Le niveau des homéopathes n’a cessé de se dégrader depuis plusieurs générations. On est loin actuellement de nos pionniers qui traitaient avec près de 100% de succès les maladies les plus graves (pneumonie, fièvre jaune, choléra, méningite, etc.) Les pseudo homéopathes actuels, qui font parfois florès sont tout justes capables de venir à bout d’un bouton de fièvre mais n’ont aucune idée du potentiel réel de l’homéopathie. Faute d’avoir étudié les 291 aphorismes de l’Organon en détail, ils ignorent tout ou presque des règles fondamentales de la prescription et du suivi des cas.

Second phénomène : la multiplicité et la disparité des pratiques entretenues au nom d’une soi-disant tolérance des opinions d’autrui achèvent de discréditer l’homéopathie. Il suffirait en somme de donner un tube de granulés au milieu de n’importe quoi d’autre pour devenir homéopathe, comme si la prescription d’un médicament faisait le médecin.

Cette jungle foisonnante n’est que le reflet du manque crucial de formation chez les prescripteurs qui voient dans l’homéopathie un super placebo pour les uns, une clé spirituelle pour les autres, et nous vous épargnons une longue liste de déviations plus ou moins délirantes qui frisent la charlatanerie. Il est vrai que peu de médecins sont portés par une réelle vocation de guérir, et que beaucoup préfèrent la facilité à l’étude scientifique. Si on ne peut en vouloir à un enfant d’avoir peur du noir, il est plus difficile de pardonner un adulte qui a peur de la lumière.

Nous lançons donc un simple appel à l’humilité pour demander aux prescripteurs de commencer par maîtriser leurs bases avant de se lancer dans toutes sortes d’activités faute d’obtenir des résultats cliniques. Apparemment en médecine peu de gens sont capables d’entendre un  tel appel afin de se placer dans la position qui est celle de tout débutant dans n’importe quelle autre branche des sciences.

Tous les physiciens, tous les chimistes, tous les mathématiciens, tous les astronomes, apprennent les travaux des fondateurs de leur discipline avant d’espérer aller plus loin. Ce truisme semble peu observé en médecine.

Qui a découvert l’homéopathie ? Un génie, le Dr Samuel Hahnemann, au prix d’expérimentations et de réflexions sans relâche durant 55 ans. Il prétend avoir découvert une loi universelle de guérison ? Pourquoi ne pas étudier ce qu’il a à nous dire puisqu’il a fondé tout l’édifice qui permet d’appliquer la loi, et subi toutes les persécutions pour nous transmettre son héritage. Quoi ? Serions nous assez fous pour trouver une quelconque valeur à un livre de médecine de 1843 alors que la durée de vie d’un article médical actuel ne dépasse pas quelques années ? Pourtant les Pincipia écrits par Newton n’ont pas pris une ride en trois siècles.

C’est que justement, ce que nous recherchons ce sont des lois en médecine, capables de rendre la prescription infaillible en tout temps, en tout lieux, et chez tous les malades. Des lois universelles et intemporelles tandis que la médecine classique qui se fait passer pour scientifique ne nous propose que des modes issues de l’industrie.

Notre légitimité, par delà le tumulte actuel, provient de notre étude exhaustive des bases, c’est-à-dire du 6eme Organon. Dès après la découverte du premier package de 20 heures, les curieux mesurent que l’homéopathie n’est pas faite pour eux et abandonnent tandis que ceux qui étaient en recherche s’enthousiasment et ne peuvent plus stopper.