LE PHILOSOPHE PHILANTHROPE – 3 – les dérives

Dans Actualités, Articles par BelladonnaLaisser un commentaire

Sous forme d’un appendice, nous pouvons maintenant effectuer un rapide tour d’horizon des déformations d’homéopathie les plus en vogue actuellement.

Les déformations de l’homéopathie les plus courantes

Si seulement il pouvait s’agir ici de la fameuse querelle décrite dans les Voyages de Gulliver, entre les salauds qui ouvrent l’œuf à la coque par le petit bout contre les autres salauds qui l’ouvrent par le gros bout !

Non, l’impitoyable réalité du terrain tranche toujours : guérison ou pas guérison ? Les patients sont bien placés pour en juger, et l’homéopathie nous apporte bien des moyens raffinés pour estimer l’évolution du niveau de santé afin de savoir si nous parlons de guérison ou d’un simple escamotage de symptômes.

L’objectivité pousse à constater que des mères de familles obtiennent des résultats avec des connaissances de base en homéopathie, et c’est une très bonne chose à condition que ces prescriptions soient canalisées. De même, je ne nie pas qu’on puisse observer certains effets à la suite des prescriptions d’homéopathie pervertie comme nous allons en parler. Mais ces quelques rares résultats, toujours partiels, sont-ils vraiment dûs à la méthode qui a permis de sélectionner le médicament puisque dans l’immense majorité des cas c’est un échec cuisant qui pousse à changer sans cesse de médicament ?

En somme un cas réussi isolément n’a aucune valeur. Ce qui compte c’est d’obtenir un flux ininterrompu de 75 à 85% de bons résultats, seule preuve qu’un phénomène est réellement compris et maitrisé.

Sankaran et la sensation

« À une vérité ténue et plate, je préfère un mensonge exaltant. » Cette déclaration de Pouchkine[1],  Sankaran, prescripteur indien, l’a bien comprise. Non médecin mais héritier d’une lignée d’homéopathes comme c’est souvent le cas là bas, a trouvé un système qui fascine les foules peu cultivées qui forment hélas actuellement le gros des troupes dans l’homéopathie. C’est la méthode de la sensation. Bien sûr, tous les homéopathes qui se respectent savent qu’une sensation particulière est de première importance dans le diagnostic du médicament, mais l’absolu ici consiste à faire reposer toute l’approche sur la sensation, supposément pour dénicher ce qu’il existerait de plus profond dans le paient. Les adeptes prescrivent de nombreuses plantes, et autres substances tirées par exemple des poissons ou des oiseaux, sans la moindre étude expérimentale, mais appliquées selon la théorie.

Il ne leur suffit visiblement pas de violer le premier paragraphe, il leur faut aussi mimer les allopathes en prescrivant sur des théories. Hahnemann pourtant avait déjà mis en garde :

« Que tout ce qui est conjecture, assertion gratuite ou fiction, soit sévèrement exclu de cette matière médicale. On n’y doit trouver que le langage pur de la nature, interrogée avec soin et bonne foi. » (§ 144.)

Il n’échappera à personne que cette méthode est un encouragement au non approfondissement de la connaissance puisqu’il s’agit simplement de faire parler le malade pour le faire accoucher de sa sensation. Très bon moyen pour attirer des foules incultes en quête de raccourcis thérapeutiques et des patients hystériques qui vont se complaire à raconter tout ce qu’on veut durant des heures ! Un médecin avait conclu au terme de longues heures « d’étude » du cas que son patient avait besoin d’un arbre « sauvage. » « Si vous étiez un arbre » demande-t-il à son patient, « lequel choisiriez vous ? » L’autre de répondre « Un chêne ! » et la prescription : gland de chêne…

L’idée de Sankaran repose sur une pensée magique[2] selon laquelle l’appartenance à une famille de plante déterminerait les propriétés d’un médicament. C’est comme si l’étiquette collée à une bouteille conférait les propriétés du nom marqué dessus. Nous faisons fi ici de la phylogénie qui prouve la porosité des frontières entre espèces, fi de la position de Hahnemann qui soulignait déjà que ce genre de rapprochement n’a pas d’intérêt car les propriétés d’une même plante varient selon le sol, le climat, l’exposition. Comment voulez-vous en plus comparer les effets des médicaments d’une même famille (en supposant qu’on puisse en connaître les limites) sachant que pour préparer l’un on utilise les racines, d’autres la plante entière, certaines fois leurs fruits, certaines sont macérés, certaines séchées, voire torréfiées…

On cherche donc à trouver la sensation capable de convenir à l’espèce, et chaque plante au sein de celle-ci se voit attribuer une position selon la « déclinaison » de la sensation. Bien vite on se rend compte du trucage car rechercher dans le répertoire des rubriques contenant au moins n membres de la famille ne donne qu’un résultat biaisé. On pourrait facilement trouver une corrélation entre tous les médicaments dont le nom commence par la lettre Z et trouver aussi des sensations communes.

Pire encore, pour situer un médicament dans son système, l’auteur est obligé de faire appel à des « miasmes » qu’il crée pour la plupart de toutes pièces, et qui n’ont rien à voir avec ce que Hahnemann a décrit en tant que médecin clinicien. Le véritable sens du terme désigne la notion de contamination énergétique par un agent infectieux. Celui-ci peut être chronique, syphilis, sycose, tuberculose, ou aigu par exemple, rougeole, grippe, etc. Nous gardons ce terme désuet pour bien insister sur l’idée que nous désignons une contamination sur le plan dynamique, non matériel.

Or Sankaran fabrique des miasmes supposément chroniques ad hoc comme la typhoïde, la malaria, la teigne, et bien d’autres pour arriver au nombre de 12. Aucune de ces maladies n’a jamais transmis de caractères à la descendance, et il est donc parfaitement abusif de parler ici de miasmes chroniques. Dans le système chaque médicament d’une même famille se classe alors avec la sensation en ordonnées et les « miasmes » en abscisse.

Un exemple parmi mille : la famille des Astéracées ou Composées est formée de nombreuses plantes dicotylédones : elle comprend près de 13.000 espèces réparties en 1500 genres, sincèrement l’auteur ne se sent pas ridicule avec ses 12 miasmes ? Que fait on de toutes les autres plantes de la même famille ?

La thérapie séquentielle

« Mais les belles âmes, ce sont les âmes universelles, ouvertes et prêtes à tout, sinon instruites, du moins instruisables. » Il faut l’avoir méditée cette maxime de Michel de Montaigne pour mesurer ce qui nous sépare de ces esprits fermés, qui proposent leurs modes néfastes à un public sous instruit.

En Suisse surtout, la TS fait de nombreux émules. La méthode qui annonce un « nettoyage » en profondeur correspond à un puissant besoin inconscient de propreté et d’ordre chez nos amis helvètes.***

Seul un esprit correctement formé à l’homéopathie peut démonter le discours tendancieux de la méthode. Nous allons commenter rapidement ce qui s’écrit sur la page du Dr. Jean Elmiger.[3] Comme de coutume dans ces systèmes, on commence par des truismes, puis un amalgame, et enfin la déviation.

Truisme : « La THERAPIE SEQUENTIELLE est le nom donné en 1975 par le Dr Jean ELMIGER, de Lausanne, à une technique curative inspirée de la conception énergétique commune à toutes les médecines traditionnelles. »

Notons que la TS est qualifiée de technique par son auteur, ce qui nous place déjà au même rang que les nombreuses thérapies parallèles. Le paradoxe c’est que l’homéopathie n’est pas une technique parmi des milliers d’autres, c’est la seule manière de guérir en utilisant des agents thérapeutiques. Elle a donc une valeur absolue par rapport à toutes les autres conceptions*** au champ limité, parce qu’elle repose sur une loi universelle de guérison. Cependant elle n’est applicable qu’en observant un ensemble d’aphorismes qui ont chacun une portée relative.

Truisme : « Comme l’Homéopathie classique, dont elle dérive, la thérapie séquentielle (aussi dénommée homéopathie séquentielle) reconnaît dans le déséquilibre de l’énergie vitale la cause des maladies, aiguës ou chroniques. »

Au moins tout le monde sera d’accord ici sur le fait que nous sommes en présence d’une dérive, mais qui se prétend mieux faire que l’homéopathie s’il vous plaît ! L’auteur a donc lu partiellement Hahnemann et reconnaît avec lui que l’origine des maladies repose sur un désaccordement énergétique.

Amalgame, déviation et manipulation : Mais contrairement à l’homéopathie, elle pousse le raisonnement plus loin que le simple constat de déséquilibre. Elle pose la question-clé : Pourquoi l’énergie vitale est-elle déséquilibrée ? La réponse est une évidence : parce qu’elle a été déséquilibrée. Par quoi ? Par ce que le Dr Elmiger définit comme une « séquence d’événements ».

Hahnemann n’a certes pas attendu la naissance du Dr. Elmiger pour s’interroger sur la nature des maladies chroniques et contrairement à ce qui est affirmé ici, le Fondateur a résolu le problème. Le Dr. Elmiger n’ayant visiblement pas étudié l’homéopathie autrement que très superficiellement, fait ici un amalgame de notions longuement développées dans l’Organon : il mélange les notions de maladies chroniques avec celle d’interactions de miasmes. C’est dans les aphorismes 35 à 40 que Hahnemann étudie les interactions de différentes agressions dynamiques dissemblables en fonction de leur intensité et de l’ancienneté de leur implantation dans l’organisme. Pour simplifier, il arrive qu’un agent agresseur dissemblable de l’état chronique existant au moment de son activité sur l’organisme, soit capable de perturber l’équilibre énergétique existant.

Si l’agent nouveau est extrêmement puissant, il va dans ce cas supplanter totalement ou partiellement la strate énergétique initiale qui se caractérisait par un ensemble de symptômes. Un nouveau tableau apparaît, les anciens symptômes sont partiellement ou totalement supplantés.

Ce qu’il faut comprendre c’est que suite à un agent agresseur, tout l’organisme retrouve un équilibre, la totalité des symptômes se modifie. C’est ce qui se passe aussi bien après un choc émotionnel, une hémorragie, un traumatisme ou une vaccination par exemple.

Elmiger détourne ensuite de manière simpliste les découvertes de Hahnemann en prescrivant sous forme homéopathique l’agent supposément causal. Il faudrait prescrire du vent du Nord si l’on a été exposé au froid, de la tristesse ou du chagrin à la suite d’un deuil, du bâton si on a pris des coups, du colibacille si vous avez des cystites, du virus de la rougeole devant une rougeole, etc.

Il est si tentant de préparer homéopathiquement un vaccin, de le faire avaler et de déclarer avoir « nettoyé » l’organisme. Ces fables sont répétées à des milliers de patients crédules car non informés de la véritable homéopathie.

L’incompréhension fondamentale provient du manque ou du refus de voir la totalité des symptômes qui correspondent au nouvel état d’équilibre. C’est cela le génie de Hahnemann : identifier la totalité et prescrire le médicament capable de mimer cette totalité. Voilà la seule manière correcte d’appliquer la loi des semblables, Hahnemann a désigné un nouveau paradigme et les nombreux sots ont regardé son doigt.

Il serait fastidieux de commenter le suite du texte d’Elmiger empli de contrefaçons de l’homéopathie, de contre-vérités et de galimatias pseudo-scientifique[4]. Pour en rester à l’essentiel, celui-ci détourne à son profit –sans la citer–  la Loi de Hering qui énonce que les symptômes évoluent de haut en bas, de dedans en dehors et dans l’ordre inverse de leur apparition.

Ce constant habituel de tout bon prescripteur, la réapparition d’anciens symptômes, tient au fait que le médicament correct, adapté à la strate énergétique actuelle, identifiée par les symptômes saillants du moment, apporte assez d’énergie au système. De ce fait, les symptômes présents lors de la prescription, et qui correspondaient à un niveau inférieur d’énergie, disparaissent, c’est ce qu’on appelle guérir. Mais l’organisme se retrouve alors dans un niveau d’énergie antérieur, ce qui provoque le retour des anciens symptômes qui lui correspondait.

Au lieu de comprendre cette progression naturelle, clinique, définie par la modification de la totalité sous l’impact de la succession de médicaments bien choisis homéopathiquement, le Dr. Elmiger sombre dans l’arbitraire.

« La première consultation demande beaucoup de temps pour établir avec soin le plan chronologique. L’événement le plus récent est alors neutralisé le premier, puis les suivants, à un rythme dicté par un temps d’exécution propre à la nature et à la puissance de chaque correction »

La grille de lecture imposée par le système transforme l’homéopathie rapide et efficace en une consultation très longue, où au lieu de se focaliser sur la totalité du moment et la définir à l’aide de symptômes caractéristiques, on relève laborieusement des évènements arbitraires. La suite n’est que l’histoire d’un long viol énergétique auquel on soumet les malheureux patients, dans l’ordre inverse des évènements jugés clés par le prescripteur.

Voilà, tout ce gaspillage est navrant. Nous sommes renvoyés à la paresse, au manque de formation et l’absence de démarche philosophique. Et surtout à la perte de chance d’être correctement soignés pour les patients.

Scholten et le Tableau Périodique des éléments

Pour les courageux qui m’ont suivi jusqu’ici, j’avoue en être arrivé au stade de la nausée de devoir prendre autant de temps et d’énergie pour démonter toutes ces théories aboutissant à des prescriptions néfastes.

Aussi, nous nous étendrons peu sur Scholten, qui prétend avoir décrypté le tableau périodique des éléments (TP). Selon lui chaque ligne et colonne du tableau serait porteur d’un thème qu’il suffit de combiner pour obtenir l’essence d’un médicament. On a vu plus haut que la définition d’un médicament par une essence n’est qu’une dangereuse illusion. Cela ne décourage pas les émules de Scholten qui se saisissent de deux mots prononcés par le malade, en font des thèmes de lignes ou de colonne et composent ainsi la combinaison chimique supposément indiquée pour le patient.

Non seulement la construction est totalement ad hoc mais encore l’auteur se permet-il de déplacer la colonne du Carbone pour la coller en plein milieu du TP. De quoi retourner l’estomac des chimistes, des physiciens et de tous ceux qui ont encore une idée de la signification du mot « science. » La soi-disant explication des propriétés de l’Arsenic par exemple fait intervenir des thèmes qui ne se trouvent nulle par ailleurs que dans la case de cet élément. Un médicament aussi courant que Kalium carbonicum n’est jamais décrit par la théorie, visiblement l’auteur étant ici un peu en panne d’inspiration… On peut multiplier les exemples.

Les éléments connus ne lui suffisant plus, Scholten a jeté son dévolu sur les lanthanides, attirant avec lui de nombreux demi-homéopathes qui déclarent tous être désormais capables de soigner les maladies auto-immunes avec ces substances.

Il va sans dire qu’il n’existe aucune expérimentation de ces médicaments, prescrits selon la théorie, et quelle théorie, puisque les lanthanides eux-mêmes se retrouvent classés selon la fantaisie de l’auteur ! En effet, Scholten n’hésite pas à coller les lanthanides et les actinides en ligne depuis la colonne 3 jusqu’à la 17… Il s’inspire pour cela des représentations comme la suivante, qui sont obligées faute de place de ranger ces éléments après avoir marqué leur place d’un astérisque. C’est exactement ce qui se passe quand on fait figurer la Corse sur une carte de France, au prix d’une découpe géographique.

 

En réalité, si l’on voulait vraiment caler ces éléments dans le TP on aurait alors ceci :

Ce qui n’a rien à voir avec les jolis arrangements de Scholten. La fraude, car il n’y a pas d’autre mot, est apparente dès qu’on examine les « cas cliniques » tels qu’on les sert en vidéo au public crédule. Tout d’abord il n’y a aucun motif clair de consultation, puis le lanthanide est prescrit (on se demande comment on faisait avant…) et hop le malade se déclare guéri…

J’ai eu l’occasion d’être éberlué par le genre de prescriptions que cela donne en pratique, et la dose de fondamentalisme qu’il faut pour en arriver là. C’était à Paris lors d’un congrès international. L’auteur décrivait le cas d’une femme dépressive, qui avait connu maints traumatismes, en un mot le genre de cas qui sans soutien psychothérapique et un suivi hospitalier, ne s’en sortira jamais. Selon sa vision, l’auteur pense que c’est un problème de l’accouchement ( !) et que par conséquent c’est de l’oxygène qu’il lui faut (!) mais quel oxygène nous demande-t-il ? Hé bien ce sera de l’ozone (O3) pour des raisons tellement fumeuses que je préfère ne pas les énoncer ici.

Comme toujours dans ce genre de présentation, c’est la baguette magique : la patiente est d’un jour à l’autre « transformée », sans la moindre réaction adverse.[5] Hélas, comme on s’en doutait, le cas rechute, et l’auteur nous déclare que seul un lanthanide pourra sortir d’affaire cette malheureuse. Et comme il lui faut toujours de l’oxygène c’est un oxyde de lanthane qui sera l’étape suivante.

Pour tomber à ce niveau nous ne pouvons plus parler d’autre chose que de charlatanerie. Nous en sommes au stade où les prescripteurs s’imaginent jouer avec le TP comme sur le clavier d’un piano, ajouter une saupoudrée de ceci, et une pincée de cela afin d’obtenir le corps chimique qui les intéresse.

CONCLUSION

Nous pouvons parler d’un océan d’incurie dont nous avons tenté de décrire les rivages et les fleuves qui l’alimentent. Depuis des décennies j’observe ceux qui veulent étudier notre matière. A côté de tous les « vrais », ceux animés par la philanthropie et qui ont assez de bagage méthodologique, se tient la masse des « fake », des faux-semblants. Souvent ces gens font une entrée fracassante dans l’école, clament leur « passion » haut et fort, cherchent la plupart du temps à séduire le responsable. Et puis, une fois le tourbillon retombé, il ne reste rien ou presque. Tout ce qui les intéresse c’est de pouvoir déclarer qu’ils ont « étudié avec le Dr. Broussalian », pour se donner une certaine légitimité et prescrire sans effort d’apprentissage quelques recettes homéopathiques.

Ces gens se scindent ensuite en deux groupes. Ceux qui restent près de l’allopathie, qu’ils n’ont jamais vraiment quittée, fleuretant avec les gens bien placés, confortant ces derniers dans leur vision de l’homéopathie comme placebo. On se retrouve aux même congrès, on est bien potes car finalement l’important c’est la reconnaissance sociale et le pognon.

L’autre groupe est celui que je qualifierai des illuminés ou des non-enracinés. La compréhension des mystères de l’univers leur semble à leur portée, et ce d’autant plus que leur esprit est empli de notions parcellaires et de syncrétisme. Ce galimatias donne une idée du kaléidoscope qui leur sert de réflexion, ils passeront leur vie à errer d’un système dans le suivant, d’une méthode à l’autre, toujours aussi superficiels et vains.

Il faut dénoncer ces pratiques, et tout miser sur un enseignement de qualité en nous réappropriant l’héritage de Hahnemann. Planète Homéo apporte un vent de renouveau grâce à la redécouverte du texte de l’Organon, complètement délaissé depuis des générations. La philosophie nous démontre ainsi que la médecine est une science mais surtout un art. Le bagage des connaissances est indispensable, et seuls les efforts pour l’acquérir seront payants. Il ne suffit pas de chercher, il faut persévérer et consentir à souffrir.

Peu à peu l’interaction de la science et de la philosophie produit un nouveau niveau de connaissance, la prescription devient un art qui laisse libre chaque prescripteur de s’épanouir selon son style, mais toujours en suivant les lois qui nous rendent libres.

La grande leçon personnelle que j’ai tirée vient de la réussite de bien des étudiants non-médecins. En effet puisqu’il semble que ce ne soit plus dans les facs de médecine qu’on recrute ceux qui ont la vocation, ces recrues sont un vrai apport de sang neuf, tout comme Boenninghausen l’a été dans son temps. Souvent brillants dans leur domaine (ingénieurs, chercheurs, physiciens, enseignants), ils acquièrent la rigueur de l’Organon et réalisent de très belles guérisons.

C’est maintenant au tour de nos chers Jedaïs d’entrer dans l’arène, d’édifier par leurs résultats et de propager la médecine de demain !

[1] Récits de feu Ivan Pétrovitch Belkine (1831)

[2] C’est l’exact opposé de la démarche hahnemannienne qui consiste à sortir enfin la médecine de la pensée magique de Paracelse pour lui la baser sur un socle expérimental et scientifique.

[3] http://www.jelmiger.com/la-therapie-sequentielle-fr440.html.

[4] « La dynamisation, clé de voûte de l’homéopathie, combine succussions et dilutions successives et permet d’accéder à un autre espace-temps, inconnu de la médecine classique. Elle déploie une grande puissance énergétique et permet aussi de remonter le temps » ou encore « le Dr Elmiger propose une incursion correctrice dans les altérations de l’espace-temps qui précède la naissance, c’est à dire dans le code génétique (énergie ancestrale de la médecine chinoise, ou notion de « terrain » chère aux homéopathes) »

[5] Tous ceux qui ont étudié l’Organon savent que lorsque le médicament correct est prescrit, on ne manque pas de voir des symptômes similaires surgir, surtout lorsque c’est le cas ici, le prescripteur n’ayant pas la moindre notion de quantité de dynamisation, fait avaler un tube entier !

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