars, mais la Terre.
- Elle aurait donc une conscience?

Je ne sais pas. Mais notre conscience peut s'unir à ce Corps Total, l'univers aux multiples niveaux. Alors, l'homme et l'univers sont tous deux illuminés.
- On est loin du réductionnisme mortifère: un véritable cosmocide! Les rationalistes ne voient bien que par le tout petit bout de la lorgnette.


*** Épilogue: la mort ***

Hier, en allant me coucher, j'ai dit "maintenant c'est l'heure" et puis ce matin "maintenant je suis réveillé"; en me souvenant de la veille au soir.
- Tu as dormi avec ton maintenant?

Il semblerait. En le réalisant, j'en suis tout chose.
- Tu ne le connaissais pas?

De loin, très loin.
- Et maintenant?

Il s'est rapproché et ne me quitte pratiquement plus d'une semelle. Il a comme grossi, s'est dilaté. J'ai aussi réalisé que tout souvenir et toute prévision plonge dans ce maintenant.
- Le maintenant de maintenant?

Comment pourrait-il en être autrement?
- Quel présent!

Oui, c'est goûteux, beaucoup moins d'inquiétudes parasites. Une certaine sérénité aussi... et surtout une intimité insoupçonnée avec mon environnement, qui s'établit quand je dis "je ne sais pas".

- Pourquoi as-tu intitulé cet épilogue "la mort"?

Parce que la mort, si elle arrive, ce ne peut être, comme ma vie, que maintenant.


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June, Elzbieta aimais cela
par CATHERINE
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#66718
Oui, je ressens aussi cette bascule. Comme si nous étions arrivés à un turning point.
C'est aussi le moment où une résistance déterminée et non-violente s'organise, les collectifs de résistance, jusque-là éparts, se rassemblent, ça commence à coaguler :
https://rumble.com/vei3h5-appel-a-la-re ... ences.html
Ce ne sont plus seulement des gilets jaunes, français périphériques des classes populaires.
Maintenant, ce sont des individus surarmés intellectuellement : des universitaires, des médecins, des juristes, des cadres supérieurs parents d'élèves, des artistes, des journalistes, etc. Les discréditer et abattre va être autre chose que de tabasser les gilets jaunes.

Catherine
espacelyon, June, Kathmandou et 6 autres aimais cela
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par Armel
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#66732
Le nouveau monde est déjà là. La pilule verte nous dévoile l'Unité. On peut plonger dans la galaxie. Où ça? Dans les yeux de qui on regarde, offerts! C'est un des cadeaux qu'on se fait les uns aux autres.
par Mari Queff
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#66767
Après un temps de questionnement sur l'apparente bêtise des gouvernants.
Après un temps d'abreuvement et de recherches, j'ai connu le temps d'effarement .
Et puis, l'impossibilité de dialoguer avec la majorité de l'entourage, qui n'a pas envie de savoir.
Alors, maintenant, c'est pour moi le temps de reprendre la barque du moment présent en impulsant tout de même de belles pensées au futur qui m'attend.
Car ces pensées deviennent paroles et ces paroles deviendront actions.
Athelas, VeroniqueB, Yaga et 2 autres aimais cela
par CATHERINE
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#66831
Pour continuer de s’armer intellectuellement, je vous recommande la lecture d'un article en 3 parties sur « Psychologie du totalitarisme »,

d'Ariane Bilheran, normalienne (Ulm), philosophe, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, spécialisée dans l’étude de la manipulation, de la paranoïa, de la perversion, du harcèlement et du totalitarisme.

https://www.arianebilheran.com/post/psy ... e-bilheran
https://www.arianebilheran.com/post/psy ... e-bilheran
https://www.arianebilheran.com/post/psy ... e-bilheran

Son site ici : https://www.arianebilheran.com

CATHERINE
Armel aimais cela
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par Armel
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#66836
Soeur Ariane la voit venir ! Merci Catherine.

Ce n'est pas réjouissant quand l'idéologie en vient à tordre le réel pour atteindre, (c'est pour notre bien !), un monde sûr sans virus, où la spontanéité du vivant, dangereuse, est exclue. (1)

Pourquoi ça marche ?
Parce que cela correspond à certaines caractéristiques ancrées en nous !
- Une fatigue d'un monde ancien où il est difficile de trouver sa place;
- une aspiration à la prise en charge totale;
- une opportunité de se desinhiber ;
- sentiment (temporaire) de faire partie de la caste des privilégiés (avec le pass sanitaire par exemple);
- (...)

C'est comme un traitement avec l'homéopathie?!
Le régime totalitaire, c'est comme un grand "moi", qui (par résonance ?), va dissoudre le voile de notre petit "moi".

Une épreuve initiatique en quelque sorte. C'est le témoignage reporté dans le 3ème article :
"Que nous reste-t-il lorsque tout est perdu ? Devenir, pour reprendre le titre du livre d’Imre Kertész, un « être sans destin ».
Cet auteur, déporté à Auschwitz à l’âge de 15 ans, et libéré du camp de Buchenwald en 1945, pose la question de savoir ce qu’il advient, lorsqu’un homme est privé de tout destin : « S’il y a un destin, la liberté n’est pas possible ; […] si la liberté existe, alors il n’y a pas de destin […], c’est-à-dire qu’alors nous sommes nous-mêmes le destin. » Peut-être devons-nous simplement accepter d’être dans la non-maîtrise des événements."

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(1) Développez cette idée et ses conséquences (25 minutes de lecture pour les 3 articles mentionnés dans le post précédent de Catherine): l'homme devient superflu...
Syndrome d'Ehlers Danlos

Oui clairement de ma mère. Et je reconnais […]

Merci pour ce cas et pour ton explication.

J'ai fabriqué une petit magnétom&egr[…]